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Archive d’étiquettes pour : confinement

COVID-19 – Dispositions relatives au fonctionnement de la Faculté durant le mois d’avril 2021

À la une, Coronavirus, Dispositions Coronavirus, Vie étudiante

Suite aux annonces gouvernementales, la France est de nouveau soumise à des mesures de restrictions fortes pour limiter la propagation de la COVID-19, pour toute la durée du mois d’avril 2021. Ces mesures ont un impact sur le fonctionnement classique de la faculté. Retrouvez les dispositions relatives à ce nouveau fonctionnement ci-dessous.

Les examens :

  • Les examens

    Les examens des diplômes nationaux de filière santé qui étaient prévus en présentiel sont maintenus en présentiel conformément à la dérogation permise par le nouveau décret du 2 avril 2021. Ceci est valable pour les examens de PASS des 22 et 23 avril et des 7, 10 et 11 mai pour les mineures disciplinaires. Ils sont donc maintenus aux dates prévues et en présentiel (conformément aux dérogations autorisées par le gouvernement). En revanche, ceci n’est pas valable pour les examens de DU et DIU qui basculeront en distanciel.

  • Les examens blancs

    Les examens blancs organisés par les tutorats de la PASS basculent entièrement en distanciel.

    • Ces examens se dérouleront comme prévu le 10 avril pour les PASS et les 28-29-30 avril pour les PACES
    • Les sujets ainsi que les formulaires seront disponibles sur Moodle aux horaires des épreuves, sur le même fonctionnement que les colles durant l’année
    • Des horaires aménagés sont toujours disponibles pour les personnes qui en ont fait la demande auprès de l’Handiversité
    • Les étudiants doivent s’inscrire sur ce formulaire avant le 7 avril pour les PASS et le 18 avril pour les PACES : https://forms.gle/waJMSQYD8BzN2d5o7
Décret du 2 avril 2021

 

Les enseignements :

  • Organisation

    Les cours sont maintenus selon les dispositions qui étaient en vigueur jusqu’alors, à savoir présentiel possible jusqu’à 20% des capacités d’accueil globales de la faculté. En salle d’enseignement, les règles sanitaires et les gestes barrières doivent être appliqués (50% max des capacités d’accueil au sein des salles).

  • Consignes

    Les étudiants doivent se référer aux consignes des services de scolarité par filière qui leur sont régulièrement transmises par mail. Veuillez trouver l’annuaire de ces services ci-dessous.

Scolarité Montpellier

Service scolarité 1er et 2ème cycle : med-scol-1-2@umontpellier.fr

Bureau PASS/PACES :

Contact PACES : paces-bureau@umontpellier.fr

Contact PASS: pass-bureau@umontpellier.fr

Bureau du 1er cycle (DFGSM) : med-scol-dfgsm-mtp@umontpellier.fr

Bureau du 2ème cycle (DFASM) : med-scol-dfasm-mtp@umontpellier.fr

Bureau de la scolarité transversales : 

Contact CESP : med-cesp@umontpellier.fr

Contact Passerelles : med-passerelles@umontpellier.fr

Contact Relations Internationales : med-ri@umontpellier.fr

Bureau du 3ème cycle des études médicales :  medecine-theses@umontpellier.fr

Bureau FMC, DPC, DU, DIU : med-fmc-dpc@umontpellier.fr

Scolarité Nïmes

Bureau de la scolarité 1er et 2ème cycle et maïeutique :

Contact Scolarité : mednimes-scolarite@umontpellier.fr

Contact PACES : paces-nimes@umontpellier.fr

Contact PASS : pass-nimes@umontpellier.fr

Contact Maïeutique : mednimes-maieutique-secretariat@umontpellier.fr

Fonctionnement des BU :

Le fonctionnement des BU est maintenu à l’identique. Les BU ferment à 18h45, avant le couvre-feu.

  • L’accès

    L’accès aux BU concerne les activités de prêt/retour de documents et matériels et le travail individuel sur place. L’accès aux salles de travail en groupe est donc temporairement suspendu ;

  • Réservations

    L’accès se fait uniquement sur rendez-vous : les usagers doivent donc réserver un créneau de prêt/retour ou une place de travail, soit via Affluences, soit par mail, selon les BU concernées.

    Réservation sur Affluences pour la BU Médecine UPM Réservation sur Affluences pour la BU Médecine Nîmes Réservation par mail pour la BU Historique Médecine

 

Informations importantes

  • La confirmation écrite du RDV (transmise par mail) est nécessaire pour entrer dans la BU. Elle permettra de justifier votre déplacement,  accompagnée de votre carte d’étudiant et de l’attestation dérogatoire de déplacement.
  • Chaque étudiant devant se rendre sur site pour l’une des raisons évoquées ci-dessus doit venir d’une attestation de déplacement complétée (motif 1) et muni de sa carte d’étudiant justifiant de son statut, en cas de contrôle.
6 avril 2021/par communication
https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2020/03/Couverture-article-covid-ADV-gris.jpg 526 2000 communication https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2024/06/LOGO-CLASSIQUE-H-300x135.png communication2021-04-06 17:19:132021-04-20 10:49:19COVID-19 – Dispositions relatives au fonctionnement de la Faculté durant le mois d’avril 2021

COVID-19 – Dispositions relatives au fonctionnement de la Faculté durant le reconfinement

À la une, Coronavirus, Dispositions Coronavirus, Vie des Personnels, Vie étudiante

A partir du 30 octobre 2020, la France est de nouveau placée en confinement général. Le fonctionnement de la Faculté s’en retrouve impacté, mais contrairement au dernier confinement, celle-ci ne fermera pas ses portes. Retrouvez les dispositions relatives à ce nouveau fonctionnement ci-dessous.

 

Dernière MAJ : 05/11/20 – 09:38

La Faculté ne ferme pas ses portes

Contrairement au premier confinement, la faculté ne fermera pas ses portes.

Une continuité des services sera assurée en présentiel et certains guichets seront ouverts sur rendez-vous (merci de vous rapprocher du service souhaité pour obtenir un RDV).

En distanciel, le fonctionnement des services est inchangé, et tous les services sont joignables par e-mail (cf annuaire ci-dessous).

Montpellier
Sites de Montpellier
  • Affaires commerciales : med-activites-commerciales@umontpellier.fr
  • Affaires générales, logistique, sécurité : med-affaires-generales@umontpellier.fr
  • Service audiovisuel : med-audiovisuel@umontpellier.fr
  • Communication : med-communication@umontpellier.fr
  • Directeurs administratifs et adjoints : med-direction@umontpellier.fr
  • Service financier : med-financier@umontpellier.fr
  • Inscriptions administratives : med-inscriptions@umontpellier.fr
  • Jardin des plantes : med-jardindesplantes@umontpellier.fr
  • Paramédical : med-paramedical@umontpellier.fr
  • Scolarités cycles 1 et 2 : med-scol-1-2@umontpellier.fr
  • Service des personnels : med-serv-pers@umontpellier.fr
  • Gestion des thèses : medecine-theses@umontpellier.fr
  • Gestion de la Formation Continue – DPC / FMC :
    • med-fmc-financement-personnel@umontpellier.fr
    • med-fmc-financement-tiers@umontpellier.fr
    • med-fmc-dpc@umontpellier.fr 
Nîmes
Site de Nîmes
  • Affaires générales et financières : mednimes-ag@umontpellier.fr
  • Scolarité DN Médecine : mednimes-scolarite@umontpellier.fr
  • DU et capacités : mednimes-su@umontpellier.fr
  • Maïeutique : mednimes-maieutique-secretariat@umontpellier.fr
  • Laboratoire anatomie : mednimes-anatomie@umontpellier.fr

 

Fonctionnement des enseignements

 

  • CHAQUE ETUDIANT ET PERSONNEL DISPOSE D’UN COMPTE ZOOM

    Chaque étudiant et chaque enseignant de la Faculté de Médecine de Montpellier-Nîmes dispose d’une licence Zoom fournie par l’Université de Montpellier. 

    Afin de suivre les cours / réunions / séances de tutorat, il suffit de créer votre compte Zoom 💻 avec votre adresse universitaire : prenom.nom@umontpellier.fr pour les personnels et enseignants ou bien prenom.nom@etu.umontpellier.fr pour les étudiants.

    Licence ZOOM UM
  • LES CM PASSENT EN DISTANCIEL

    Les cours magistraux seront entièrement dématérialisés à compter du lundi 2 novembre. Les conférences de préparation aux ECNi sont également concernées par cette dématérialisation. ⚠️ Aucun étudiant ne sera autorisé à venir en présentiel à la faculté pour y suivre un CM. ⚠️

    Les cours se feront sur ZOOM. Les plannings des CM resteront identiques à ceux prévus initialement. Une salle virtuelle a été créée pour chaque amphithéâtre. Il suffira de se connecter à la salle virtuelle correspondant à la salle physique initialement prévue au planning. Les adresses des salles virtuelles seront communiquées à chaque promotion par e-mail. 📧

  • LES ED PASSENT EN DISTANCIEL

    Les enseignements dirigés seront entièrement dématérialisés à compter du lundi 2 novembre. ⚠️ Aucun étudiant ne sera autorisé à venir en présentiel à la faculté pour y suivre un ED. ⚠️

    Les cours se feront sur ZOOM. Les plannings des ED resteront identiques à ceux prévus initialement. Une salle virtuelle a été créée pour chaque salle d’ED. Il suffira de se connecter à la salle virtuelle correspondant à la salle physique initialement prévue au planning. Les adresses des salles virtuelles seront communiquées à chaque promotion par e-mail. 📧

  • LES SEANCES DE TUTORAT PASSENT EN DISTANCIEL

    Les séances de tutorat seront entièrement dématérialisées à compter du lundi 2 novembre. ⚠️ Aucun étudiant ne sera autorisé à venir en présentiel à la faculté pour y suivre une séance de tutorat. ⚠️

    Les séances se feront sur ZOOM. Les tutorats communiquent directement les modalités de leurs nouvelles séances sur leurs réseaux sociaux habituels. Suivez les !

    • ATSM (Montpellier- ADV)
    • ATP (Montpellier – Flahault)
    • TSN (Nîmes)
  • CERTAINS TP SONT MAINTENUS EN PRESENTIEL

    Certains TP indispensables à la formation des étudiants seront maintenus sur dérogation en présentiel. Les TP non indispensables seront repoussés à une période ultérieure ou annulés.

    Les étudiants concernés se verront fournir une attestation de déplacement dérogatoire à conserver sur eux en cas de contrôle au cours de leur déplacement.

    ⚠️ Seuls les étudiants disposant de cette attestation seront autorisés à entrer sur le campus pour suivre leur TP. ⚠️ Les étudiants concernés par ces TP seront prévenus par e-mail. 📧

    Les TP se feront dans le strict respect des conditions sanitaires : port du masque obligatoire 😷, lavage régulier des mains, respect des gestes barrières et capacité des locaux réduite à 50% de leur capacité initiale.

 

Fonctionnement des BU et salles de travail

BU : en accès sur réservation

Après une fermeture temporaire le temps de réorganiser leurs conditions d’accueil, les BU de l’UM rouvrent à compter du jeudi 5 novembre 2020, sous certaines conditions :

  • ⚠️ l’accès aux BU concerne les activités de prêt/retour de documents et matériels et le travail individuel sur place. L’accès aux salles de travail en groupe est donc temporairement suspendu;
  • ⚠️ l’accès se fait uniquement sur rendez-vous : les usagers doivent donc réserver un créneau de prêt/retour ou une place de travail, soit via Affluences, soit par mail, selon les BU concernées
Réservation sur Affluences pour la BU Médecine UPM Réservation sur Affluences pour la BU Médecine Nîmes Réservation par mail pour la BU Historique Médecine

⚡ Pour les réservation par mail, merci d’indiquer la raison de votre venue : emprunter/rendre des documents ou bien travail sur place. Attention : la confirmation écrite du RDV (transmise par mail) est nécessaire pour entrer dans la BU. Elle permettra de justifier votre déplacement,  accompagnée de votre carte d’étudiant et de l’attestation dérogatoire de déplacement (accessible en cliquant ICI).

⚠️ Un quota de places pour le travail individuel sur place est réservé aux étudiants de D4 préparant leurs ECNi ainsi que pour les étudiants en PASS/PACES ⚠️

Le confinement entraîne la suspension des extensions d’horaires en soirée et le weekend. Par contre, au sein des BU, l’ensemble des services est possible, en respectant les mesures sanitaires et les gestes et équipements de protection : accès aux documents, usage des ordinateurs en libre-accès, impression/photocopie/scan, wifi, prêt entre bibliothèques, prêt et retour indifférencié, etc. Les bibliothécaires répondent aux questions en ligne : boomerang.biu-montpellier.fr

 

Salles de travail

⚡ D’autres informations sur le fonctionnement des salles de travail pendant le confinement arriveront sur cet article prochainement.

 

Fonctionnement des soutenances de thèse d’exercice

Le fonctionnement des soutenances de thèses est impacté : seul l’impétrant sera autorisé à soutenir sur place, en présence du jury, dans la traditionnelle Salle des Actes du Bâtiment Historique. Une attestation de déplacement dérogatoire nominative sera fournie à l’impétrant.

📧 Plus d’infos seront communiquées ultérieurement par mail aux internes concernés.

 

Fonctionnement des stages

Les stages de sémiologie sont suspendus jusqu’à nouvel ordre sur Montpellier et Nîmes.

Les stages de DFASM1, 2 et 3 sont maintenus, les étudiants hospitaliers concernés poursuivent pleinement leur formation dans le cadre des services hospitaliers.

Pour l’ensemble des étudiants qui pourraient être au contact de patients porteurs du SARS-COV 19, il est important de noter que l’application stricte des mesures barrières dans le cadre de leurs stages représente une garantie efficace de protection vis-à-vis du risque de contamination.

Le maintien du service sanitaire est en cours de discussion et de validation auprès du Rectorat. Plus d’infos prochainement.

⚡ D’autres informations sur le fonctionnement des stages et du service sanitaire pendant le confinement arriveront sur cet article prochainement.

 

Fonctionnement des examens

Les examens prévus en présentiel seront maintenus. Les étudiants se verront fournir une attestation de déplacement dérogatoire nominative. Les conditions d’organisation des examens seront directement communiquées aux étudiants concernés par mail 📧

Les épreuves de l’ECN interrégional (DFASM3) sont maintenues le 20 novembre 2020, les épreuves seront réalisées en distanciel. Le calendrier des épreuves et les modalités d’organisation seront communiquées par mail 📧

 

Nous vous tiendrons informés des mise à jour de cet article sur nos réseaux sociaux : Twitter, Facebook, Instagram. Suivez nous !

 

30 octobre 2020/par Faculté de Médecine
https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2020/03/Couverture-article-covid-ADV-gris.jpg 526 2000 Faculté de Médecine https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2024/06/LOGO-CLASSIQUE-H-300x135.png Faculté de Médecine2020-10-30 14:14:522020-11-05 10:05:56COVID-19 – Dispositions relatives au fonctionnement de la Faculté durant le reconfinement

Sport : Les bénéfices sur la santé

À la une, Coronavirus, Vie étudiante

La pratique d’une activité physique n’est pas seulement un moyen de perdre du poids. L’intérêt du sport est majeur d’un point de vue médical, sociétal et économique. C’est en effet un allié pour les défenses immunitaire ou encore pour le bien-être général : marcher, courir ou jardiner active des mécanismes métaboliques, autrement dit des réactions biologiques, se déroulant dans notre corps.

Les bienfaits du sport peuvent être visible sur le physique mais aussi sur la santé mentale :

Santé physique

Lutte contre surpoids et les maladies de type diabète

Le sport ne permet pas à proprement parlé d’éviter l’obésité ou le surpoids. Toutefois, l’activité physique est régulièrement prescrite en complément d’un traitement adapté pour aider les patients à atteindre leurs objectifs.

De manière générale, le sport permet de réguler le poids dans le but d’obtenir une silhouette plus tonique. le muscle peut produire certaines hormones, les myokines, ayant des effets métaboliques à distance sur plusieurs organes. En effet, comme le dit Cédric Moro (directeur de recherche à l’Inserm au sein de l’Institut des maladies métaboliques et cardiovasculaires de Toulouse), « Chez un patient obèse, le muscle comporte un peu de graisse. Faire de l’exercice la fait fondre et l’insuline devient alors plus efficace pour alimenter le muscle en sucre. Cela limite notamment l’apparition du diabète de type 2 ». 

Les effets positif du sport sur les problèmes de surpoids ou de diabète ne sont bénéfiques que s’ils sont pratiqués correctement. Il y a des recommandations qui existes et qui doivent être respectées pour que cela soit efficace avec un minimum d’effets secondaires. 

Maladies cardiovasculaires

Du côté des maladies cardiovasculaires, les facteurs risques sont connus : tabac, stress, hypertension… Une activité physique régulière améliore et régule le fonctionnement du système cardiaque entraînant une diminution des risques cardio-vasculaires :

  • Réduction potentielle de 50% de l’hypertension artérielle
  • Augmentation du bon taux de cholestérol
  • Régulation du taux de sucre dans le sang

On sait aussi qu’en dessous d’un seuil de VO2 max, soit la quantité maximale d’oxygène que le corps consomme lors d’un effort intense, un insuffisant cardiaque doit être transplanté. Le chercheur en physiologie à l’I2MC, Thibaut Guiraud, explique qu’ « Avec l’activité, on améliore sa capacité physique et on peut l’extraire de la zone rouge qui se situe au-dessus de 5 METs (équivalents à la capacité de marcher à 4-5 km/h pendant quelques minutes ».

Ainsi, l’activité physique régulière permet au coeur d’être plus résistant et donc de prévenir ou ralentir les problèmes cardiovasculaires.

 

Cancer

Ce n’est plus un secret, l’activité physique peut être bénéfique sur la guérison de certains cancers.

Le cancer est la première cause de mortalité devant les maladies cardiovasculaires : le nombre de cas a doublé sur les 30 dernières années.

La pratique sportive pendant un traitement permet au corps de contrer certains effets négatifs des traitements tel que la fatigue. A condition bien sûr que l’effort soit modéré et adapté en fonction du traitement. L’oncologue du Centre Léon-Bérard, Béatrice Fervers, nous explique que « Plus tôt le patient commence l’activité physique après son diagnostic, mieux il arrive à contrer les effets secondaires ».

En effet, bouger modifie la composition corporelle (diminution de l’adiposité viscérale et maintien, voire amélioration de la masse musculaire) ainsi que la force musculaire. Les conséquences possibles de la pratique régulière de l’activité physique sur les mécanismes impliqués dans la prolifération tumorale s’expliquent : les effets les mieux documentés concernent le cancer du sein et relèvent de la régulation glycémique, de l’augmentation de la sensibilité à l’insuline, d’un effet anti-inflammatoire et d’une régulation hormonale.

Selon les chercheurs de l’ISERM, l’activité physique permettrait de réduire les risques de récidives liés au cancers du sein et du côlon.

Santé mentale

Nous avons pu le voir dans l’article sur la méditation, l’activité physique contribue à une meilleure santé mentale.

Le sport n’aide pas seulement les personnes atteintes de maladies. Le sport permet aussi de développer le bien-être de la personne qui le pratique pour des risques psychologiques réduits.

Anti-stress

L’activité physique peut permettre de réduire le stress. En effet, le sport déclenche dans l’organisme la production d’hormones appelées endorphines, des hormones du bien-être. Ainsi, après une activité sportive, le degré d’anxiété s’en trouve diminué. 

Le Docteur Martine Duclos, endocrinologue et chef du service de Médecine du sport aux CHU Gabriel-Montpied et Estaing (Clermont-Ferrand), explique que le sport permet de palier à l’utilisation d’anxiolytiques par exemple « chez des sujets anxieux ou stressés, l’activité physique régulière procure les mêmes bénéfices que les anxiolytiques, sans les effets secondaires et l’accoutumance ; elle apporte aussi une action similaire à celle des antidépresseurs chez des sujets souffrant de dépression légère à modérée ». Le sport induit aussi une sécrétion de neuromédiateurs impliqués dans la dépression quand ils sont en carence, sérotonine en tête.

Au-delà de son effet tranquillisant, le sport permet aussi de faire une coupure avec le quotidien, et d’oublier les petits tracas qui nous occupent habituellement l’esprit le temps de la pratique.

Qualité du sommeil

De la réduction du stress à l’amélioration du sommeil, il n’y a qu’un pas. 

Le Docteur Duclos témoigne que “l’activité sportive aura deux conséquences positives : vous aurez moins de difficultés d’endormissement et les sportifs auront moins de réveils précoces”.

Cela s’explique notamment grâce à la régulation de la tension artérielle et la sécrétion d’endorphines qui permettent de mieux se détendre. Ainsi, grâce au sport, on est moins stressé ce qui entraîne une fatigue physique et non une fatigue psychologique.

De plus, la pratique sportive oblige les personnes à mieux s’organiser et donc à réguler son rythme biologique (appelé aussi rythme circadien). Cela implique aussi une meilleure alimentation pour de meilleures performance. Tous ces facteurs jouent un rôle importants sur la qualité du sommeil.

Toutefois, il est important de ne pas faire de sport trop tard dans la journée “car sinon cela décalera votre horaire d’endormissement”, souligne Martine Duclos.

Cerveau et dépression

Pour finir, le sport permet au cerveau de sécréter de la dopamine. La dopamine est un neurotransmetteur qui intervient dans le mécanisme de la récompense.

Mémoire, cognition, humeur : l’exercice physique optimise les performances et la santé mentales.

L’équipe de Lisa Weinberg du Georgia Institute of Technology (Etats-Unis) a effectué une étude sur des étudiants : mémoriser 90 photos. Le premier groupe devait effectuer une exercice de musculation des jambes pendant que l’autre groupe restait assis. Deux jours plus tard, les étudiants devaient reconnaître le plus d’images possible sur un lot de 180 : le groupe entraîné a su en reconnaître 60 %, 10 % de plus que les témoins.

La chercheuse Martine Duclos a constaté une “corrélation positive entre leur condition physique et la catégorie de lycée dans lequel ils étaient (général, professionnel, agricole). ». Cela s’explique, selon le Docteur Duclos, parce que “l’activité musculaire entraîne la production de myokines, des protéines qui, par un mécanisme complexe, vont pousser le cerveau à produire des facteurs de croissance, des neurotrophines et plus particulièrement le BDNF (brain-derived neurotrophic factor). Il favorise la création de microvaisseaux (angiogenèse) et la production de nouveaux neurones (neurogenèse)”.

Le sport à la faculté – Association ASMM (AS Médecine Montpellier)

Cette association de sport est constituée de 3-4 membres au service des étudiants en médecine qui souhaitent pratiquer une activité physique régulière. Dans le but de promouvoir le sport, elle met à leur disposition des terrains et du matériel sportifs et organise des compétitions universitaires.

Nos projets :

  • Création d’une équipe de Volley féminine;
  • Développement d’une équipe de rugby mélangeant étudiants en médecine et en odontologie;
  • Création d’une équipe de basket constituée d’étudiants en médecine, pharmacie et odontologie;
  • Organisation de tournoi de futsal, tennis, pétanque, beach volley.

Bureau :

Président : Mustapha MOUSTAFAOUI
Secrétaire : Maxime FOULQUIER
Trésorier : Youssef TRIGUI

 

 

Contact :

Institut de Biologie
4 Boulevard Henri IV
34965 Montpellier Cedex 2

Instagram

 

Sources : 
https://lejournal.cnrs.fr/articles/le-sport-est-bon-pour-la-sante-cest-prouve
https://www.naturaforce.com/blog/2017/06/03/bienfaits-du-sport-sur-la-sante/
https://www.sciencesetavenir.fr/sante/bouger-ameliorer-le-cerveau_29226

18 mai 2020/par Faculté de Médecine
https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2020/05/Sport-scaled.jpg 1707 2560 Faculté de Médecine https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2024/06/LOGO-CLASSIQUE-H-300x135.png Faculté de Médecine2020-05-18 14:23:052020-05-18 14:24:43Sport : Les bénéfices sur la santé

Méditation & Santé : 3 bienfaits de la méditation sur le corps

À la une, Coronavirus, Vie des Personnels, Vie étudiante

Le stress, l’anxiété ont des impacts sur notre système cardio-vasculaire ce qui engendre une augmentation du stress et de l’anxiété. C’est un cercle vicieux ! Ainsi, des solutions non médicamenteuses existent et sont à la portée d’un grand nombre de personnes. Parmi elles, nous pouvons compter sur la méditation.

La méditation est connue pour avoir plusieurs effets positifs sur la santé.

Stimule le cerveau

Une des particularités de la méditation pleine conscience est qu’elle permet de développer sa mémoire en favorisant l’attention. Cela consiste à considérer l’esprit comme un muscle. Ainsi, comme tout autre muscle, pour le développer, il faut l’entrainer quotidiennement à l’aide de la méditation pleine conscience.

Cette-dernière permet de maintenir l’attention focalisée sur une idée précise et d’éviter de laisser son esprit trop divaguer.

Le saviez-vous ?

La méditation de pleine conscience, ou mindfulness, consiste à se concentrer sur ses sensations, sa respiration, ses émotions, ses pensées, sans émettre de jugement de valeur. Elle a été développée par Jon Kabat-Zinn, un professeur de médecine de l’Université du Massachusetts. 

Des études américaines dirigée par la neuroscientifique Sara Lazar, de la Harvard Medical School, ont prouvé que la méditation permettrait d’augmenter la matière grise dans les zones de l’apprentissage, de la mémoire et du contrôle des émotions.

Cette étude a aussi prouvé que la méditation pouvait être fortement appréciée pour les personnes ayant des troubles de l’attention : réduction de l’hyperactivité, de l’impulsivité et donc renforcement de l’attention.

Anti-dépresseur 

Parmi les autres bienfaits de la méditation, les recherches ont montré que celle-ci permet de diminuer le stress, l’anxiété et donc les risques de dépression. Comment cela fonctionne-t-il ? On se concentre sur la respiration par une simple prise de conscience de l’inspiration et de l’expiration. Ces techniques sont facilement accessibles à tous, même aux enfants.

Le saviez-vous ?

Le Professeur Tu-Anh Tran, enseignant à la Faculté, a mis à disposition sur sa chaîne YouTube 4 méditations guidées* pour que les enfants et leurs familles puissent pratiquer tout le long de la journée pour avoir la paix en soi et se concentrer sur le travail.

Episode 1 :

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Episode 2 :

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Episode 3 :

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Cette méthode augmente le mouvement respiratoire permettant une meilleure diffusion de l’oxygène dans le corps et plus particulièrement dans le cerveau. Enfin, la méditation pleine conscience améliore le fonctionnement du cortex préfrontal qui est dédié à la gestion des émotions. Celui-ci développe l’intuition et la créativité tout en limitant les émotions négatives comme le stress, la peur ou encore la colère.

« La méditation équilibre les degrés d’excitation des deux hémisphères cérébraux. Ce point d’équilibre facilite l’harmonie entre le corps et l’esprit. La méditation est une ressource précieuse à une époque qui génère de plus en plus de déséquilibres psychosomatiques » – Marc de Smedt, éditeur, écrivain et journaliste français, spécialiste des techniques de méditation et des sagesses du monde.

Booster d’immunité

Enfin, la méditation est aussi pour ses bienfaits en tant que « booster » d’immunité. 

En effet, la méditation pleine conscience a des effets sur les gènes pro-inflammatoires permettant à l’organisme de se régénérer plus facilement après une situation de stress ou d’anxiété. 

Le repos qu’elle procure est considéré comme plus efficace et plus profond que celui atteint pendant le sommeil. Le corps produit moins de déchets grâce à une oxygénation accrue des poumons agissant ainsi sur le système hormonal, vasculaire et musculaire. Ainsi, cela implique donc une augmentation de l’immunité et une régulation de la sensibilité à la douleur.

Le saviez-vous ?

La Faculté de Médecine Montpellier-Nîmes propose un Diplôme Universitaire (DU) Méditation et Santé. 
Objectif(s) de la formation :
Connaître les principes, les apports de la méditation et savoir la mettre en pratique pour améliorer la santé des soignants et des patients.
Compétences acquises

  • Identifier ce qu’est /n’est pas la méditation
  • Comprendre les mécanismes physiologiques de la méditation et leur intérêt dans la santé Identifier des applications possibles de la méditation en milieux de soins
  • Poursuivre ou renforcer sa propre pratique régulière
  • Mettre en œuvre un projet intégrant la méditation dans son milieu de soin (pour ses patients ou son entourage professionnel)

Des études via le protocole de “Mindfulness-bases stress reduction” (MBSR) en anglais, ont montré des effets positifs sur la réduction des gènes pro-inflammatoires, la réponse immunitaire au vaccin anti-grippal, la communication immunitaire chez les personnes atteintes de cancer ou encore l’activité des cellules immunitaires chez les patients porteurs du VIH.

Ce qu’il faut retenir

Durant cette crise sanitaire sans précédent, il est important de trouver de nouvelles façons de se protéger du stress et de l’anxiété dû au confinement. Ainsi, pratiquer la méditation en groupe, même à distance, permet de rompre la sensation d’isolement social et créé des liens d’appartenance.

La méditation

  • Favorise l’attention et développe la mémoire
  • Permet de réguler le stress et l’anxiété
  • Aiderait le système immunitaire à se développer

 

*Ces méditations sont extraites de son livre « Méditasoins: petites méditations pour grands maux de l’enfant » aux éditions Thierry Souccar.
*Journal de thérapie comportementale et cognitive (2010) 20, 11—15 – Impact de l’approche thérapeutique de pleine conscience mindfulness-based stress reduction (MBSR) sur la santé psychique (stress, anxiété, dépression) chez des étudiants –  C. Berghmans∗, C. Tarquinio, M. Kretsch

 

Le Professionnel de Santé :

Nous remercions le Pr Tran pour son aide apportée à l’occasion de la rédaction de cet article.

Tu-Anh Tran

Tu-Anh Tran

Professeur, chef du service Pédiatrie CHU de Nîmes

Le Pr Tu-Anh TRAN est pédiatre, spécialiste des maladies inflammatoires et rhumatologiques de l’enfant, et chef de service de pédiatrie au Centre hospitalier universitaire de Nîmes. Lui-même adepte de la méditation, il est à l’origine de la création d’un des premiers diplômes universitaires de méditation en France, à la faculté de médecine de Montpellier-Nîmes : « Méditation et santé ». Le professeur Tran utilise depuis plus de 10 ans la méditation pour soigner ses jeunes patients.

Faculté de Médecine Montpellier - Nîmes

 

 

 

11 mai 2020/par Faculté de Médecine
https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2020/05/simon-migaj-Yui5vfKHuzs-unsplash-scaled.jpg 1616 2560 Faculté de Médecine https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2024/06/LOGO-CLASSIQUE-H-300x135.png Faculté de Médecine2020-05-11 14:44:272020-05-11 17:18:38Méditation & Santé : 3 bienfaits de la méditation sur le corps

Livres : ressources en ligne pour apprendre, réviser ou se divertir

À la une, Coronavirus, Vie des Personnels, Vie étudiante

La situation actuelle nous amène (ou ramène) vers de nouvelles activités et la lecture en fait partie. En cette période de confinement, de nombreux livres numériques ont été mis à disposition gratuitement en ligne. Que ce soit pour les plus férus de lecture ou pour les personnes qui veulent découvrir de nouveaux domaines de connaissances, il y en a pour tous.

 

Voici donc une liste de plusieurs thèmes et plateformes qui pourraient vous aider à trouver votre bonheur :

 

Bibliothèque InterUniversitaire de Montpellier

Premier réflexe des étudiants à l’UM, la Bibliothèque InterUniversitaire de Montpellier (BIU) permet aux étudiants de l’Université de Montpellier d’avoir accès à tous les documents disponibles sur la plateforme.

Ainsi, vous pourrez y retrouver des :

  • Revues scientifiques
  • Livres
  • E-books
  • Thèses et mémoires

Chacun pourra trouver son bonheur pour se cultiver, pour étudier ou pour travailler sur sa thèse. 

Accéder à la BIU

 

Gallica BNF

La Bibliothèque Nationale de France met également à disposition de tous de nombreux livres gratuits, mais pas que ! Retrouvez :

  • à lire : les ePubs
  • à voir : les conférences
  • à découvrir : les sélections de trésors
  • pour les élèves : des ressources
  • pour les enfants : des activités, des coloriages, des histoires

Accéder à Gallica

 

La lecture en ligne – Médecine

S’ajoutant aux ressources précédentes, certains sites proposent des pdf et ebooks en relation avec les études que vous poursuivez. C’est le cas du site “Livres pour tous” qui possède une section Médecine et Santé avec des documents accessibles à tous et gratuits.

Il en est de même pour le site internet “Univers médecine” qui propose des livres sur la médecine en fonction du niveau.

Univers Médecine

Livres Pour Tous

 

Les grands groupes et éditeurs

Pour aider les français à traverser cette crise sanitaire, certaines grosses enseignes ou éditeurs ont mis à disposition des e-books gratuits. 

Avec des thèmes plus variés les uns des autres, vous pourrez trouver des :

  • Polars
  • Romance
  • Fantaisie
  • Littérature Française

 

Une pléiade d’auteurs pour votre bonheur :  J.K. Rowling, Harlan Coben, Stephen King…

 

e-books FNAC

e-books Amazon

Furet du Nord

Wikisource et le Projet Gutenberg

Sur ces deux sites, retrouvez gratuitement des milliers d’ouvrages et textes gratuits à consulter ! Les thématiques, très variées permettront à tout le monde d’y trouver son intérêt.

Wikisource Gutenberg

Et si avec tous ces liens vous n’auriez pas trouvé l’ouvrage qu’il vous faut, nous vous donnons le lien de ce réservoir de livres en ligne !  

Réservoir de livres en ligne

3 mai 2020/par Faculté de Médecine
https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2020/04/patrick-tomasso-Oaqk7qqNh_c-unsplash-scaled.jpg 1707 2560 Faculté de Médecine https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2024/06/LOGO-CLASSIQUE-H-300x135.png Faculté de Médecine2020-05-03 15:29:542020-04-29 20:49:34Livres : ressources en ligne pour apprendre, réviser ou se divertir
Nutrition - 5 conseils

5 astuces nutrition pendant le confinement

À la une, Coronavirus, Vie des Personnels, Vie étudiante

En cette période de confinement, les tentations ne manquent pas côté “goûter” et friandises… Craquer avec culpabilité ou résister avec frustration ? Nous avons interrogé pour vous le Pr Ariane Sultan, professeur à la Faculté spécialiste en nutrition et le diététicien Nicolas Sahuc, intervenant à la Faculté. Avec eux, nous avons compilé 5 conseils diététique et nutrition à appliquer durant le confinement… mais pas que !

 

1 / Soyez à l’écoute de votre corps et de ses besoins !

Le confinement bouleverse nos habitudes : nos horaires sont décalés… notre corps aussi ! Parfois, la sensation de faim, n’arrive pas aux moments du traditionnel trio “petit-déjeuner, déjeuner, dîner”. Pas de panique ! Selon Nicolas Sahuc, il faut être très attentif au rythme du corps, rythme qui varie quotidiennement et qui n’est pas forcément calé sur les horaires “sociaux” : “Il ne faut pas s’inquiéter de ne pas avoir faim aux “heures de repas” et plutôt manger lorsque l’on a vraiment faim”. Pour cela, il faut être à l’écoute de son corps, des véritables sensations de faim et de satiété. “Ce qui ne signifie pas forcément manger 3 repas par jour…” appuie le Professeur Sultan.

Somme toute : pensez rythme biologique et soyez à l’écoute de votre sensation de faim avant même de penser nutrition ! 

 

2 / Ne sélectionnez ou n’écartez aucun aliment : pensez durée de rassasiement ! 

“Au moment de la faim, tous les aliments sont bons pour vous rassasier. Cependant, tous les aliments ne couvrent pas la même durée de satiété”. Le conseil du diététicien est alors de se tourner plutôt vers des aliments qui vont vous rassasier sur la durée : préférez une banane à un cookie pour votre encas, ou mieux, si vous avez vraiment faim, faites un véritable repas équilibré.

 

3 / Ne culpabilisez pas, mais pensez global !

Pour autant, ne culpabilisez pas non plus si vous avez vraiment envie de ce cookie pour le goûter. La clé, c’est de penser nutrition de manière globale : “La nutrition est une question d’équilibre global. Si vous mangez des repas équilibrés, régulièrement et en suivant votre rythme ; il n’y a pas de raison de complexer.” A l’inverse, une nutrition équilibrée n’est pas un “one-shot” : un seul repas équilibré de temps en temps, ça n’est pas suffisant ! Le Professeur Sultan le confirme : “L’équilibre alimentaire se dessine plus sur la semaine que sur une simple journée.”

 

4 / Privilégiez des repas équilibrés

“Un repas équilibré va vous rassasier pendant environ 5h tandis qu’un repas déséquilibré ou un grignotage va vous rassasier pour 2h à 2h30 seulement.” Il est donc important de composer ses repas avec un panel d’aliments qui vont combler votre faim sur la durée. “Contrairement aux idées reçues, un repas sans pain ni féculent ne va pas vous aider à garder la ligne, puisque vous aurez de nouveau faim 2h après.” Pour un repas équilibré et consistant, il est recommandé d’associer : du pain, des féculents, une source de protéine (viande, poisson, oeuf ou protéine végétale), un produit laitier (yaourt ou fromage), des fruits et légumes pour les fibres et un petit peu de corps gras. Ariane Sultan rappelle que “cette composition doit s’adapter à l’importance de la sensation de faim”. Quant à la variation des repas, le diététicien souligne que “la composition du repas équilibré est toujours la même, il suffit ensuite de varier les aliments selon les goûts !” 

 

Un exemple de repas équilibré : 

  • 1 part de Poulet Basquaise, avec légumes (frais ou surgelés), riz et salade
  • 1 morceau de pain
  • 1 yaourt ou 1 morceau de fromage
  • Quelques fraises

 

Mais n’oubliez pas le conseil du Professeur Sultan qui recommande de bien jauger la sensation de faim : “Si la sensation de faim n’est que peu présente, pas besoin de tous ces féculents, ou réduisez leur quantité !”

5 / Des collations riches en glucides pour les périodes de travail intenses

Et parce que nous savons que pour beaucoup, les examens approchent, nous avons demandé au diététicien ses recommandations en ce qui concerne les encas en période de travail intense. Selon lui, “il faut privilégier les aliments riches en glucides comme par exemple les barres de céréales ou les compotes qui sont équilibrées et pratiques. Les galettes suédoises façon “Havreflarn” sont également une bonne alternative : elles n’ont pas trop de sucres ajoutés et sont faciles à cuisiner soi-même.” Néanmoins, notre diététicien le rappelle : “Avant même de penser encas, le plus important reste de savoir gérer son stress ! Des exercices de respiration sont très efficaces pour vous aider.” “Sans oublier l’activité physique !” ajoute le professeur, “Une activité physique est faisable dans toute condition, y compris confiné ! Il faut juste l’adapter et s’adapter !”

 

Bien sûr, on n’allait pas vous laisser comme ça : nous avons sélectionné pour vous quelques recettes de galettes suédoises… : 

Recette 1 Recette 2 Recette 3

…et des applications pour vous aider dans la gestion du stress :

Soutien Covid-19

 

Nous reviendrons vers vous dans les prochains jours pour ce qui est de l’activité physique, restez connectés ! Et en attendant : à vos fourneaux 😉 !

 

Les Professionnels de Santé :

Nous les remercions pour leur aide apportée à l’occasion de la rédaction de cet article.

Ariane Sultan
https://twitter.com/SultanAriane

Ariane Sultan

Professeur en Nutrition

Ariane Sultan est professeur en nutrition, au sein de l’équipe nutrition-diabète du CHU de Montpellier, hôpital Lapeyronie. Présidente du CLAN (comité liaison alimentation nutrition) du CHU de Montpellier, elle intervient pour plusieurs cours à la Faculté de Médecine, en nutrition et en diabétologie.

Faculté de Médecine Montpellier - Nîmes
Nicolas Sahuc
https://twitter.com/nicolassahuc

Nicolas Sahuc

Diététicien

Nicolas Sahuc est diététicien diplômé depuis 2003, spécialiste des troubles du comportement alimentaire (TCA). Il donne régulièrement des séminaires à destination des internes en médecine de notre Faculté sur les troubles alimentaires ou encore l’obésité de l’enfant.

Faculté de Médecine Montpellier - Nîmes

10 avril 2020/par Faculté de Médecine
https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2020/04/element5-digital-acrBf9BlfvE-unsplash-scaled.jpg 1707 2560 Faculté de Médecine https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2024/06/LOGO-CLASSIQUE-H-300x135.png Faculté de Médecine2020-04-10 16:43:522020-05-11 16:50:565 astuces nutrition pendant le confinement

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Demande de visite libre au JARDIN des PLANTES

Demande de visite libre au JARDIN des PLANTES

Pour le groupe constitué

Les visites libres ne sont possibles que pendant les heures d’ouverture au public à savoir :

HORAIRES D’ÉTÉ

du 1er avril au 30 septembre : 12h à 20h sauf le lundi.

HORAIRES D’HIVER

du 1er octobre au 31  mars : 11h à 18h sauf le lundi.

Ce formulaire est un document d’information nécessaire pour connaitre la présence de groupe au jardin des plantes. I nous procure également les éléments utiles à la réalisation de statistique sur sa fréquentation.

 


    Pour les enfants, merci d’indiquer leur âge (70 enfants maximum) :

    Marie-Anne BOIVIN

    Marie-Anne GILLAIN naît en 1773 à Montreuil près de Versailles.

    Elle est envoyée en pension chez les religieuses de la Visitation.

    Pendant la Révolution, elle se réfugie à Etampes, chez une parente mère supérieure des Hospitalières de l’Hôtel-Dieu.

    Elle y suit les leçons du chirurgien et y exerce pendant deux ans et demi, de 1793 à 1796, les fonctions de dame hospitalière, c’est-à-dire de laïque offrant bénévolement ses services aux pauvres malades.

    En 1797, elle revient à Versailles pour se marier avec Louis BOIVIN, sous-chef de bureau aux Domaines nationaux.

    Rapidement enceinte, elle se retrouve brutalement veuve en 1798, à 25 ans, sans ressources et avec une petite fille à élever.

    Elle décide alors de mettre à profit l’enseignement acquis auprès du chirurgien de l’Hôtel-Dieu d’Étampes et se fait admettre à l’École de sages-femmes de la Maternité en 1799.

    En 1800, elle obtient son diplôme et part à Versailles pour y retrouver sa fille et exercer son métier.

    En 1801, suite à la mort de sa fille, elle obtient de Marie-Louise Lachapelle l’autorisation de revenir à l’Hospice de la Maternité

    En 1803, elle est nommée surveillante en chef de la section de l’allaitement. Elle occupe ce poste pendant onze ans, jusqu’en 1814. Pendant ce long séjour, elle en profite pour suivre les cours de sa protectrice, des chirurgiens de la Maternité (Baudelocque, puis Dubois) et des médecins en chef (Andry, et surtout Chaussier) dont elle recueille les observations et les leçons.

    En 1812, elle rédige un Mémorial de l’art des accouchements, et le publie. Celui-ci est agréé par le ministère de l’Intérieur qui en fait un des manuels que reçoivent les lauréates de la Maternité.

    En 1814, la place de surveillante qu’elle occupait est supprimée et elle est renvoyée, avec une gratification représentant la valeur de son salaire annuel, soit 360 francs.

    A partir d’octobre, elle obtient alors un poste de garde magasin et d’économe à l’hôpital général de Poissy, qu’elle conserve jusqu’en janvier 1819, date à laquelle l’hôpital général est converti en prison.

    Cette période de sa vie est mal connue : continue-t-elle sa pratique obstétricale en dépit de ses nouvelles fonctions, plus administratives ? Le fait-elle dans le cadre de l’hôpital général ? Dans celui d’une clientèle privée ? Toujours est-il qu’elle semble un temps bénéficier d’un traitement confortable de 1 200 francs annuels, soit presque autant que la maîtresse sage-femme de la Maternité.

    En 1818, elle concourt anonymement au prix d’émulation de la Société de médecine de Paris, en présentant un mémoire sur les hémorragies internes de l’utérus. Elle obtient la médaille.

    Le 1er février 1819, elle entre à la Maison Royale de Santé à Paris comme sage-femme surveillante en chef, avec les appointements modestes de 350 francs /an.

    En 1821, une opportunité de promotion se présente à elle à l’occasion de la mort de Marie-Louise Lachapelle.

    Le Conseil général des Hospices doit, selon la procédure, proposer au ministre de l’Intérieur une liste de cinq candidates à la succession de l’illustre sage-femme.

    Le 14 novembre 1821, le Conseil se met d’accord après vote sur une liste où Marie-Anne Boivin occupe la première place ; elle obtient 12 voix sur 12 lors du premier tour destiné à désigner la première.

    Un mois et demi plus tard, le ministre de l’Intérieur avalise le choix du Conseil.

    Mais la lauréate refuse la place (ou plutôt démissionne), obligeant le conseil à proposer une autre liste. Pourquoi ce refus ? Tous les biographes contemporains expliquent cette décision par la promesse publique qu’aurait faite Marie-Anne Boivin à son ancienne protectrice de ne jamais la remplacer, même après sa mort. Si c’est le cas, elle respecta sa parole et c’est une autre sage-femme, Madeleine Catherine Legrand, qui est nommée en 1822.

    Marie-Anne Boivin continue donc d’exercer à la Maison Royale de Santé où elle accumule les observations, les publications et les distinctions.

    En 1828, elle présente un mémoire sur les avortements spontanés qui est couronné par la Société de médecine de Bordeaux.

    En septembre 1835, à 62 ans, usée et fatiguée, elle prend sa retraite, et presse le conseil des hospices de lui verser une pension. Enfin, après une première attaque qui la laisse hémiplégique, elle meurt en mai 1841.

    En 1902, une des salles de la Maternité rénovée reçoit le nom de Marie-Anne Boivin.

    Louise BOURGEOIS

    Elle naît en 1563 Boulevard Saint Germain ou à Mons dans une famille de médecins.

    Elle se marie en 1594 à Martin BOURSIER, maitre chirurgien, élève d’Ambroise PARÉ.

    Elle se trouve sans ressources quand son mari est engagé dans les armées du roi.

    Elle acquiert vite une renommée auprès des dames de la cour et accouche la reine à six reprises.

    Elle est rétribuée 500 couronnes pour la naissance d’un garçon et 300 pour la naissance d’une fille.

    Elle perd sa renommée à la suite du décès de Marie De BOURBON-MONTPENSIER, épouse de Gaston d’ORLÉANS, lors de la naissance de la Grande Mademoiselle.

    Selon les chirurgiens ayant pratiqué l’autopsie de l’accouchée, le décès serait dû à la persistance de débris placentaires dans l’utérus et Louise Bourgeois est alors accusée de négligence.

    À cette époque, les obstétriciens masculins sont peu nombreux à exercer, et tentent de prendre le pas sur la confrérie des sages-femmes.

    Louise remet en cause leur compétence en critiquant violemment les conclusions de l’autopsie et les compétences des médecins pratiquant l’obstétrique ; toutefois sa réponse a l’effet inverse à celui-ci escompté, en leur faisant de la publicité.

    Elle est la première sage-femme à avoir écrit un livre d’obstétrique, Observations diverses sur la stérilité, perte de fruits, fécondité, accouchements et maladies des femmes et enfants nouveau-nés, publié en 1609.

    Dans ce livre elle signale que la stérilité du couple peut être d’origine masculine, même si, comme les médecins de cette époque, elle confond aptitude à procréer avec vigueur sexuelle.

    Elle identifie le rôle de la malnutrition sur la santé du fœtus, et elle est la première à prescrire l’administration de fer pour soigner l’anémie.

    Elle met en avant l’importance des connaissances en anatomie pour les sages-femmes, et supplie les médecins d’autoriser celles-ci à assister aux conférences et aux travaux de dissection.

    En 1636, les sages-femmes parisiennes lancent une pétition auprès de la Faculté de médecine pour que Louise Bourgeois soit autorisée à leur donner des cours d’obstétrique, mais ce droit leur est refusé.

    Par la suite, une de ses élèves, Marguerite du Tertre de la Marche est toutefois nommée responsable des sages-femmes à l’Hôtel Dieu, et parvient à refondre le contenu de leur formation.

    Elle meurt le 20 décembre 1636 Boulevard Saint Germain à 73 ans.

    Jean-Louis BAUDELOCQUE

    Il naît le 30 novembre 1745 à Heilly en Picardie.

    Il est le fils de Jean Baptiste BAUDELOCQUE, chirurgien, et d’Anne Marguerite LEVASSEUR. Ses frères Félix Honoré (1744-1794) et Jean Baptiste (1749-1800) ont été tous deux médecins. Il est le troisième d’une famille de dix enfants.

    C’est son père qui l’initia à la chirurgie dans les campagnes de Picardie.

    Il acheva ses études à Paris à l’Hôpital de la Charité où un maître d’obstétrique réputé, Solayrès de Renhac (1737-1772) officiait.

    En 1772, après la mort prématurée de Solayrès, à l’âge de 35 ans, il recueillit les manuscrits de ses cours et lui succéda dans la charge d’enseignement de l’obstétrique à l’Hôpital de la Charité. Grâce à Baudelocque, l’œuvre de Solayrès a échappé à l’oubli.

    En 1775, à l’initiative du chirurgien Augier du FOT, démonstrateur d’accouchements à Soissons, il publia, grâce aux manuscrits légués par Solayrès de RENHAC, la première édition d’un manuel destiné à l’enseignement des sages-femmes. Cet ouvrage fut publié une seconde fois plus tard sous son seul nom, sous le titre « Principes sur l’art des accouchemens par demande et réponses en faveur des élèves sages-femmes ». Il connut trois rééditions du vivant de Baudelocque et trois autres posthumes.

    En 1776, suite à sa soutenance de thèse portant sur la symphyséotomie « An in partu propter angustiam pelvis impossibili, symphysis ossium secanda ? », il est nommé chirurgien de l’hôpital de la Charité, à Paris, et fut reçu maître en chirurgie par le Collège de chirurgie de Paris.

    Le 5 ou 6 avril 1777 à Paris, il épouse Andrée DERULLIER (de Vulier, de Voulier, de Rullie, de Rouillier), dont la famille fabrique des mannequins de femmes enceintes pour les démonstrations dans les cours d’accouchements, elle meurt le 4 janvier 1787, sans enfant.

    Il publia en 1781 et 1789 les deux premières éditions de son traité savant « L’Art des accouchemens » en deux tomes. Il devint célèbre pour son forceps, sa pratique de la césarienne et l’invention du pelvimètre, qui permet de mesurer le diamètre antéro-postérieur externe, afin de déterminer les patientes chez lesquelles pourraient être rencontrées des difficultés à l’accouchement.

    Le 14 septembre 1788 à Amiens, il épouse ensuite Marie Catherine Rose Laurent, le couple eut cinq enfants (3 filles et 2 garçons).

    Pendant la Révolution française, les corporations et facultés furent abolies. Les hôpitaux perdirent une partie de leur personnel et de leur financement. Baudelocque réussit cependant à bâtir sa réputation d’accoucheur grâce à une clientèle de ville et à des cours privés d’obstétrique.

    En 1794, l’ancienne Faculté de médecine fut remplacée par l’École centrale de Santé de Paris, il y fut chargé des cours pour les étudiants en médecine et pour les sages-femmes.

    En octobre 1795, l’Hospice de la Maternité accueille les femmes pauvres et les filles mères pour leur accouchement et permit la formation clinique des sages-femmes et des médecins de l’École de Santé.

    De plus, cet établissement recueille également les enfants abandonnés.

    En 1798, Baudelocque, en plus de son poste de professeur d’obstétrique à l’Ecole de Santé de Paris, devint chirurgien en chef de la Maternité.

    En 1802, fut créée l’école de l’Hospice de la Maternité dans laquelle Baudelocque déploya ses talents de pédagogue utilisant des mannequins permettant de s’exercer aux examens et aux manœuvres obstétricales. Il privilégia l’observation sur l’action préférant laisser faire la nature et se servit le moins possible des instruments.

    Occupé par ses multiples charges, il délégua une partie de son autorité à la sage-femme en chef de la Maternité, Marie-Louise Lachapelle (1769-1821) qui assura une partie de l’enseignement des élèves sages-femmes et qu’elle fut autorisée à manier seule le forceps en cas d’accouchement difficile.

    Il fut mêlé à un retentissant procès qui lui avait été intenté par un médecin accoucheur, Jean François SACOMBE, farouche opposant de la césarienne et défenseur des pratiques traditionnelles des sages-femmes. Sacombe, qui s’était érigé en défenseur des sages-femmes, accusant Baudelocque d’infanticide, finit par perdre son procès en 1804 et, par la même occasion, tout sens de la mesure.

    En 1806, Napoléon nomme Jean-Louis Baudelocque titulaire de la chaire d’obstétrique, la première chaire de spécialité médicale en France.

    Il devint le médecin accoucheur des reines d’Espagne, de Hollande, de Naples et de toutes les dames de la cour.

    Il avait été choisi et retenu d’avance pour mettre au monde l’héritier attendu par Napoléon et l’impératrice Marie-Louise d’Autriche. Mais, frappé de congestion cérébrale, il n’allait pas voir naître le Roi de Rome.

    Il meurt le 2 ou 3 mai 1810, au 16 rue Jacob à Paris (6e) à 65 ans, où il demeurait.

    Il a été inhumé au cimetière de l’Ouest de Vaugirard, puis exhumé pour cause d’expropriation au motif du percement du boulevard Pasteur actuel.

    Il sera alors inhumé le 17 août 1839 au cimetière du Père-Lachaise (45e division).

    Il est le plus célèbre des médecins accoucheurs de son époque.

    Médecin de l’hôpital des Enfants malades, il laissera en 1890 son nom à la clinique Baudelocque.

    En 1966 sera édifiée la maternité Port-Royal. Les deux fusionnent en 1993 (Paris 14e).

    Avenue Denfert-Rochereau existe aujourd’hui une école de sages-femmes portant son nom.

    François CHAUSSIER

    Il naît le 2 juillet 1746 à Dijon, paroisse Saint Pierre.

    Son père était maître vitrier.

    Après avoir suivi les services de l’hôpital de Dijon, sa mère l’envoya à Paris pour poursuivre ses études de médecine et il se fit inscrire au Collège royal de Chirurgie : il y effectua une scolarité régulière entre 1765 et 1767 ; il y suivit les cours d’anatomie de Raphaël SABATIER et de Jean-Joseph SUE.

    Parallèlement, il s’initiait à la chirurgie avec les cliniques de de Lafaye et l’après-midi, celles de Isaac GOURSAUD.

    Ses années de Chirurgie prirent fint en 1768, date à laquelle il obtint le titre de Maître en Chirurgie : il s’établit à Dijon en qualité de chirurgien

    Il se marie le 27 juillet 1767 à Quetigny, Côte d’Or, avec Jeanne CARRE, fille et petite-fille d’un Maître Chirurgien. Ensemble ils ont un fils Bernard François Hector (1769-1837).

    En 1769, il ouvrit un cours gratuit d’anatomie humaine et comparée qui fut suivi par de nombreux étudiants pendant plus de dix ans.

    en 1774, les Etats de Bourgogne avaient créé un enseignement de la chimie avec Louis-Bernard GUYTON de MORVEAU comme professeur titulaire et Hugues MARET et François CHAUSSIER comme adjoints. Au décès de MARET, en 1786, il fut promu deuxième professeur de chimie.

    A Dijon, ses qualités professionnelles lui attirèrent la faveur de la clientèle et sa renommée dépassa rapidement la Bourgogne ; il se fit remarquer à l’Académie de Chirurgie par plusieurs communications de sorte qu’il obtint, en la séance publique du 10 avril 1777, la Médaille d’Or de l’Académie.

    Il fut reçu Docteur en Médecine, à l’Université de Besançon, le 14 janvier 1780 et en 1784, il devint correspondant de la Société Royale de Médecine. Cette même année, il fut admis à l’Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Dijon dont il devint secrétaire général suite à la mise en retraite de Guyton de Morveau.

    En 1785, il publia, à la demande des Etats de Bourgogne, une instruction populaire portant sur ma morsure des animaux enragés : « Méthode de traiter les morsures des animaux enragés, et de la vipère ; suivie d’un précis sur la pustule maligne » (avec Joseph Enaux 1726-1798).

    En 1789, il publia une étude sur les muscles du corps humain, dans laquelle il proposait une classification plus rationnelle que celle jusqu’alors enseignée : « Exposition sommaire des muscles du corps humain suivant la classification et la nomenclature méthodiques adoptées au cours public d’anatomie de Dijon » ; cet ouvrage connut une réédition en 1797.

    Le 20 décembre 1789, il lut à l’Académie de Dijon un mémoire « Observations chirurgico-légales sur un point important de la jurisprudence criminelle » dans laquelle il démontrait le rôle que pouvait jouer le médecin pour éclairer la justice ; cet ouvrage fut remarqué et il ouvrit l’année suivante à Dijon, un cours de Médecine Légale.

    Le 3 nivôse an III (23 décembre 1794), il se marie avec Angélique LABOREY à Dijon (Section du Crébillon), ils ont également un fils Franck Bernard Simon (1804-1866).

    En 1794, Antoine-François Fourcroy fut chargé par la Convention nationale de réorganiser l’enseignement médical et chercha une personnalité susceptible de lui proposer les détails de cette organisation. Claude-Antoine Prieur-Duvernois, de la Côte-d’Or, qui dirigeait au Comité de salut public, l’Enseignement des Sciences et des Arts, lui indiqua François Chaussier qui entra ainsi au Comité de l’Instruction Publique : il rédigea un rapport et un projet de décret qu’il lut à la tribune de la Convention, le 7 frimaire de l’an III (27 novembre 1794) ; il y proposait la création d’une seule « Ecole centrale de Santé » à Paris ; les conventionnels, ouverts largement à la décentralisation, demandèrent la création d’autres écoles semblables à Montpellier et à Strasbourg et c’est sur ces bases, que le rapport fut adopté, le 14 frimaire (4 décembre).

    Chaussier retourna à Dijon, où il reprit ses cours et ses études ainsi que les missions qui lui avaient été confiées : il avait été nommé médecin des Hospices de Dijon en avril 1793 et Chirurgien des Prisons; il n’y resta pas longtemps, puisqu’il fut rappelé à Paris pour occuper la chaire d’anatomie et de physiologie de l’Ecole de Santé. Chaussier fut, selon l’expression de Joseph-Henri Réveillé-Parise, le professeur de physiologie le plus célèbre de l’Ecole de Paris: il défendit que le vitalisme était la base de toutes les études de physiologie.

    Un décret du 7 vendémiaire an III (28 septembre 1794) ayant créée officiellement l’École centrale des travaux publics, future École polytechnique, le Conseil d’administration proposa, moins d’un mois après l’ouverture, d’y installer une infirmerie et de nommer un « officier de santé » (désignation révolutionnaire pour les médecins) pour soigner les élèves malades et donner aussi des leçons sur «l’art de prévenir les maladies et de les soulager». L’état nominatif des agents de l’Ecole polytechnique de l’année suivante le porte comme adjoint de Claude Louis Berthollet « chargé en même temps du cours de Zootechnie et de Salubrité, et Médecin de l’Ecole » : en fait, il enseigna le cours de Berthollet pendant son absence en Italie en 1796-1797. Après la régularisation de l’enseignement de la chimie, Chaussier semble avoir abandonné l’enseignement de cette science et s’être restreint presque entièrement à ses fonctions de médecin.

    En 1799, parurent « Les tables synoptiques » qui furent un grand succès. Elles constituent un résumé de physiologie, de pathologie et de thérapeutiques des divers appareils anatomiques du corps humain.

    Le 9 mai 1804, il est nommé Médecin des Hospices de la Maternité et on lui confia la Présidence des jurys médicaux pour les examens d’Officier de Santé, Pharmacien et Sage-femme pour la circonscription de la Faculté de Médecine de Paris.

    Il fait partie de la commission, nommée par le ministre de l’Intérieur en octobre 1810 pour étudier les « remèdes secrets » ; il y côtoie André Marie Constant Duméril, Jean-Joseph Menuret, Nicolas Deyeux.

    En 1815, après la chute du Premier Empire, il fut remplacé dans ses fonctions de médecin de l’Ecole Polytechnique, mais il resta titulaire de sa chaire à la Faculté jusqu’au 21 novembre 1822, date à laquelle la Restauration modifia l’organisation de la Faculté : il fut nommé professeur honoraire et sa chaire lui fut retirée. Il en éprouva une grande amertume et le lendemain, il eut une attaque d’apoplexie qui le priva temporairement de la parole et de la marche. Il se rétablit néanmoins, mais demeura hémiplégique, ce qui ne l’empêcha pas de poursuivre son activité à la Maternité.

    Le 6 mai 1823, il fut admis à l’Académie des sciences.

    Entre 1824 et 1827, il sortit plusieurs ouvrages de médecine légale: « Manuel médico-légal des poisons, précédé de considérations sur l’empoisonnement »14, « Recueil de mémoires, consultations, et rapports sur divers objets de médecine légale »15, « Mémoire médico-légal sur la viabilité de l’enfant naissant, présenté à Mgr le garde des sceaux, ministre de la Justice »16

    François Chaussier est décédé en son domicile parisien, le 19 juin 1828 à 81 ans, d’une crise d’apoplexie.

    Il est inhumé au Cimetière du Père-Lachaise (18e division) le 21 juin : Nicolas-Philibert Adelon prononça un discours au nom de l’Académie, Marie-Alexandre Désormaux, qui représentait la Faculté, fit de même, Duméril, au nom de l’Académie Royale des Sciences lut une longue éloge funèbre.

    Don 2ème fils, Franck CHAUSSIER suivit la même voie que son père et soutint sa thèse de doctorat en 1827 à Montpellier.

    Il est un médecin français, professeur de la Faculté de médecine de Paris, membre de l’Académie royale de médecine et de l’Académie des sciences.

    Chaussier fut l’éditeur principal des articles consacrés à la Pharmacie par l’Encyclopédie méthodique13.

    Angélique Marguerite Le BOURSIER du COUDRAY

    Elle naît en 1712 à, Clermont-Ferrand dans une famille de médecins.

    Elle est d’abord pendant trois ans l’élève d’Anne BAIRSIN, maîtresse sage-femme.

    En 1739, le 26 septembre, elle reçoit son diplôme et peu après devient sage-femme jurée.

    Elle exerce comme maîtresse sage-femme au Châtelet à Paris pendant seize ans.

    En 1752, pour joindre la pratique à la théorie, elle publie un livre « Abrégé de l’Art des accouchements ».

    En 1754, elle retourne en Auvergne et commence à donner des cours gratuitement.

    En 1758, elle conçoit sa fameuse « machine » de démonstration (faite de bois, carton, tissus, coton) qui est approuvée le 1er décembre par l’Académie de chirurgie.

    Au cours de la formation qui durait deux mois les élèves étaient invitées à s’exercer sur le mannequin.

    • En 1759 (ou 1757 ou 1767), Louis XV lui octroie une pension et la munie d’un brevet royal qui l’autorise à donner des cours dans tout le royaume, elle s’engage dans un tour de France obstétrical qui va durer 25 ans et se poursuivra jusqu’en 1783, sous le règne de Louis XVI et forma plus de 5 000 femmes et chirurgiens.
    • En 1768, elle se fait aider par sa nièce Mlle Marguerite GUILLOMANCE.
    • En 1769, une 2ème édition de son livre parait qu’elle fera illustrer de 26 charmantes gravures en couleur.
    • En 1770, elle engage à Bordeaux un jeune chirurgien M. COUTANCEAU qui épouse sa nièce quelques temps après.
    • En 1789, elle demeure chez sa nièce.

    Elle meurt le 16 avril 1794 à 79 ans à Bordeaux dans le dénuement et la solitude, sa nièce et son mari étant absents. Il y a une rue Angélique du Coudray, à Thorigné-Fouillard et également une rue Madame-du-Coudray à Clermont-Ferrand, sa ville natale. La maternité de l’hôpital de Melun (77) porte aussi son nom.

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