Vous avez été élu Président du Conseil scientifique. Pouvez-vous nous présenter votre parcours ainsi que votre spécialité ?

Je suis arrivé à Montpellier en 2001, en provenance de Strasbourg, et j’y ai suivi un parcours scientifique relativement classique, du Master 2 jusqu’à la thèse d’université, en parallèle de l’internat puis du clinicat.

Mon parcours a été marqué par plusieurs séjours prolongés en Amérique du Nord, représentant près de cinq années au total, au sein des universités McGill à Montréal, Columbia à New York, puis Harvard à Boston. Ces expériences ont considérablement élargi et enrichi ma vision de la médecine et de la recherche. Elles m’ont permis de conduire des projets très variés, allant de la recherche expérimentale animale et cellulaire en début de carrière à des travaux plus récents en science des données, appliqués à des problématiques concrètes de la médecine intensive-réanimation, qui est ma spécialité.

Je suis actuellement rattaché à l’équipe INSERM PhyMedExp, dirigée par le Pr Alain Lacampagne et le Pr Bernard Matecki, et je collabore également avec le Pr Nicolas Molinari et l’IDESP.

Comment comptez-vous concilier vos activités professionnelles avec celles de Président du Conseil scientifique ?

Tout est une question d’organisation, de priorisation, d’énergie… et surtout d’envie !

Quelles seront vos principales contributions et vos objectifs ? Quels sont les projets que vous souhaitez mener à bien dans cette fonction ?

Plusieurs projets me tiennent particulièrement à cœur.

Le premier est de donner envie aux étudiants de deuxième et troisième cycles de s’engager dans un parcours scientifique, en rendant ces parcours plus visibles, plus lisibles et plus accessibles.

Je souhaite également simplifier le processus d’évaluation des candidats à la prospective hospitalo-universitaire, en étroite collaboration avec le Conseil scientifique, le Conseil pédagogique et avec le soutien de Madame la Doyenne.

Enfin, il me paraît essentiel d’accompagner les grandes évolutions qui transforment aujourd’hui la recherche, qu’il s’agisse de l’intelligence artificielle, des enjeux liés aux conflits d’intérêts ou encore des réflexions autour des listes blanches de revues scientifiques, afin de promouvoir une production scientifique de qualité et conforme aux meilleures pratiques.

Qu’est-ce qui vous a motivé à vous présenter ?

Avant tout, ce sont les rencontres. Celles que j’ai faites au sein du Conseil scientifique, mais aussi tout au long de mon parcours, auprès de collègues et de mentors comme les professeurs Jaber, Matecki, Chanques, et bien d’autres. J’ai eu envie de m’investir pour accompagner les enseignants-chercheurs et les jeunes collègues, contribuer à simplifier certains processus administratifs et scientifiques, tout en préservant l’exigence et la qualité qui caractérisent nos parcours hospitalo-universitaires.