Atrium

Dans l’atrium, tout nous rappelle les plus de 800 ans d’histoire de la faculté de médecine au travers de plaques mémorielles, de bustes de grands médecins en plâtre ou encore de tableaux historiques.
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Le hall de la Faculté : histoire de la médecine et de l’Université
Le hall (ou atrium) est un témoin vivant de l’histoire universitaire et religieuse de la ville, avec des racines qui remontent au 14e siècle, lorsque Guillaume de Grimoard, devenu le Pape Urbain V, décida la construction du premier bâtiment de la ville dédié aux étudiants, le collège Saint Benoît, dans lequel vous vous trouvez.
Son masque mortuaire lui rend hommage, indiquant en latin que le Pape Urbain V est le fondateur de ce lieu. Notez que ce masque, copie du gisant pontifical, se trouve dans d’autres lieux de la ville marqués par l’histoire du pape, comme la cathédrale Saint Pierre attenante à la Faculté, également construite par le pape, ou encore le cloître de la Faculté de droit et de sciences politiques, dont Urbain V fut l’un des plus célèbres étudiants et enseignants.

Les 12 bourses d’études accordées par Urbain V : soutien aux étudiants
Si le collège Saint Benoît était réservé aux étudiants en droit et en théologie, Urbain V impulsa également la construction d’un collège pour les étudiants en médecine : le collège des douze médecins (appelé beaucoup plus récemment collège de Mende, ou collège du Pape). Il est situé à deux rues d’ici, au croisement des rues Urbain V et Alexandre Germain.
Le pape institua un système de bourses pour les étudiants logés dans les collèges de Montpellier. Il accorda ainsi 12 bourses aux étudiants du Collège des Douze Médecins, permettant aux étudiants les plus nécessiteux de poursuivre leurs études. Cela montre l’importance que ce pape attachait à l’accès à l’éducation pour tous, indépendamment du statut social.
Cette politique de soutien financier fut précurseur des systèmes modernes de bourses d’études, démontrant la volonté d’Urbain V de promouvoir une éducation ouverte, destinée à former une élite académique capable de rayonner dans toute l’Europe.
Escalier d’honneur – Cérémonie de Thèse (chanson de la Ferraille)
Sur le grand escalier menant à la bibliothèque, les nouveaux docteurs se réunissent avec leurs condisciples et les professeurs après chaque thèse pour entonner la Ferraille, comptine adoptée par les internes de la Faculté de médecine Montpellier-Nîmes, que les visiteurs entendent régulièrement chantée tout au long de l’année
Tableaux dans l’escalier
Un acte de licence à la salle L’Évêque au XIIIe siècle, d’Auguste Privat (1925). Avant que l’Université ne soit pourvue de locaux, ses assemblées étaient réunies dans les locaux de l’église, comme la salle Lévêque, la résidence montpelliéraine de l’évêque de Maguelone au moyen-âge. On y reconnaît à gauche la silhouette de l’évêque coiffé de sa mitre et présidant la cérémonie, la robe rouge portée par les étudiants passant leur grade de médecin, et le bedeau de l’Université, représentant l’administration, portant la masse de cérémonie, un bâton d’Asclépios en forme de gourdin. Anecdote : Cette masse d’argent fut octroyée comme marque de dignité à l’Université de médecine de Montpellier par le roi de France Jean le Bon en 1351. Le titre du tableau est donc parfaitement anachronique, avec une erreur d’un siècle!
Le bureau de l’association des étudiants de Montpellier aux fêtes du VIe centenaire, d’Ernest Michel (1892). Les étudiants sont coiffés de la célèbre faluche, coiffe corporatiste des étudiant(e)s français(e)s depuis 1889. Celle de Montpellier se distingue par ses 4 crevés de couleur, hommage à Rabelais. Elle est encore portée aujourd’hui par certains et certaines étudiant(e)s intéressé(e)s par les traditions et l’histoire de l’Université.
Bustes
Au nombre de 16, ils représentent des grandes figures de la médecine ou de la chirurgie comme Ambroise Paré. Ces bustes créés au début du 19e siècle faisaient jadis méditer les étudiants dans l’ancien atrium de la Faculté (actuelle salle Dugès) avant qu’il n’aillent en cours au theatrum anatomicum, l’amphithéâtre.
Les plaques commémoratives en marbre
Elles rendent hommage aux premiers médecins connus de Montpellier, dont de nombreux juifs, ainsi qu’aux bienfaiteurs de la Faculté, dont le roi de France Jean le Bon, cité plus haut pour avoir octroyé à l’Université de médecine le privilège d’une masse de cérémonie en 1351 (calendrier nouveau style) ou 1350 (ancien calendrier, date gravée sur le marbre).
Deux plaques rendent hommage aux agents, étudiants et médecins de la Faculté morts pour la France. La plaque commémorant la Grande Guerre a fait l’objet d’un travail approfondi dans le cadre du centenaire 1914-2014. Son dossier est accessible sur le site de l’Université. Chaque année, la cérémonie du 11 novembre se déroule devant ces plaques, et fait participer les corps administratifs, enseignants et étudiants de la Faculté. Des étudiant(e)s lisent des biographies choisies et interprètent la sonnerie « aux morts » et la marseillaise concluant la cérémonie.
Les vestiges antiques : une trace romaine à Montpellier
Les objets en marbre, exposés dans l’escalier monumental qui mène à la bibliothèque, proviennent des Arènes de Nîmes. Ils ont été rapportés à Montpellier dans les années 1620 par Ranchin, chancelier de l’Université de médecine (équivalent du doyen actuel). Deux bas-reliefs représentent des lions dévorant des malheureux, alors que le bas-relief du milieu représente Homère (selon le nom gravé au sommet) et ses muses, Tragédie et Comédie.










