PSYCHOMOTRICITÉ

ÉTUDES PARAMÉDICALES

  • Modalités d’accès

    L’accès aux études de psychomotricité se fait après l’obtention du bac.

    Les futurs étudiants doivent avoir candidaté à cette formation via la plateforme Parcoursup
    L’accès à cette formation est soumis à une sélection sur dossier selon les attendus précisés sur la plateforme.

    Ils doivent justifier du baccalauréat, du DAEU, d’un diplôme français ou étranger admis en dispense du baccalauréat ou d’une qualification ou d’une expérience jugée suffisantes conformément aux dispositions de l’article L613-5 du Code de l’Éducation.

  • Lieu d’études

    Au sein de l’Université de Montpellier, il est possible de s’inscrire en psychomotricité et donc de suivre l’intégralité des cours correspondant à cette année de formation au sein de la Faculté de Médecine (Campus Santé Arnaud de Villeneuve à Montpellier).

  • Durée des Etudes

    Les études de psychomotricité se déroulent sur 3 ans.

  • Contenu

    La formation s’étale sur 6 semestres. Les modules enseignés regroupent :

    – des domaines transversaux sous forme de cours magistraux : psychiatrie, psychologie, anatomie, pédiatrie, pédagogie, pharmacologie, physiologie, pathologies médicales, santé publique

    – des enseignements regardant plus directement la psychomotricité : modules théoriques, théorico-cliniques et pratiques de psychomotricité. Des stages en institution ou en cabinet libéral auprès de psychomotriciens en activité viennent compléter les enseignements théoriques et pratiques pour assurer une formation en alternance, garante d’une insertion professionnelle de qualité. Le contenu de la formation se décompose selon les 3 années du cursus.

     

    Première année : semestres 1 et 2

    L’objectif de la première année, outre l’acquisition des bases fondamentales dans chacune des disciplines, est orienté vers le fonctionnement du sujet normal à tous les âges de la vie. Les premiers éléments de pathologie sont évoqués et les outils thérapeutiques sont schématiquement présentés.

    Deuxième année : semestres 3 et 4

    La deuxième année a pour objet l’initiation aux méthodes cliniques d’évaluation et de soins. Les stages permettent aux étudiants d’accompagner un professionnel dans ses interventions, tant auprès d’enfants ou d’adolescents qu’avec les autres professionnels de l’équipe pluridisciplinaire.

    Troisième année : semestres 5 et 6

    La troisième année est orientée vers le processus de professionnalisation. La prise en charge psychomotrice des adultes et des personnes âgées est approfondie. Au cours des stages, l’étudiant expérimente directement ses connaissances, ses savoir-être et savoir-faire, et ses outils thérapeutiques. Les enseignements sont orientés vers les réalités professionnelles : études de cas cliniques, construction de projets thérapeutiques, synthèses.

  • Débouchés

    Les possibilités de poursuite d’études en Master puis Doctorat sont actuellement à l’étude dans le cadre de démarches visant une réingénierie de la formation menant au Diplôme d’Etat.

    Les psychomotriciens peuvent exercer en cabinet libéral, en tant que salariés des secteurs public (ex., services hospitaliers) ou privé (ex. clinique, instituts de rééducation) ou en exercice mixte libéral et salarié. Avec un quota d’étudiants en constante augmentation et une tension emploi-formation mise en évidence dans plusieurs régions dont l’Occitanie, le métier de psychomotricien est un métier d’avenir. De nombreux plans nationaux appuient la pertinence de la profession : plan Alzheimer, plan autisme, plan psychiatrie, petite enfance, etc. Logiquement, l’insertion professionnelle est jugée excellente : 80 à 90 % des jeunes diplômés trouvent un emploi l’année suivant l’obtention de leur Diplôme d’Etat dans certaines régions.

EN BREF

Les psychomotriciens sont des professionnels de santé qui exercent auprès d’enfants, d’adultes ou de personnes âgées présentant des difficultés d’intégration perceptivo-motrice qui compromettent leurs capacités d’adaptation.

Les psychomotriciens s’intéressent en priorité au mouvement intentionnel et à ses interactions constantes avec les sphères perceptives, psycho-affectives, cognitives, motivationnelles et motrices. Ils sont, de fait, des professionnels de l’action. Ils tentent d’apporter, par des mises en situation et des apprentissages perceptivo-moteurs spécifiques, une réduction du trouble psychomoteur, voire sa disparition.

DOCUMENTS UTILES

LIENS RAPIDES

PROFESSION : PSYCHOMOTRICIEN.NE

TOUT SAVOIR SUR LE MÉTIER DE PSYCHOMOTRICIEN.NE

  • Un.e professionnel.le de santé

    Le psychomotricien est un professionnel de santé au même titre que les kinésithérapeutes, les orthophonistes et les ergothérapeutes. Il exerce sa profession auprès d’enfants et d’adultes qui présentent des difficultés d’adaptation au monde à cause d’une intégration perceptivo-motrice perturbée. La cause du déficit peut être un trouble psychomoteur à proprement parler mais aussi un tableau plus large où la difficulté perceptivo-motrice n’est alors qu’une partie de la désadaptation.

  • Un métier qui s’adresse à tous les publics

    Le psychomotricien s’adresse donc à une population de différents âges au cours de la vie pour des actions de dépistage, de diagnostic, de prévention, d’accompagnement et de rééducation. Cette définition donne à la profession un champ d’action, du point de vue des lieux d’intervention, très large : crèches, services hospitaliers, cliniques privées, établissement médico-sociaux, EHPAD, etc.

  • Un spécialiste de la rééducation

    Le psychomotricien tente d’apporter, par des mises en situation et des apprentissages spécifiques, une réduction du déficit ou une disparition même du trouble psychomoteur visé. A défaut il aide à la compensation et à l’intégration du sujet en prenant en compte ses déficits. Les méthodes de thérapie sont, elles, riches et multiples. Elles empruntent à la recherche fondamentale comme à la recherche appliquée toute avancée qui pourrait aider le patient. La rééducation ou thérapie psychomotrice est un des moyens qui permettent de restaurer l’adaptation de l’individu au milieu par le biais d’apprentissages psycho-perceptivo-moteurs. Elle s’adresse, pour l’essentiel, aux troubles psychomoteurs. Elle étudie à la fois les mécanismes perceptifs, c’est-à-dire comment et avec quelle efficacité le sujet extrait du milieu les informations pertinentes pour la réalisation de son projet moteur et, par ailleurs, le comportement moteur lui-même et ses caractéristiques.

La compréhension des troubles psychomoteurs au cœur des préoccupations de ce praticien

Les troubles psychomoteurs se manifestent à la fois dans la façon dont le sujet est engagé dans l’action et dans la relation avec autrui. Les troubles psychomoteurs sont des troubles neurodéveloppementaux qui affectent l’adaptation du sujet dans sa dimension perceptivo-motrice. Leur analyse clinique s’appuie sur une connaissance référentielle approfondie du développement normal. Elle nécessite des investigations spécifiques dont l’examen psychomoteur, pour appréhender les aspects qualitatifs et quantitatifs des perceptions, des représentations et des actions du sujet.

Les principaux troubles psychomoteurs sont :

  • Le trouble déficit d’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H)
  • Le trouble développemental de la coordination (dyspraxies de développement)
  • Les dysgraphies ou troubles de l’écriture
  • Les incapacités d’apprentissage non verbal
  • Les différents troubles de l’organisation spatiale (troubles visuo-spatiaux, visuo-constructifs, de la navigation spatiale, etc.)
  • Les mouvements anormaux (tics, stéréotypies motrices, tremblements, etc.)
  • Les troubles de la dominance latérale
  • Les troubles du tonus musculaire (syncinésies, paratonies, dystonies, etc.)

Les caractéristiques de ces troubles sont les suivantes :

  • ce sont des troubles perceptivo-moteurs qui affectent les différentes fonctions d’exploration (aspects perceptifs), d’action (sur le milieu physique), de communication (notamment dans ses aspects non verbaux) et les manifestations émotionnelles
  • ils se manifestent par des signes neurologiques doux qui signent l’existence d’un dysfonctionnement cérébral a minima
  • ils sont associés à un complexe psychopathologique, comportant des facteurs émotionnels pouvant aller jusqu’à un véritable trouble psychiatrique qui soulève la question des comorbidités
  • ils demandent une analyse des différentes dimensions (biologique ou organique, écologique, intentionnelle ou téléologique) pour permettre la prise en compte de la pluralité étiologique

Au-delà des troubles psychomoteurs stricto sensu, les psychomotriciens s’intéressent aux manifestations psychomotrices atypiques fréquentes dans différents syndromes neurodéveloppementaux (ex. : autisme, troubles des apprentissages scolaires), psychiatriques (ex. : la dépression, la schizophrénie), neurologiques (ex. séquelles post-AVC), génétiques (ex. : trisomie 21), ou encore neurodégénératifs (ex. : maladie de Parkinson, d’Alzheimer). Enfin, la question des rapports entre processus psychologiques et comportements/motricité peut être au cœur du travail du psychomotricien, comme dans le cas de patients souffrant d’anorexie mentale et/ou de l’image du corps (ex. : dysmorphophobies).

La rééducation psychomotrice

La rééducation psychomotrice se centre sur l’action du sujet. Il est de règle de considérer que les thérapies des troubles psychomoteurs sont multimodales. Les thérapies sont, d’une part, spécifiques, définies par un champ d’application stricte donc en rapport avec des indications précises et, d’autre part, agissent à des niveaux différents et donc sont complémentaires. La rééducation psychomotrice est adaptée à la nature du symptôme : on ne traite pas par les mêmes moyens un trouble développemental de la coordination, une dysgraphie, un trouble de l’attention, une hyperactivité, un tic moteur, un trouble des communications non-verbales, etc. La multimodalité peut ainsi comporter – outre une rééducation psychomotrice à proprement parler –  une thérapeutique chimique et une intervention psychothérapique, comme dans les tics ou dans le trouble du déficit de l’attention/hyperactivité. Quand il existe des facteurs affectifs et sociaux associés au trouble psychomoteur, ce qui est presque toujours le cas, qui sont suffisamment importants, il convient d’adjoindre à une thérapie psychomotrice une autre thérapie spécifique (ex. : psychothérapie).

MÉDIAS

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Les études de Psychomotricité à Montpellier

PÉDAGOGIE

Responsable de la filière Psychomotricité

Frédéric Puyjarinet

SCOLARITÉ, INSCRIPTIONS, ADMISSIONS

Responsable du Bureau des études Paramédicales

Mme Mélanie Barachet