Le Karab’s c’est quoi ? Il s’agit d’un livre de poche répertoriant les établissements et les bons plans de la ville pour les étudiants locaux et étrangers. Réalisé par des étudiants de l’ACM corpo  leur projet voit le jour le 27 avril 2022 après 3 ans de travail et d’acharnement.

3 bonnes raisons de vous procurer le Karab’s !

 

  • 1 - UN GUIDE PRATIQUE PAR SA TAILLE ET SON FORMAT

    Adopter le Karab’s c’est faire le choix de la praticité ! Aussi grand qu’un livre de poche, ce petit guide se glissera facilement dans votre sac pour être emporté partout dans les rues de Montpellier.

    Pratique par sa taille mais aussi par son format ! Le Karab’s se compose de 6 chapitres pour accompagner votre vie étudiante au quotidien : manger, travailler, s’aérer, sortir, se cultiver et boire (avec modération, ne l’oublions pas…!). Le guide est clair et facile à comprendre, il contient des photos des différents lieux (pratique pour les nouveaux arrivants à Montpellier !) avec des renseignements tels que les horaires, le prix, la localisation et bien plus encore…

  • 2 - UN INDISPENSABLE POUR DÉCOUVRIR DE NOUVEAUX LIEUX

    Que vous soyez étudiants locaux ou bien étranger, Le Karab’s est un moyen rapide et efficace de connaitre de bonnes adresses ou d’en découvrir de nouvelles, en centre-ville ou dans les alentours de Montpellier ! Des restaurants chics de Montpellier en passant par les bars à petit prix toutes les catégories de lieux y figurent.

  • 3 - SOUTENIR UNE INITIATIVE ÉTUDIANTE

    Après 3 ans de dur labeur, les étudiants de l’ACM Corpo ont enfin pu voir leur projet aboutir ! Se procurer ce guide, c’est aussi soutenir leur travail.

    Que vous soyez amateur.ice de bons plans ou tout simplement curieux.se, ce guide est fait pour vous ! Le plus ? Le Karab’s est 100% gratuit et disponible à la corpo Médecine à Montpellier alors foncez vous le procurer !

 

Le Karab’s à la une de la presse locale !

Et parce qu’une si belle initiative ne pouvait pas passer à côté de la presse locale, le Karab’s a déjà fait deux parutions ! Bientôt présent sur Radio Campus Montpellier et sur Fun Radio, ce petit guide a de grands jours devant lui !

Inspirée par le Jardin des plantes et son herbarium historique, découvrez l’exposition Botanica réalisée par Christelle Boulé à l’occasion du Festival Boutographie. Du samedi 07 au dimanche 29 mai, une balade florale s’offre à vous en plein cœur de l’Orangerie.

Une programmation Hors les murs

Le festival Boutographie propose chaque année une programmation parallèle créant un circuit dans divers lieux culturels de Montpellier. Initialement programmé en 2019 puis annulé en raison de la crise sanitaire, le Jardin des Plantes accueille cette année le projet Botanica, une série de 15 tableaux rendant hommage à ses collections botaniques. Pour découvrir la genèse du projet et ses inspirations, nous avons échangé avec l’artiste Christelle Boullé.

Quel est votre parcours ?

J’ai grandi à Montréal et réalisé mes études en art. J’ai par la suite choisi de bifurquer vers le design graphique et obtenu un bachelor en 2009. Après m’être installée à Lausanne en Suisse, j’ai travaillé pendant 4 ans en tant que graphiste en agence. Suite à cette expérience, j’ai décidé de reprendre mes études et je me suis inscrite en 2014-2016 en Master photographie au sein de l’école ECAN, école reconnue mondialement. C’est à ce moment que j’ai commencé à travailler la photographie comme je le fais aujourd’hui, de façon expérimentale notamment à travers une série que j’ai réalisé sur le parfum. C’est un travail au sein d’un laboratoire comme pour les photos argentiques mais ici, elles sont développées en couleur. J’aime qu’une photo soit unique et cette technique est un terrain de jeu pour la création.

Parlez-nous du projet Les Boutographies 

En 2017, j’ai postulé avec mon projet de diplôme pour exposer au Pavillon populaire. J’ai été recontactée fin 2019 pour une exposition Hors les Murs qui permet de découvrir dans Montpellier différentes séries de photos. Ils se sont tournés vers moi car je travaille avec les matières. J’aime beaucoup le projet des Boutographies car il permet de découvrir des artistes émergents, c’est très rafraîchissant et nous offre la possibilité de découvrir des projets qui ont moins de visibilité.

Qu’en est-il du projet Botanica ?

Cette invitation est un très beau cadeau. Je travaillais depuis 2-3 ans sur la représentation du parfum quand les Boutographies ont eu cette idée avec le Jardin des Plantes de Montpellier. J’ai donc commencé mes recherches sur ce lieu et j’ai tout de suite été inspirée. Le lieu est super. J’ai regardé des documentaires et reportages pour découvrir la richesse des herbiers, ce qui m’a tout de suite intéressé. Je souhaitais me rapprocher de la matière et rendre hommage à la nature, aux parfums et aux formes. J’ai alors voulu créer un jardin intemporel, un jardin que nous pouvons avoir chez nous ou bien qui pouvait exister il y a 300 ans afin de jongler entre le passé et le futur.

Quelle a été votre démarche d’inspiration avec le Jardin des Plantes ?

Je ne me suis pas rendue au Jardin des Plantes, j’ai décidé de l’imaginer et d’être dans une démarche d’inspiration. Je me suis alors aidée de mes amis qui ont voyagé par exemple au Japon ou au Canada et qui ont photographié des plantes. Mon travail s’est basé sur mes recherches et surtout sur mon interprétation de ce que pouvait être le Jardin.

 

Débutée en 2020, la série de photographie Botanica n’est pas terminée et Christelle Boulé la poursuit.

Pour découvrir une explosion de couleur, rendez-vous à l’orangerie tout au long du mois de mai !

Le saviez-vous ? Le pôle échanges de l’ACM organise cette année une mission de solidarité internationale au Togo ! 13 étudiant.e.s auront ainsi l’opportunité de s’envoler au mois de juillet afin de rejoindre une association qui œuvre pour la réhabilitation d’une école. Interview.

Qui êtes-vous ?

Nous sommes Anouk Evrard et Claire Boin. Actuellement étudiantes en DFGSM3 à la Faculté, nous sommes aussi élues au sein de l’ACM. Notre rôle de VP échange consiste à faciliter les échanges internationaux (que ce soit pour des étudiants entrants ou sortants) ou interCHU (échanges entre CHU à l’occasion du stage d’été). 

La nouveauté cette année, c’est ce projet de solidarité internationale qu’on a nommé “Med’Trotter” ! 

Pouvez-vous en dire plus sur le projet Med’Trotter ?

Med’Trotter c’est un projet qui est né dans la tête de Camille Borne, notre ancienne VP échange, en 2019. Malheureusement, en raison de la crise sanitaire, le projet n’a pas pu aboutir et c’est pour cela que nous avons décidé de le remettre au goût du jour cette année !

Concrètement, il s’agit d’un projet en lien avec “Espace Hotsi”. C’est une association togolaise qui met en place des chantiers de rénovation afin d’améliorer la qualité de vie des habitants.

Cette année, l’objectif est de partir durant un mois pour aider cette association sur le chantier de rénovation d’une école à Wli, près de Tsévié.

Comment allez-vous aider Espace Hotsi ? 

Avec de l’huile de coude ! Nous allons aider les membres de l’association durant un mois à rénover 4 classes ainsi que les sanitaires. C’est très important car l’école enseigne de la maternelle au primaire, donc cela va bénéficier à de nombreux enfants.

Puisqu’il fait très chaud au Togo, nous ne pourrons être sur le chantier que le matin. Nous avons donc prévu d’animer des ateliers avec les enfants et les villageois durant les après-midis. Nous avons pensé à plusieurs thématiques autour de l’art, du dessin, de la sculpture, du sport, du chant, de la danse ou encore du jardinage ! Bien sûr, nous aiderons également en faisant du soutien scolaire et des actions de sensibilisation. Pour cela, nous nous sommes inspirés des actions que nous pouvons mener au cours de nos services sanitaires. Nous nous sommes également rapprochées de Médecins du Monde, afin qu’ils nous aiguillent sur la façon la plus adéquate de faire de la sensibilisation. On tient vraiment à faire les choses correctement.

Et puis le soir, ce sera l’occasion de faire des veillées. On a envie de partager avec la population, d’échanger sur nos histoires, nos cultures et nos traditions.

 

Comment peut-on vous aider pour la réalisation de ce beau projet ?

Ce projet nécessite de mobiliser 24000 euros. Ces dépenses sont réparties à la fois pour le chantier en lui-même, pour le matériel scolaire et de jardinage dont nous avons besoin pour les ateliers, mais également bien sûr, pour tout ce qui est lié au transport, à l’hébergement et aux frais médicaux des 13 étudiant.e.s en médecine qui sont sur le départ !

Pour parvenir à mobiliser cet argent, nous avons déjà demandé une bourse au FSDIE que nous avons obtenue. Elle nous permet de financer le voyage de 5 étudiants sur les 13 qui partent. Nous avons également sollicité une bourse auprès du CROUS, de la JSI (Jeunesse Solidarité Internationale donnée par le Fonjep) et du département. Nous sommes dans l’attente des résultats.

Notre dernière carte est l’autofinancement. Pour cela, nous avons mis en place le “Stand TOGO” que nous installons 1 fois par mois à la Faculté. Notre objectif est de vendre des en-cas et surtout des vêtements de seconde main afin de financer notre voyage.

 

Il est donc possible de nous aider en nous donnant des vêtements dont vous ne voulez plus au local de la corpo et/ou en achetant des vêtements qui vous plaisent lorsque le stand est en place ! Il n’y a aucune perte : les vêtements qui ne sont pas trop usés, sont redonnés à l’occasion des maraudes organisées par le pôle ISS de l’ACM ! 

Nous avons également mis en place une cagnotte pour toutes celles et ceux qui souhaiteraient nous faire un don.

 

 

Enfin, nous organisons une tombola au mois d’avril ! Il suffit de se procurer un ticket en vente à la corpo. Le tirage au sort se fera à l’occasion de notre stand Togo du 21 avril ! Des pin’s seront également en vente pour l’occasion, alors n’oubliez pas de venir nous voir et de nous suivre sur notre compte instagram : @med_trotter !

 

En bref

  • Le projet de solidarité internationale

    • Aider à la restauration d’une école 
    • Bénéficier d’une expérience internationale unique basée sur l’échange
    • 13 étudiants en médecine participent à cette aventure
    • Un projet à financer à hauteur de 24000 euros
  • Comment aider ?

    • Donnez des vêtements dont vous ne voulez plus au local de la corpo
    • Achetez des vêtements de seconde main lors des stands
    • Participez à la Tombola
    • Faites un don sur la cagnotte
    • Suivez et relayez @med_trotter

 

Après avoir été lauréats du Take-Off 3 de MUSE, les Docteurs Herrero et Bonnel ont présenté la formation PREPABLOC au cours de la séance « Recherche Et Innovation Chirurgicale 2021 » de l’Académie Nationale de Chirurgie. Cette formation a alors reçu le prix de l’innovation pédagogique ! Retour sur cette formation unique.

 

 

 

PRÉPABLOC : une formation destinée aux professionnels du bloc opératoire de demain

La construction du projet

Le lancement de PREPABLOC trouve sa source dans une démarche de co-création à l’initiative du Dr. Herrero, accompagnée par le Dr. Ferrandis. Une équipe pluriprofessionnelle et pluridisciplinaire a été composée rassemblant :

  • L’équipe enseignante de l’école d’IBODE du CHU,
  •  les Chefs de Cliniques-Assistants des hôpitaux du CHU et de l’ICM,
  •   les équipes du LIRMM,
  • Gypso-thérapeute des Urgences du CHU

 

Au programme de la formation

Proposé et coordonné par l’extracteur d’innovation, il s’agit d’un marathon de l’innovation sous la forme d’un concours en équipes d’une dizaine de personnes. Des séances de créativité permettent de concevoir des projets utiles en un temps record et d’apprendre à les « pitcher » en fin de semaine. Les cinq thèmes étaient le stress, la communication, la pédagogie chirurgicale de demain, l’attractivité des métiers du bloc et inventer un « Escape Game ».

 Les futurs IBODES, tuteurs des chirurgiens de demain, ont eu la chance de participer à divers ateliers théoriques ou pratiques tout au long d’une semaine de type « congrès ». Les responsables de l’école IBODE ont axé leurs présentations sur l’hygiène et l’instrumentation. Les Chefs de Cliniques-Assistants des hôpitaux du CHU et de l’ICM ont quant à eux animé des cours théoriques, en témoignant sur leur métier de chirurgiens des hôpitaux, en dirigeant des ateliers sur la suture et les nœuds chirurgicaux, ainsi qu’en permettant aux étudiants de tester leur habilité sur console de cœlioscopie.  Les équipes du LIRMM ont également collaboré sur le plateau de simulation high-tech hospitalo-universitaire du campus Arnaud de Villeneuve que le Dr. Debien et ses équipes font vivre au quotidien. Un atelier était aussi dédié à la réalisation des plâtres avec Christophe, le gypso-thérapeute réfèrent des urgences du CHU

 

Les objectifs de cet enseignement  
  • Former les étudiants avant leur arrivée en stage

    Pouvoir proposer à tous les étudiants en médecine une formation structurée, harmonisée au préalable à leur arrivée en stages hospitaliers chirurgicaux ou aux urgences.

  • Réduire le stress de ces étudiants

    Ainsi que celui des encadrants qui les accueillent au sein des blocs et qui, outre le temps nécessaire à les former en plus de leur charge de travail, avaient toujours l’angoisse de les voir faire des erreurs par méconnaissance dans ce milieu ô combien contrôlé.

  • Faire prendre conscience que le travail harmonieux en équipe est un facteur de réussite

    Qui bénéficiera au patient mais aussi à la sérénité d’un lieu de travail exigeant.

  • Susciter les vocations pour ces métiers

    Avec une information objective.

  • Initier très tôt à la méthodologie de l’innovation en mode « projet »

    Pour que les étudiants sachent créer, structurer et présenter des projets conformes aux ambitions qu’ils pourront nourrir tant sur le plan de leur avenir professionnel que scientifique.

Un projet soutenu par MUSE

Ce projet a pu prendre vie grâce à l’appui financier de MUSE (Montpellier Université d’Excellence) par le biais d’un appel à projet « Take OFF 3 » remporté en Juin 2020 avec l’aide active de l’extracteur d’innovation (Dr. Christophe BONNEL et Anaïs CAUSSE). L’équipe du Centre d’Innovation pédagogique de MUSE (CSIP) a également apporté sa pierre à l’édifice avec la réalisation d’un jeu de cartes interactif, ludique et à la scénarisation d’un « Escape Game » qui sera proposé l’année prochaine.

 

PREPABLOC : une formation qui rencontre un grand succès

La réussite du projet

La création de cette Unité d’Enseignement libre fut une réussite auprès des étudiants. En effet, fondé par une équipe pluriprofessionnelle et pluridisciplinaire, ce projet a été particulièrement suivi par un public intéressé composé d’étudiants en 3ème année de médecine, des élèves ingénieurs du LIRMM (Roboticiens) ainsi que des élèves IBODE (Infirmiers de Bloc opératoire).

 

L’avenir de PREPABLOC

Les étudiants ont particulièrement apprécié l’expérience et le projet lauréat sur la pédagogie chirurgicale de demain est à l’étude pour tenter de lui donner un avenir. Les équipes enseignantes nîmoises déjà largement rodées à ces concepts sont déjà dans la boucle pour l’adapter et l’équipe PREPABLOC partagera son expérience avec tous ceux qui, sur le plan national, souhaiteront s’en inspirer conformément aux souhaits de l’académie. 

 

Alors que les débats sur la santé mentale des étudiants ont ressurgi suite à la crise sanitaire et à l’heure de la réforme du 2e cycle, nos équipes pédagogiques ont développé, en collaboration avec les étudiants et des usagers, un concept pédagogique unique en son genre. Nommé temporairement “UE Savoir-Être et communication thérapeutique”, ce programme d’enseignement tourné vers l’empathie constitue une véritable innovation éthique et pédagogique. Afin d’en savoir plus, nous nous sommes tournés vers les porteurs de ce projet : Dr Amandine Luquiens et Pr Céline Bourgier ainsi que vers Théo Lacoste, étudiant membre du comité de pilotage.

 

Génèse d’un projet centré sur l’empathie

Un besoin d’évaluation né des modalités d’évaluation de la R2C

En 2018, le projet de réforme du second cycle des études médicales (R2C) arrive dans les mains des différents responsables pédagogiques de la Faculté et interpelle le Pr Céline Bourgier. En effet, celle-ci constate que les modalités d’évaluation des étudiants suite à la R2C porteront entre autres sur l’évaluation du savoir-être et de l’empathie des étudiants, au travers du certificat de compétences cliniques (C3). Or, à ce moment-là, aucun enseignement entièrement dédié au développement de cette compétence n’existe dans notre offre de formation. 

Rejointe en 2019 par Dr Amandine Luquiens, psychiatre-addictologue au CHU de Nîmes, les deux médecins vont donc s’associer pour piloter le projet de développement d’une unité d’enseignement novatrice, à même de répondre aux exigences de la R2C. Leur première piste est d’étudier le niveau actuel d’empathie des étudiants en médecine.

 

Un constat interpellant : l’empathie des étudiants en médecine décline au fil de leurs études

Leurs premiers constats sont surprenants. En effet les deux praticiennes, découvrent au gré de leurs recherches bibliographiques que les étudiants en médecine ont tendance à subir un déclin de leur empathie tout au long de leurs études. “Ce déclin débute de manière concomitante avec les stages hospitaliers. Il semblerait que la différence entre “l’idéalisation du métier de soignant” et la “réalité du métier de soignant” soit un facteur déclenchant” – explique Amandine Luquiens

Autre observation : ce déclin est très fortement corrélé aux problèmes de burn-out et de dépression que peuvent rencontrer les étudiants en santé.

 

Un enseignement structuré pour enrayer ce déclin et prévenir une meilleure qualité des soins futurs

Ces constats motivent les porteuses de projet à créer une nouvelle unité d’enseignement (UE) innovante, portée par un objectif double : 

  • Donner aux étudiants les outils et les compétences nécessaires à l’augmentation de la qualité des soins, en leur inculquant une approche centrée sur la personne et non pas seulement sur les symptômes / pathologies
  • Prévenir les risques psycho-sociaux, pour les patients, mais aussi pour les étudiants, futurs professionnels de santé.

Ces deux éléments complémentaires seront dès lors co-développés par un comité dédié, composé d’enseignants, d’étudiants et d’usagers.

 

Une UE co-construite pour l’acquisition de compétences autour de l’empathie envers soi-même et envers les patients

Étapes de la construction de l’UE

Une telle UE nécessite une période de création puis d’expérimentation qui se concrétisera au sein de la Faculté en 5 grandes étapes : 

  • ÉTAPE 1

    Création d’un comité de pilotage transverse

    S’agissant d’une UE créée de manière collaborative, les enseignantes ont eu à cœur de créer un comité de pilotage intégrant les étudiants afin que l’UE leur soit adaptée le mieux possible. Le comité est par ailleurs soutenu par le Conseil Pédagogique de la Faculté (présidé alors par Pr Denis Morin) et est composé d’enseignants de différents horizons ou de différentes spécialités afin d’avoir une vision globale du projet.

  • ÉTAPE 2

    Recensement de l’existant et élargissement du comité de pilotage

    À l’aide des personnels administratifs de scolarité, Amandine Luquiens et Céline Bourgier recensent les UE et enseignements existants au sein de l’offre de formation, mettant l’accent sur la relation patient-médecin, la construction de la relation de soin et le savoir-être. Ceci leur permet d’entrer en contact avec les enseignants porteurs des enseignements existants et de les intégrer au comité de pilotage de la nouvelle UE.

    ÉTAPE 2

  • ÉTAPE 3

    Remaniement des enseignements existants, développement de l’UE

    Le comité de pilotage propose une nouvelle organisation des enseignements existants sur une durée de 5 ans. Ceci, en les remaniant dans un ordre plus logique, avec une mise en œuvre plus progressive et congruente avec l’entrée des étudiants en stage hospitalier. En parallèle du remaniement de l’existant, de nouveaux enseignements sont proposés pour compléter l’offre de formation comme le module de communication thérapeutique, découpé en 3 niveaux progressifs et dans lequel sera intégré l’atelier-théâtre pré-existant.

  • ÉTAPE 4

    Intégration de l’UE dans le programme d’une promotion pilote

    La promotion DFGSM2 2021-22 est la promotion pilote et inaugure l’ensemble des enseignements de l’UE sur les 5 années. Quelques modules sont par ailleurs proposés aux DFGSM3 afin de tester les enseignements (étape 6) 

    ÉTAPE 4

  • ÉTAPE 5

    Suivi d’une cohorte d’étudiants afin d’évaluer l’enseignement

    Afin de mesurer l’impact de l’enseignement sur les étudiants, 3 promotions sont évaluées régulièrement sur des critères liés à l’empathie, mais aussi au bien-être, ou encore à la conception de la relation de soin. La promo DFGSM2 21-22 sera comparée à la DFGSM3 21-22 qui aura bénéficié d’un enseignement allégée, à la promotion DFASM1 21-22 qui, elle, n’aura pas pu bénéficier des différents modules de l’UE.

 

Une UE structurée pour faciliter l’acculturation des étudiants au sujet de la gestion des émotions

Comme le rappelle Théo Lacoste, Vice-Doyen étudiant 21-22, les étudiants en médecine sont “perfectionnistes” : “Ils sont sélectionnés car ce sont les meilleurs. Et ce mode de sélection se poursuit au cours des années. Le besoin d’être ou du moins de paraître “infaillible” à tous les niveaux – que ce soit professionnellement ou émotionnellement –  continue jusqu’à devenir une composante presque culturelle de notre façon de penser.” 

Or, c’est précisément une acculturation sur ce sujet que doit susciter cette UE : Amandine Luquiens le précise : “Nous recherchons une acculturation des étudiants, voire même, de la Faculté dans son ensemble. La Faculté prend soin de ses étudiants et les étudiants doivent prendre soin d’eux. Nous allons ainsi les aider à se saisir d’outils qui vont de pair à la fois pour se protéger mais aussi pour enrayer la “suppression émotionnelle” ; une stratégie de gestion utilisée depuis de nombreuses années par les médecins pour appréhender la relation patient-soignant.”

 Pour parvenir à cet objectif, l’UE est structurée autour de 4 grands modules, tous obligatoires : 

  • Initiation à la méditation de pleine conscience
  • Echanges de pratiques entre pairs : ce module permet de libérer la parole mais également de mieux appréhender la communication professionnelle au sein d’une équipe de soignants
  • Communication thérapeutique : un module sur plusieurs années avec des enseignements théoriques sur les annonces, l’intégration de l’atelier-théâtre et des ateliers de simulation.
  • Stigmatisation dans les soins : un module avec l’intervention d’usagers qui témoignent devant les étudiants de situations qu’ils ont pu vivre au cours de leur parcours de soin

 

En résumé : une initiative innovante, à plus d’un titre

L’humanisme est une valeur cœur de la Faculté. Elle est partie intégrante de son histoire, mais elle constitue également une valeur porteuse pour son avenir, comme en témoigne ce programme innovant, à plus d’un titre. En effet, il s’agit là d’une innovation éthique et pédagogique

  • co-créée avec les étudiants, les équipes pédagogiques, les usagers et les personnels administratifs : un véritable exemple de collaboration transversale entre les femmes et les hommes de notre communauté 
  • qui s’intéresse à une véritable problématique sociale et sociétale des étudiants en santé et qui intervient suffisamment tôt dans leur cursus pour l’anticiper et suffisamment longtemps pour la traiter en profondeur
  • qui intègre des modules théoriques mais aussi et surtout des modules très pratiques, centrée sur une approche humaine de la relation patient-soignant, notamment au travers d’ateliers de simulation
  • créatrice de compétences clés autour de l’empathie et du savoir-être : des outils indispensables pour une médecine plus humaine
  • porteuse d’un message à la fois pour les étudiants mais aussi pour leurs futurs patients

 

Des perspectives ouvertes sur les autres cursus

La mise en place de cette UE sur le cursus médecine pose inévitablement la question des autres filières portées par la faculté (maïeutique, paramédical). “La médecine est relativement en retard par rapport aux autres cursus”, concède Dr Luquiens. “En effet, il existe déjà des UE dans les autres cursus, mais pas de manière aussi structurée dans le temps. L’idée est donc, une fois cette UE fiabilisée “d’essaimer” sur les autres filières, dans une volonté d’approche transdisciplinaire de ces compétences.”

 

L’Hôpital des Nounours est de retour en 2022 ! Pour tout savoir de cette opération de sensibilisation utile et attachante, lisez cet article !

 

Les étudiants en santé de Montpellier s’associent pour une opération pleine de sensibilité

Comme chaque année depuis 2002, nos étudiants des filières médecine, maïeutique et orthophonie (via les corpos ACM, AMESF et Dislalie), s’associent aux étudiants des filières pharmacie, dentaire, kinésithérapie et ergothérapie pour organiser une manifestation tant unique par sa douceur que par son utilité : l’Hôpital des Nounours.

Le concept ? Les étudiants en santé accueillent des enfants de maternelles issues de quartiers défavorisés pour les sensibiliser au monde hospitalier et aux examens de santé à travers une mise en scène ludique : ce sont leurs doudous qui seront les patients d’un jour !

 

Un mini parcours transdisciplinaire de soins pour doudous

L’opération, qui aura lieu cette année du 28 mars au 1er avril, accueillera un mini parcours de soin pour les peluches des enfants, répartis dans 12 classes de maternelle. Un véritable “mini-hôpital” !

Au programme, pas moins de 15 stands de soins pluridisciplinaires ! Pour se préparer à la médiation avec les enfants, les étudiants qui animent les stands ont reçu une formation spéciale donnée par une pédopsychiatre du CHU de Montpellier.

 

Stands tenus par les étudiant.es de médecine (ACM)

  • Pneumologie – Cardiologie
  • Radiologie
  • Ophtalmologie
  • Dermatologie
  • Médecine digestive
  • Médecine générale
  • Anesthésie-Chirurgie
  • Urgences
  • Nutrition – Médecine du Sport – Médecine Environnementale

 

Stand tenu par les étudiant.es de maïeutique (AMESF)

  • Stand sur la vaccination

 

Stand tenu par les étudiant.es en orthophonie (DISLALIE)

  • Stand sur la langue des signes, travail de l’audition et de l’attention

 

Stands tenus par les étudiants des autres filières de santé : 

  • Pharmacie : médicaments et poux
  • Dentaire : soins dentaires
  • Ergothérapie : sensibilisation au handicap
  • Kinésithérapie : travail de l’équilibre

 

Objectif : dédramatiser le monde hospitalier et éduquer à la santé

Alors que les blouses blanches peuvent parfois impressionner les tout-petits, l’objectif de cette opération est vraiment de dédramatiser les examens hospitaliers que pourraient être amenés à suivre les enfants dans le futur” explique Carlota, Vice-Présidente ISS de l’ACM Corpo. 

Pour compléter le tableau et rendre la chose plus réelle, les étudiants ont même préparé des mini cartes vitales et des carnets de santé factices !” précise Pauline, deuxième VP ISS de l’ACM Corpo.

Avec un tel dispositif, il ne fait nul doute que les nounours de nos petit.es invité.es ressortiront en pleine forme !

 

Infos pratiques

: Campus Arnaud de Villeneuve, 2e étage

Quand : du 28 mars au 1er avril 2022

 

 

Chaque année, les étudiants choisissent un élu pour les représenter au niveau de l’équipe décanale. Cette année, c’est Théo Lacoste, étudiant en 4e année de médecine sur le campus ADV qui a été choisi pour vous représenter. Apprenez-en un peu plus sur lui et les actions d’Ademmoos à travers cette interview ! Portrait.

Bonjour Théo, tout d’abord, qui es-tu ? Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Théo Lacoste, je suis étudiant en 4e année de Médecine sur le campus ADV. Je suis aussi élu étudiant en conseil pédagogique, président d’Ademmoos (élus étudiants toutes filières). Je me destine à la profession de médecin bien sûr, mais je n’ai pas forcément de spécialité précise en tête, si ce n’est me spécialiser quelque chose de transversal comme la médecine d’urgence. Mais je ne suis pas fermé, je pense qu’il faut passer par plusieurs terrains de stage pour s’assurer de son avenir !

Tu es président d’Ademmoos : peux-tu nous rappeler le rôle de cette association ?

Il faut rappeler que sur notre Faculté, il y a plusieurs sites, plusieurs filières. Le pouvoir de représentation des étudiants dans les différents conseils est donc assuré par des élus étudiants. Ce travail est très conséquent. Nous avons donc décidé en 2016 de créer cette association pour libérer les étudiants élus du travail de fond (notamment tout ce qui est communication, infographies, etc.) mais également pour élaborer des projets avec d’autres associations étudiantes. L’objectif est vraiment de rassembler, de fédérer, de coordonner les associations et à travers elles, les étudiants.

Les membres de l’association sont constitués des étudiants élus aux différents conseils représentatifs, mais nous avons également des membres non-élus. Ils amènent souvent des réflexions très intéressantes avec un angle de vue différent lors de nos réunions mensuelles.

Peux-tu nous donner des exemples de projets coordonnés par Ademmoos et d’autres associations ?

Oui, par exemple la MAP (Montpellier Artistic Project) qui est une association centrée sur les Arts. Nous avons avec eux organisé un atelier d’Art-Thérapie, en présence d’un professionnel du métier, pour les étudiants, dans l’objectif de lutter contre le stress des études. Mais les projets que nous menons / coordonnons peuvent également se faire en dehors de nos associations. Je pense particulièrement au défi “Dry January(cf post instagram ci-dessous) que nous avons mené en collaboration avec l’ICM dernièrement, ou encore au “Mois Sans Tabac”.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par ADEMMOOS (@ademmoos)

Plus que le président d’Ademmoos, tu es aujourd’hui Vice-Doyen étudiant. Peux-tu nous préciser ton rôle à cette fonction ?

J’ai 3 missions principales : Tout d’abord, une mission académique, très institutionnelle. Je suis en rapport étroit avec l’équipe décanale, notamment la Doyenne Isabelle Laffont, mais également les équipes pédagogiques et administratives pour porter la voix des étudiants. Cela consiste à participer régulièrement à des réunions, mais aussi être à l’écoute de ce qu’il se passe aussi bien au niveau des étudiants qu’au niveau de l’environnement facultaire. Je suis un peu une “navette” pour remonter ou descendre des informations. Ces informations, je les transmets aux élus étudiants qui les diffusent aux différentes filières, aux différents sites ou aux différentes promotions.

La deuxième mission se centre sur l’association Ademmoos. Je dois donner une “ligne de conduite” au niveau de la politique de notre mandat. J’y reviendrai, mais l’idée est de répartir les sujets d’importance, parmi les 40 étudiants de l’association : certains s’occupent des réformes, d’autres du bien-être ou de la coordination avec les autres associations.

Ma troisième mission est vraiment d’être en lien direct avec les étudiants. Je peux être interpellé à cet effet par les délégués de promotions, mais ce n’est pas suffisant, les infos peuvent se perdre. Alors, je mets un point d’honneur à organiser le plus possible des réunions en présentiel, avec les différentes promotions pour discuter, “prendre la température” et recueillir directement auprès des étudiants leurs besoins et leurs ressentis. Ces infos me sont alors utiles dans le cadre de ma première mission académique afin de porter avec le plus d’exactitude possible la volonté des étudiantes et étudiants.

Quelles sont les priorités de ton mandat ?

Il y a plusieurs champs prioritaires. Tout d’abord un volet un peu plus académique et administratif, qui consiste principalement à poursuivre le travail de mes prédécesseurs : Salomé Duteurtre et Florian Mary. Ils ont tous les deux travaillé sur ce que j’appelle “l’Alliance Pédagogique”. C’est-à-dire, la co-construction de notre parcours de vie étudiant, avec l’ensemble des interlocuteurs : enseignants, étudiants et corps administratif de la Faculté.

Cela paraît simple vu de l’extérieur mais c’est en fait assez complexe, car il faut concilier l’avis de tout le monde ; réussir finalement, à trouver des accords à partir de nos désaccords ! Pour autant, cela se fait avec la bonne volonté de tout le monde, en bonne intelligence. Nous devons travailler ensemble, et regarder les problématiques à résoudre à travers les prismes de chacun, pour que les solutions prises soient bénéfiques pour tous.tes. Ce devoir de vivre ensemble, il est véritablement primordial, et on le répète régulièrement à toute l’équipe, notamment plus récemment aux nouveaux élus étudiants du conseil de gestion et du conseil pédagogique.

Ensuite, il y a toutes les réflexions autour du bien-être étudiant. C’est quelque chose qui est assez nouveau, dont on ne parlait pas trop il y a quelques années et qui a été révélé au grand jour par la crise sanitaire. Aujourd’hui plus que jamais, ce sujet est devenu notre principale priorité.

Mais on ne peut pas agir sans connaître l’ampleur de la problématique ! Nous nous sommes donc donné comme premier objectif de recueillir l’avis ou l’expérience des étudiant.e.s à travers des enquêtes. Nous avons ainsi pu recueillir plus de 1000 réponses à notre premier questionnaire sur la santé mentale, diffusé au cours de l’hiver, – je profite d’ailleurs de cette interview pour remercier les répondants ! – . Les résultats de cette enquête sont en cours de traitement. Par ailleurs, nous avons il y a quelques semaines commencé à diffuser une nouvelle enquête, concernant les violences sexistes et sexuelles que peuvent subir les étudiants à la faculté, en soirée ou sur leur lieu de travail/stage afin de délimiter les contours du problème et ainsi entrevoir des actions correctives pour limiter les incidents voire sanctionner le cas échéant.

En pratique, mettez-vous des actions en place pour favoriser le bien-être des étudiants ?

Oui, d’un point de vue pratico-pratique, nous avons créé cette année un pôle bien-être avec deux chargés de missions qui sont étudiants en médecine (Ulysse Godin et Maribelle Dossou-Yovo). Ils ont pour mission d’organiser des événements de sensibilisation. Par exemple, il y a eu la conférence sur les addictions avec le Pr Hélène Donnadieu-Rigole, le Mois Sans Tabac, le Dry January… En mars, nous aurons une conférence sur les risques psycho-sociaux et le “workaholism”. Ces événements sont assez appréciés des étudiants.

Il y a également d’autres projets pratiques en dehors de la thématique “bien-être” comme le Forum du Futur Interne, qui est piloté par l’ex-Vice-Doyen Florian Mary, qui a pour objectif de mettre en relation les étudiants de 5e et 6e année avec des internes afin de partager leur expérience.

Qu’est-ce-qui t’a motivé à prendre ce rôle d’élu et de Vice-Doyen ?

La motivation m’est venue à mesure de mes engagements précédents, à la fois au niveau d’Ademmoos mais aussi au niveau de l’ANEMF (Association Nationale des Etudiants en Médecine de France), car l’an passé, j’étais très impliqué dans les sujets autour de la R2C (réforme du deuxième cycle des études médicales) sur le plan national. Ceci m’a donné envie de m’engager encore plus fortement au niveau local, sur les problématiques qu’on rencontre au quotidien.

Bien sûr, les discussions avec mes prédécesseurs m’ont également fortement influencé. Tout s’est fait ensuite très naturellement, l’envie d’aider les promotions me guidant dans mes choix. J’avais envie de voir mes études sous un autre angle.

Après, oui c’est très chronophage. C’est parfois un peu dur de tout concilier ! Il est donc important de bien s’entourer de savoir déléguer. A cet égard, je souhaite remercier particulièrement Florent Benoist, qui est VP Général d’Ademmoos et représentant au Conseil Pédagogique et qui m’aide vraiment beaucoup et me permet de bien m’organiser.

Comment est-on élu Vice-Doyen ?

Le Vice-Doyen est proposé par les élus étudiants au Conseil de Gestion. Il fait bien souvent partie de la liste des étudiants élus. Le Conseil vote ensuite en faveur ou en défaveur de l’étudiant proposé. Cette proposition fait l’objet de discussions préalables en interne au sein d’Ademmoos. Une fois élu, le Vice-Doyen est en place pour 2 ans, mais bien souvent, nous démissionnons au bout d’un an pour pouvoir bien se consacrer à nos études.

Merci beaucoup pour cet échange : as-tu un mot de la fin ?

Oui, à propos de l’une des priorités de mon mandat, sur le bien-être. Je voudrais faire passer le message suivant : on a le droit de ne pas aller bien. Les étudiants en santé sont issus d’un système très sélectif, où il faut être toujours le meilleur. Culturellement, c’est donc compliqué pour nous de dire quand ça ne va pas, on a tendance à taire nos faiblesses. Pour autant, il n’est pas anormal de se sentir mal ! Il y a des dispositifs d’aide que l’on peut retrouver sur le site web de la Faculté. Il faut briser le silence sur ce tabou et s’emparer des dispositifs mis au point conjointement par les étudiants et la faculté pour se sentir mieux. Seul on va plus vite, mais ensemble, on va plus loin !

Pour la deuxième année l’association Agnes McLaren organise un prix de médecine, doté de 4000€ ! Les candidatures sont ouvertes aux étudiant.e.s de la Faculté de Médecine Montpellier-Nîmes qui soutiendront leur thèse d’exercice entre septembre 2021 et mars 2023. Retrouvez ci-dessous les modalités d’inscription et les critères d’éligibilité de votre thèse.

 

Ce prix récompense une thèse en médecine portant sur la santé des femmes et/ou des enfants en situation de précarité ou de vulnérabilité et finance un travail basé sur cette thèse

L’association Agnes McLaren, créée en 2018 œuvre pour le maintien de la mémoire d’Agnes McLaren, écossaise et première femme médecin diplômée de la Faculté de Médecine de Montpellier, en 1878. C’est en l’honneur de cette femme médecin, qui dédia sa vie aux soins des femmes les plus défavorisées ou exclues de la société que l’association souhaite décerner pour la première fois un prix de médecine.

Ainsi, l’association a mis en place, à l’occasion du 8e centenaire de la Faculté en 2020, le Prix de Thèse Agnès McLaren. Tous les deux ans, ce prix récompense une thèse d’exercice originale, portant sur la santé des femmes en situation de précarité / vulnérabilité ou bien sur la santé des enfants exposés à la précarité et/ou les situations de vulnérabilité. Il finance également un travail basé sur cette thèse. Le Prix, d’un montant de 4000 € sera décerné en juin 2023 après pré-sélection par un comité et étude par un jury composé de professionnels de santé.

Pour la première édition, un prix remporté par Justine Allouche portant sur les connaissances et pratique du dépistage du cancer du Col de l’Utérus.

En 2021, le prix a été remporté par Justine Allouche pour son travail axé sur l’évaluation des Connaissances et des Pratiques vis-à-vis du Dépistage du Cancer du Col de l’Utérus chez les Femmes en Situation de Prostitution dans les Départements du Gard et de l’Hérault. Justine avait à cette occasion fait l’objet d’un article sur Midi Libre !

 

 

Critères d’éligibilité

Afin de concourir à l’obtention de ce prix de thèse, les candidats doivent respecter plusieurs critères d’éligibilité :

 

  • Ouverts à nos étudiant(e)s

    Critère 1 : Être étudiant(e) au sein de la Faculté de Médecine Montpellier-Nîmes

  • Année 2021-22-23

    Critère 2 : Soutenir sa thèse d’exercice entre septembre 2021 et mars 2023

  • Sujet de thèse

    Critère 3 : Soutenir une thèse dont le sujet traite de la santé des femmes les plus défavorisées voire exclues ou bien sur la santé des enfants exposés à la précarité et/ou les situations de vulnérabilité

  • Projet post-thèse

    Critère 4 : Thèse ouvrant sur un projet opérationnel

Quelles sont les étapes à suivre pour concourir ?

La deuxième édition du Prix de thèse McLaren va se dérouler en 5 phases, tel que suit :

  • avant le 15 mars. 2023

  • 15 avril 2023

    Phase de pré-sélection

    Phase de pré-sélection des thèses reçues par le comité de présélection. 5 thèses pré-sélectionnées.

    15 avril 2023

  • 15 mai 2023

    Avis de sélection

    Transmission de l’avis de sélection aux 5 candidats retenus.

  • Juin 2023

    Phase de sélection finale

    Examen des 5 thèses pré-sélectionnées par le jury. Les candidats doivent transmettre leurs thèses et travaux post-thèses avant le 24 janvier 2021.

    Juin 2023

  • sept. 2023

    Cérémonie de remise du prix

    Remise du prix Agnes McLaren lors de la cérémonie officielle.

Règlement du Prix Dossier de Pré-Candidature Dossier de candidature

Nous vous espérons nombreux.ses à concourir pour ce nouveau prix ! À vos plumes donc, et bon courage dans la rédaction de vos thèses !

 

 

L’Association du Tutorat Santé de Montpellier renouvelle sa Semaine Des Lycéens, du 21 au 25 Février 2022 ! Une semaine consacrée à tous les lycéens, à leurs parents et professeurs afin de désamorcer toutes les interrogations sur la REES (Réforme d’entrée aux études de santé) plus connue sous le nom du dispositif PASS-LAS.

 

Un événement organisé sur ZOOM, pour que le plus grand nombre puisse participer

Cette semaine, destinée à tous les lycéens (secondes, premières et terminales) mais également à leurs parents et professeurs, sera composée de différents créneaux dédiés à l’explication de la REES, les années PASS/LAS mais également les années supérieures. Les séances auront lieu sur ZOOM du 21 au 25 février 2022, sauf celles du Mercredi 23 Février matin qui se feront sur le Campus Arnaud de Villeneuve de la Faculté de Médecine (641 Avenue du Doyen Gaston Giraud, 34090 Montpellier).

La participation à cet évènement est totalement gratuite, et nécessite une inscription préalable via le formulaire ci-dessous :

Un programme riche en conférences, tuto et séances questions-réponses

Retrouvez ci-dessous le programme complet de la semaine :

  • Lundi 21/02 – 16h00 : Le premier créneau sera destiné à la présentation du Tutorat et de l’association ATSM. Le rôle du Tutorat au sein de la réforme et les services mis en place gratuitement par l’ATSM seront détaillés afin de rassurer les étudiants sur l’accompagnement pédagogique et psychologique qui leur sera proposé pendant leur année. Au terme de la semaine, les lycéens connaîtront le nouveau système mis en place avec la Réforme d’Entrée aux Etudes de Santé et le fonctionnement respectif du PASS et des LAS. Les différentes matières retrouvées au cours de l’année seront également détaillées.
  • Mercredi 23/02 – 14h00 : Prévue pour les secondes et les premières, une séance sera destinée à guider ces derniers par rapport aux spécialités à choisir lors de leur passage en terminale.
  • Mercredi 23/02 – 14h et Jeudi 24/02 – 19h : Deux conférences seront spécifiquement animées pour les parents et les professeurs afin de les inclure dans la Réforme d’Entrée aux Etudes de Santé et de leur expliquer le fonctionnement de celle-ci ainsi que du Tutorat.
  •  Jeudi 24/02 – 16h : Les tuteurs proposeront un atelier de méthodologie pour permettre une bonne appréhension et une bonne anticipation de l’année, alliant également un petit temps bien-être.
  •  Nouveau cette année : l’ATSM prévoit une matinée en présentiel à la faculté pour les terminales souhaitant voir le déroulement d’une séance tutorat pour les PASS. Il seront d’abord accueillis sur le campus ADV puis amenés à suivre une séance en amphithéâtre.
  • Les étudiants en terminale auront l’occasion de suivre 5 séances Tuto Lycée, reprenant quelques points de cours qu’ils seront amenés à voir lors du premier semestre de PASS/LAS.
  • La semaine se terminera enfin par un temps d’échange, durant lequel les tuteurs resteront à la disposition de tous pour débriefer de la semaine et répondre aux dernières questions.

Après une deuxième place en 2017, nos étudiants reviennent en force cette année et ont décroché la première place de la PlasmaCup, un challenge inter-écoles organisé par l’EFS pour sensibiliser à l’importance du don de plasma. Retour sur ce challenge et sur l’expérience de nos étudiants coordonnateurs pour la Faculté de Médecine, Esteban, Pauline et Carlota membres de l’association ACM.

 

La PlasmaCup, un challenge inter-écoles

Chaque année, la PlasmaCup est organisée par l’EFS (Etablissement Français du Sang) dans plusieurs villes universitaires en France. L’objectif de ce challenge ? Sensibiliser un maximum d’étudiants à l’importance du don de plasma.

À Montpellier, c’est à la Maison du Don que tout se joue. Située dans le quartier Euromédecine, accessible en tramway (ligne 1), la Maison du Don reçoit les donneurs de sang mais également de plasma ou de plaquettes.

Dans le cadre de la PlasmaCup, une urne y était disposée pour que chaque étudiant donneur puisse inscrire son établissement d’origine. Chaque don faisait remporter 1 point à l’établissement.

 

La Faculté de Médecine, championne dans la catégorie Grandes Écoles !

Avec un total de 17 dons, la Faculté de Médecine arrive donc en pole position du classement dans la catégorie “Grandes Écoles”. Un classement qui rend très fiers Esteban, Pauline et Carlota, respectivement Président et Vice-Présidentes ISS (Innovation Sanitaire et Sociale) de l’ACM. “Le Trophée Solidaire de l’EFS viendra rejoindre celui de 2017 dans le local de la corpo !” indique Esteban. En effet, l’ACM avait également précédemment coordonné la participation de la Faculté de Médecine. Cette année-là, nous avions décroché la deuxième place.

Pour récompenser nos étudiants, Emilie Moral, chargée de promotion à l’EFS, a remis le Trophée à Esteban le vendredi 4 février, mais également des places pour un escape game, des places pour le match de rugby MHR / Stade Français et d’autres goodies. “Les gains seront redistribués aux donneurs” insiste Carlota.

 

Le don de Plasma, 1h pour sauver des vies : une expérience indolore et instructive pour les étudiants en santé

Esteban et Carlota ont tenu à nous rapporter leur expérience. “Après avoir validé ma participation à la PlasmaCup en plaçant mon bulletin dans l’urne ; j’ai rencontré le médecin de l’EFS pour vérifier que j’étais bien éligible au don de plasma. Ensuite pendant environ 45 minutes, j’ai été prise en charge pour le don qui ressemble dans les faits à un don de sang, sauf en ce qui concerne la machine qui sépare le sang et le plasma” explique Carlota.

“En tant qu’étudiant en santé, j’ai trouvé la prise en charge vraiment intéressante. Par rapport à un don de sang classique, on reste en contact beaucoup plus longtemps avec les soignants qui gèrent le don et c’est une véritable opportunité pour échanger. L’instrumentation utilisée est aussi impressionnante. Ça permet de bien faire le rapport avec nos cours” indique quant à lui Esteban.

Lorsqu’on lui demande si le don était fatiguant, Carlota tient à rassurer : “Pas du tout ! Contrairement au don de sang, les globules rouges nous sont re-transfusés. Il n’y a pas d’anémie et donc pas de fatigue.”

 

PlasmaCup 2022 : la mobilisation de la Faculté sera au rendez-vous !

Avec ces éléments, plus aucune raison de craindre le don de plasma ! Emilie Moral nous informe que la PlasmaCup sera renouvelée à l’automne 2022.

L’ACM sera de nouveau présente !” assure Esteban. Mais pas que : La Plasma Cup est ouverte à tous les membres de la communauté facultaire. Nous comptons donc sur nos étudiants, mais également enseignants et personnels pour contribuer au challenge 2022 ! Pour cela, restez connectés 🙂

 

Focus : Où et comment donner son sang / plasma / plaquettes à Montpellier ?

Outre les opérations de don de sang organisées sur nos campus par les corpos étudiantes (à Montpellier par l’ACM en octobre, février et avril) il est possible de donner son sang / plasma / plaquette à la Maison du Don de Montpellier : 

  • Adresse : Parc Euromédecine, 392 Av. du Professeur Jean Louis Viala (Parc Euromédecine)
  • Accès : Tramway 1 (Euromédecine)
  • Horaires :
    • Lundi / Jeudi : 11h – 18h30
    • Mardi / Mercredi / Vendredi : 8h30-16h30
    • 1er et 3ème samedi du mois : 8h30 – 16h30