Galerie Honoré Piquet

Cette galerie présente 9 plaques funéraires mettant à l’honneur des médecins de la Faculté ayant exercé auprès des rois de France aux 15e et 16e siècles.

Plaques funéraires, plus ancien patrimoine objet de la Faculté (fin 15e-début 17e)

Ces plaques revêtent une importance particulière pour la Faculté et pour l’histoire de l’enseignement supérieur plus généralement. Elles rendent hommage aux médecins de la Faculté ayant exercé auprès des rois de France au 15e et au 16e siècle. En tant que médecins des rois, ils argumentèrent et obtinrent du Roi Charles VIII des lettres patentes conduisant au financement de 4 chaires d’enseignement (1496) qui seront honorées en 1498 par son successeur Louis XII. Cette dernière date marque officiellement la fondation du Collège Royal de Médecine (actuelle Panacée) et le moment où l’enseignement de la médecine commence à être pris en charge financièrement par l’état, et non plus uniquement par les finances personnelles des étudiants.

C’est le chancelier Ranchin qui mentionne pour la première fois l’existence de ces plaques. Initialement au nombre de 12, il n’en existe plus que 9. La plus ancienne honore Adam Fumée (mort en 1494), et la plus récente a été posée par le chancelier Ranchin lui-même au début du 17e siècle, honorant Jean Hucher et André Laurens (morts respectivement en 1603 et 1608). Après cette dernière plaque, Ranchin commencera la galerie des portraits. On peut ainsi imaginer que ces plaques sont les ancêtres de nos tableaux !

Le nom d’Honoré Piquet donné à la galerie provient de la plaque éponyme qui indique précisément que la Faculté doit les lettres patentes de Charles VIII à ce médecin, qui deviendra doyen (1498-1502) puis chancelier de l’Université de médecine (1503-1513).

Anecdote : le sommet de ces plaques est très abîmé mais cela a une forte valeur historique ! Ces plaques étaient visibles de la rue, adossées aux murs du Collège Royal de Médecine (premiers locaux propres de la Faculté, construits dans la seconde moitié du 15e siècle, actuellement siège de la résidence d’artistes de l’école des Beaux-arts de Montpellier, ‘La Panacée’). A la Révolution, leurs armoiries furent burinées dans les suites du décret du 17 juin 1790 portant abolition de la noblesse, de la livrée et les qualifications honorifiques. Ce décret indiquait précisément les dégradations à mener sur les monuments!