Les personnes âgées représentent plus de 20% de la population française (Source INSEE 2020), pourtant, vieillir reste mal compris. Grâce aux outils de simulation proposés dans cet atelier innovant, les participants pourront faire un bon de plusieurs années dans le temps. Ils pourront ainsi aiguiser, par l’expérience, leurs compétences dans l’accompagnement des personnes âgées.

Pourquoi cet atelier ?

Cet atelier, proposé par l’Ecole de Gériatrie et de Gérontologie, a été créé pour permettre à ses participants de faire l’expérience des principales déficiences liées au vieillissement. 

Il est mené par sa responsable administrative, Myriam Taroudjit et Marie-Laure Portalez, ingénieure d’études. 

Des équipements spéciaux permettent aux participants de faire l’expérience sensorielle des principales déficiences liées à l’âge. Ils peuvent ainsi percevoir les difficultés des personnes âgées et  mieux comprendre leurs comportements et leurs besoins spécifiques.

“Un véritable apprentissage par l’expérience dans le but d’améliorer les conditions de vie des personnes âgées“

L’efficacité de cette méthode par simulation a fait l’objet d’une étude réalisée par des étudiants en médecine à l’Université Julius-Maximilians de Wurtzbourg (Dr. med. Filz S.A., Dr. med. Swoboda W. et al.).

Les recherches, effectuées sous forme de stages pratiques impliquant le port d’une combinaison de simulation, ont conduit aux résultats suivants :

  • Capacité d’empathie des conditions de vie d’une personne âgée après le stage pratique : 83% des participants.
  • Capacité de se mettre dans la situation d’une personne âgée après le stage pratique : 90% des participants.
  • Compréhension de l’état physique d’une personne âgée après le stage pratique : 95% des participants

 

Comment ?

A l’aide de combinaisons de simulation composées de plusieurs éléments, les participants se mettent à la place d’une personne âgée en faisant l’expérience des difficultés physiques et morales  liées au vieillissement.

Quelques exemples : 

  • LES LUNETTES SPÉCIALES

    Elles provoquent une perception différente de la couleur, un flou granuleux, une sensibilité à l’éblouissement et/ou un rétrécissement du champ visuel

  • LE CASQUE AUDITIF

    Il provoque une perte d’audition à haute fréquence

  • LE GILET DE POIDS

    Ce gilet permet aux participants de faire l’expérience d’une courbure de la colonne vertébrale, de basculement de bassin vers l’avant, d’une faiblesse posturale, de restriction de la mobilité, de perte de force, d’une augmentation du stress physique et/ou de l’affaiblissement du sens de l’équilibre.

  • LES GANTS

    Ils provoquent une restriction de la mobilité des mains, une diminution de l’agilité et une diminution de la sensation tactile

  • LES POIDS DE CHEVILLE

    Les poids de cheville provoquent une perte de force musculaire, une coordination altérée et une démarche incertaine en traînant les pieds

  • LA SEMELLE MOLLE DE LA SURCHAUSSURE

    Cette semelle particulière donne une sensation spongieuse et diminue la sensibilité du contact avec le sol, elle permet d’éprouver la sensation d’insécurité

  • DES GANTS SPÉCIAUX

    Ces autres gants permettent la simulation de tremblements, reproduits de façon réaliste grâce à la stimulation musculaire électrique et d’un module de commande réglable en continu

Les retours de nos étudiants

Chaque année, cet atelier innovant est donc proposé aux élèves de l’École afin de compléter leur cursus et améliorer leur compréhension de la personne âgée. Les témoignages sont élogieux :

Stéphanie : “Cet atelier était très intéressant et toutes les personnes travaillant auprès d’un public âgé devraient pouvoir participer à cet atelier de simulation. Perdre des sens est très perturbant.

Mariam : “Cet après-midi, j’ai vécu ce que les personnes avancées en âge que j’accompagne vivent au quotidien. Les douleurs musculaires, les problèmes auditifs et visuels, la lenteur, dus à l’environnement qui n’est plus adapté pour évoluer en toute sécurité“

Maïlys : “Dans le cadre professionnel, j’apporterai une attention d’autant plus particulière à ces “douleurs” et la manière dont les personnes le vivent et le subissent dans leur quotidien pour adapter au mieux les réponses à leurs besoins.”

 

Plus de photos : 

Le Karab’s c’est quoi ? Il s’agit d’un livre de poche répertoriant les établissements et les bons plans de la ville pour les étudiants locaux et étrangers. Réalisé par des étudiants de l’ACM corpo  leur projet voit le jour le 27 avril 2022 après 3 ans de travail et d’acharnement.

3 bonnes raisons de vous procurer le Karab’s !

 

  • 1 - UN GUIDE PRATIQUE PAR SA TAILLE ET SON FORMAT

    Adopter le Karab’s c’est faire le choix de la praticité ! Aussi grand qu’un livre de poche, ce petit guide se glissera facilement dans votre sac pour être emporté partout dans les rues de Montpellier.

    Pratique par sa taille mais aussi par son format ! Le Karab’s se compose de 6 chapitres pour accompagner votre vie étudiante au quotidien : manger, travailler, s’aérer, sortir, se cultiver et boire (avec modération, ne l’oublions pas…!). Le guide est clair et facile à comprendre, il contient des photos des différents lieux (pratique pour les nouveaux arrivants à Montpellier !) avec des renseignements tels que les horaires, le prix, la localisation et bien plus encore…

  • 2 - UN INDISPENSABLE POUR DÉCOUVRIR DE NOUVEAUX LIEUX

    Que vous soyez étudiants locaux ou bien étranger, Le Karab’s est un moyen rapide et efficace de connaitre de bonnes adresses ou d’en découvrir de nouvelles, en centre-ville ou dans les alentours de Montpellier ! Des restaurants chics de Montpellier en passant par les bars à petit prix toutes les catégories de lieux y figurent.

  • 3 - SOUTENIR UNE INITIATIVE ÉTUDIANTE

    Après 3 ans de dur labeur, les étudiants de l’ACM Corpo ont enfin pu voir leur projet aboutir ! Se procurer ce guide, c’est aussi soutenir leur travail.

    Que vous soyez amateur.ice de bons plans ou tout simplement curieux.se, ce guide est fait pour vous ! Le plus ? Le Karab’s est 100% gratuit et disponible à la corpo Médecine à Montpellier alors foncez vous le procurer !

 

Le Karab’s à la une de la presse locale !

Et parce qu’une si belle initiative ne pouvait pas passer à côté de la presse locale, le Karab’s a déjà fait deux parutions ! Bientôt présent sur Radio Campus Montpellier et sur Fun Radio, ce petit guide a de grands jours devant lui !

Inspirée par le Jardin des plantes et son herbarium historique, découvrez l’exposition Botanica réalisée par Christelle Boulé à l’occasion du Festival Boutographie. Du samedi 07 au dimanche 29 mai, une balade florale s’offre à vous en plein cœur de l’Orangerie.

Une programmation Hors les murs

Le festival Boutographie propose chaque année une programmation parallèle créant un circuit dans divers lieux culturels de Montpellier. Initialement programmé en 2019 puis annulé en raison de la crise sanitaire, le Jardin des Plantes accueille cette année le projet Botanica, une série de 15 tableaux rendant hommage à ses collections botaniques. Pour découvrir la genèse du projet et ses inspirations, nous avons échangé avec l’artiste Christelle Boullé.

Quel est votre parcours ?

J’ai grandi à Montréal et réalisé mes études en art. J’ai par la suite choisi de bifurquer vers le design graphique et obtenu un bachelor en 2009. Après m’être installée à Lausanne en Suisse, j’ai travaillé pendant 4 ans en tant que graphiste en agence. Suite à cette expérience, j’ai décidé de reprendre mes études et je me suis inscrite en 2014-2016 en Master photographie au sein de l’école ECAN, école reconnue mondialement. C’est à ce moment que j’ai commencé à travailler la photographie comme je le fais aujourd’hui, de façon expérimentale notamment à travers une série que j’ai réalisé sur le parfum. C’est un travail au sein d’un laboratoire comme pour les photos argentiques mais ici, elles sont développées en couleur. J’aime qu’une photo soit unique et cette technique est un terrain de jeu pour la création.

Parlez-nous du projet Les Boutographies 

En 2017, j’ai postulé avec mon projet de diplôme pour exposer au Pavillon populaire. J’ai été recontactée fin 2019 pour une exposition Hors les Murs qui permet de découvrir dans Montpellier différentes séries de photos. Ils se sont tournés vers moi car je travaille avec les matières. J’aime beaucoup le projet des Boutographies car il permet de découvrir des artistes émergents, c’est très rafraîchissant et nous offre la possibilité de découvrir des projets qui ont moins de visibilité.

Qu’en est-il du projet Botanica ?

Cette invitation est un très beau cadeau. Je travaillais depuis 2-3 ans sur la représentation du parfum quand les Boutographies ont eu cette idée avec le Jardin des Plantes de Montpellier. J’ai donc commencé mes recherches sur ce lieu et j’ai tout de suite été inspirée. Le lieu est super. J’ai regardé des documentaires et reportages pour découvrir la richesse des herbiers, ce qui m’a tout de suite intéressé. Je souhaitais me rapprocher de la matière et rendre hommage à la nature, aux parfums et aux formes. J’ai alors voulu créer un jardin intemporel, un jardin que nous pouvons avoir chez nous ou bien qui pouvait exister il y a 300 ans afin de jongler entre le passé et le futur.

Quelle a été votre démarche d’inspiration avec le Jardin des Plantes ?

Je ne me suis pas rendue au Jardin des Plantes, j’ai décidé de l’imaginer et d’être dans une démarche d’inspiration. Je me suis alors aidée de mes amis qui ont voyagé par exemple au Japon ou au Canada et qui ont photographié des plantes. Mon travail s’est basé sur mes recherches et surtout sur mon interprétation de ce que pouvait être le Jardin.

 

Débutée en 2020, la série de photographie Botanica n’est pas terminée et Christelle Boulé la poursuit.

Pour découvrir une explosion de couleur, rendez-vous à l’orangerie tout au long du mois de mai !

Le saviez-vous ? Le pôle échanges de l’ACM organise cette année une mission de solidarité internationale au Togo ! 13 étudiant.e.s auront ainsi l’opportunité de s’envoler au mois de juillet afin de rejoindre une association qui œuvre pour la réhabilitation d’une école. Interview.

Qui êtes-vous ?

Nous sommes Anouk Evrard et Claire Boin. Actuellement étudiantes en DFGSM3 à la Faculté, nous sommes aussi élues au sein de l’ACM. Notre rôle de VP échange consiste à faciliter les échanges internationaux (que ce soit pour des étudiants entrants ou sortants) ou interCHU (échanges entre CHU à l’occasion du stage d’été). 

La nouveauté cette année, c’est ce projet de solidarité internationale qu’on a nommé “Med’Trotter” ! 

Pouvez-vous en dire plus sur le projet Med’Trotter ?

Med’Trotter c’est un projet qui est né dans la tête de Camille Borne, notre ancienne VP échange, en 2019. Malheureusement, en raison de la crise sanitaire, le projet n’a pas pu aboutir et c’est pour cela que nous avons décidé de le remettre au goût du jour cette année !

Concrètement, il s’agit d’un projet en lien avec “Espace Hotsi”. C’est une association togolaise qui met en place des chantiers de rénovation afin d’améliorer la qualité de vie des habitants.

Cette année, l’objectif est de partir durant un mois pour aider cette association sur le chantier de rénovation d’une école à Wli, près de Tsévié.

Comment allez-vous aider Espace Hotsi ? 

Avec de l’huile de coude ! Nous allons aider les membres de l’association durant un mois à rénover 4 classes ainsi que les sanitaires. C’est très important car l’école enseigne de la maternelle au primaire, donc cela va bénéficier à de nombreux enfants.

Puisqu’il fait très chaud au Togo, nous ne pourrons être sur le chantier que le matin. Nous avons donc prévu d’animer des ateliers avec les enfants et les villageois durant les après-midis. Nous avons pensé à plusieurs thématiques autour de l’art, du dessin, de la sculpture, du sport, du chant, de la danse ou encore du jardinage ! Bien sûr, nous aiderons également en faisant du soutien scolaire et des actions de sensibilisation. Pour cela, nous nous sommes inspirés des actions que nous pouvons mener au cours de nos services sanitaires. Nous nous sommes également rapprochées de Médecins du Monde, afin qu’ils nous aiguillent sur la façon la plus adéquate de faire de la sensibilisation. On tient vraiment à faire les choses correctement.

Et puis le soir, ce sera l’occasion de faire des veillées. On a envie de partager avec la population, d’échanger sur nos histoires, nos cultures et nos traditions.

 

Comment peut-on vous aider pour la réalisation de ce beau projet ?

Ce projet nécessite de mobiliser 24000 euros. Ces dépenses sont réparties à la fois pour le chantier en lui-même, pour le matériel scolaire et de jardinage dont nous avons besoin pour les ateliers, mais également bien sûr, pour tout ce qui est lié au transport, à l’hébergement et aux frais médicaux des 13 étudiant.e.s en médecine qui sont sur le départ !

Pour parvenir à mobiliser cet argent, nous avons déjà demandé une bourse au FSDIE que nous avons obtenue. Elle nous permet de financer le voyage de 5 étudiants sur les 13 qui partent. Nous avons également sollicité une bourse auprès du CROUS, de la JSI (Jeunesse Solidarité Internationale donnée par le Fonjep) et du département. Nous sommes dans l’attente des résultats.

Notre dernière carte est l’autofinancement. Pour cela, nous avons mis en place le “Stand TOGO” que nous installons 1 fois par mois à la Faculté. Notre objectif est de vendre des en-cas et surtout des vêtements de seconde main afin de financer notre voyage.

 

Il est donc possible de nous aider en nous donnant des vêtements dont vous ne voulez plus au local de la corpo et/ou en achetant des vêtements qui vous plaisent lorsque le stand est en place ! Il n’y a aucune perte : les vêtements qui ne sont pas trop usés, sont redonnés à l’occasion des maraudes organisées par le pôle ISS de l’ACM ! 

Nous avons également mis en place une cagnotte pour toutes celles et ceux qui souhaiteraient nous faire un don.

 

 

Enfin, nous organisons une tombola au mois d’avril ! Il suffit de se procurer un ticket en vente à la corpo. Le tirage au sort se fera à l’occasion de notre stand Togo du 21 avril ! Des pin’s seront également en vente pour l’occasion, alors n’oubliez pas de venir nous voir et de nous suivre sur notre compte instagram : @med_trotter !

 

En bref

  • Le projet de solidarité internationale

    • Aider à la restauration d’une école 
    • Bénéficier d’une expérience internationale unique basée sur l’échange
    • 13 étudiants en médecine participent à cette aventure
    • Un projet à financer à hauteur de 24000 euros
  • Comment aider ?

    • Donnez des vêtements dont vous ne voulez plus au local de la corpo
    • Achetez des vêtements de seconde main lors des stands
    • Participez à la Tombola
    • Faites un don sur la cagnotte
    • Suivez et relayez @med_trotter

 

Après avoir été lauréats du Take-Off 3 de MUSE, les Docteurs Herrero et Bonnel ont présenté la formation PREPABLOC au cours de la séance « Recherche Et Innovation Chirurgicale 2021 » de l’Académie Nationale de Chirurgie. Cette formation a alors reçu le prix de l’innovation pédagogique ! Retour sur cette formation unique.

 

 

 

PRÉPABLOC : une formation destinée aux professionnels du bloc opératoire de demain

La construction du projet

Le lancement de PREPABLOC trouve sa source dans une démarche de co-création à l’initiative du Dr. Herrero, accompagnée par le Dr. Ferrandis. Une équipe pluriprofessionnelle et pluridisciplinaire a été composée rassemblant :

  • L’équipe enseignante de l’école d’IBODE du CHU,
  •  les Chefs de Cliniques-Assistants des hôpitaux du CHU et de l’ICM,
  •   les équipes du LIRMM,
  • Gypso-thérapeute des Urgences du CHU

 

Au programme de la formation

Proposé et coordonné par l’extracteur d’innovation, il s’agit d’un marathon de l’innovation sous la forme d’un concours en équipes d’une dizaine de personnes. Des séances de créativité permettent de concevoir des projets utiles en un temps record et d’apprendre à les « pitcher » en fin de semaine. Les cinq thèmes étaient le stress, la communication, la pédagogie chirurgicale de demain, l’attractivité des métiers du bloc et inventer un « Escape Game ».

 Les futurs IBODES, tuteurs des chirurgiens de demain, ont eu la chance de participer à divers ateliers théoriques ou pratiques tout au long d’une semaine de type « congrès ». Les responsables de l’école IBODE ont axé leurs présentations sur l’hygiène et l’instrumentation. Les Chefs de Cliniques-Assistants des hôpitaux du CHU et de l’ICM ont quant à eux animé des cours théoriques, en témoignant sur leur métier de chirurgiens des hôpitaux, en dirigeant des ateliers sur la suture et les nœuds chirurgicaux, ainsi qu’en permettant aux étudiants de tester leur habilité sur console de cœlioscopie.  Les équipes du LIRMM ont également collaboré sur le plateau de simulation high-tech hospitalo-universitaire du campus Arnaud de Villeneuve que le Dr. Debien et ses équipes font vivre au quotidien. Un atelier était aussi dédié à la réalisation des plâtres avec Christophe, le gypso-thérapeute réfèrent des urgences du CHU

 

Les objectifs de cet enseignement  
  • Former les étudiants avant leur arrivée en stage

    Pouvoir proposer à tous les étudiants en médecine une formation structurée, harmonisée au préalable à leur arrivée en stages hospitaliers chirurgicaux ou aux urgences.

  • Réduire le stress de ces étudiants

    Ainsi que celui des encadrants qui les accueillent au sein des blocs et qui, outre le temps nécessaire à les former en plus de leur charge de travail, avaient toujours l’angoisse de les voir faire des erreurs par méconnaissance dans ce milieu ô combien contrôlé.

  • Faire prendre conscience que le travail harmonieux en équipe est un facteur de réussite

    Qui bénéficiera au patient mais aussi à la sérénité d’un lieu de travail exigeant.

  • Susciter les vocations pour ces métiers

    Avec une information objective.

  • Initier très tôt à la méthodologie de l’innovation en mode « projet »

    Pour que les étudiants sachent créer, structurer et présenter des projets conformes aux ambitions qu’ils pourront nourrir tant sur le plan de leur avenir professionnel que scientifique.

Un projet soutenu par MUSE

Ce projet a pu prendre vie grâce à l’appui financier de MUSE (Montpellier Université d’Excellence) par le biais d’un appel à projet « Take OFF 3 » remporté en Juin 2020 avec l’aide active de l’extracteur d’innovation (Dr. Christophe BONNEL et Anaïs CAUSSE). L’équipe du Centre d’Innovation pédagogique de MUSE (CSIP) a également apporté sa pierre à l’édifice avec la réalisation d’un jeu de cartes interactif, ludique et à la scénarisation d’un « Escape Game » qui sera proposé l’année prochaine.

 

PREPABLOC : une formation qui rencontre un grand succès

La réussite du projet

La création de cette Unité d’Enseignement libre fut une réussite auprès des étudiants. En effet, fondé par une équipe pluriprofessionnelle et pluridisciplinaire, ce projet a été particulièrement suivi par un public intéressé composé d’étudiants en 3ème année de médecine, des élèves ingénieurs du LIRMM (Roboticiens) ainsi que des élèves IBODE (Infirmiers de Bloc opératoire).

 

L’avenir de PREPABLOC

Les étudiants ont particulièrement apprécié l’expérience et le projet lauréat sur la pédagogie chirurgicale de demain est à l’étude pour tenter de lui donner un avenir. Les équipes enseignantes nîmoises déjà largement rodées à ces concepts sont déjà dans la boucle pour l’adapter et l’équipe PREPABLOC partagera son expérience avec tous ceux qui, sur le plan national, souhaiteront s’en inspirer conformément aux souhaits de l’académie. 

 

Alors que les débats sur la santé mentale des étudiants ont ressurgi suite à la crise sanitaire et à l’heure de la réforme du 2e cycle, nos équipes pédagogiques ont développé, en collaboration avec les étudiants et des usagers, un concept pédagogique unique en son genre. Nommé temporairement “UE Savoir-Être et communication thérapeutique”, ce programme d’enseignement tourné vers l’empathie constitue une véritable innovation éthique et pédagogique. Afin d’en savoir plus, nous nous sommes tournés vers les porteurs de ce projet : Dr Amandine Luquiens et Pr Céline Bourgier ainsi que vers Théo Lacoste, étudiant membre du comité de pilotage.

 

Génèse d’un projet centré sur l’empathie

Un besoin d’évaluation né des modalités d’évaluation de la R2C

En 2018, le projet de réforme du second cycle des études médicales (R2C) arrive dans les mains des différents responsables pédagogiques de la Faculté et interpelle le Pr Céline Bourgier. En effet, celle-ci constate que les modalités d’évaluation des étudiants suite à la R2C porteront entre autres sur l’évaluation du savoir-être et de l’empathie des étudiants, au travers du certificat de compétences cliniques (C3). Or, à ce moment-là, aucun enseignement entièrement dédié au développement de cette compétence n’existe dans notre offre de formation. 

Rejointe en 2019 par Dr Amandine Luquiens, psychiatre-addictologue au CHU de Nîmes, les deux médecins vont donc s’associer pour piloter le projet de développement d’une unité d’enseignement novatrice, à même de répondre aux exigences de la R2C. Leur première piste est d’étudier le niveau actuel d’empathie des étudiants en médecine.

 

Un constat interpellant : l’empathie des étudiants en médecine décline au fil de leurs études

Leurs premiers constats sont surprenants. En effet les deux praticiennes, découvrent au gré de leurs recherches bibliographiques que les étudiants en médecine ont tendance à subir un déclin de leur empathie tout au long de leurs études. “Ce déclin débute de manière concomitante avec les stages hospitaliers. Il semblerait que la différence entre “l’idéalisation du métier de soignant” et la “réalité du métier de soignant” soit un facteur déclenchant” – explique Amandine Luquiens

Autre observation : ce déclin est très fortement corrélé aux problèmes de burn-out et de dépression que peuvent rencontrer les étudiants en santé.

 

Un enseignement structuré pour enrayer ce déclin et prévenir une meilleure qualité des soins futurs

Ces constats motivent les porteuses de projet à créer une nouvelle unité d’enseignement (UE) innovante, portée par un objectif double : 

  • Donner aux étudiants les outils et les compétences nécessaires à l’augmentation de la qualité des soins, en leur inculquant une approche centrée sur la personne et non pas seulement sur les symptômes / pathologies
  • Prévenir les risques psycho-sociaux, pour les patients, mais aussi pour les étudiants, futurs professionnels de santé.

Ces deux éléments complémentaires seront dès lors co-développés par un comité dédié, composé d’enseignants, d’étudiants et d’usagers.

 

Une UE co-construite pour l’acquisition de compétences autour de l’empathie envers soi-même et envers les patients

Étapes de la construction de l’UE

Une telle UE nécessite une période de création puis d’expérimentation qui se concrétisera au sein de la Faculté en 5 grandes étapes : 

  • ÉTAPE 1

    Création d’un comité de pilotage transverse

    S’agissant d’une UE créée de manière collaborative, les enseignantes ont eu à cœur de créer un comité de pilotage intégrant les étudiants afin que l’UE leur soit adaptée le mieux possible. Le comité est par ailleurs soutenu par le Conseil Pédagogique de la Faculté (présidé alors par Pr Denis Morin) et est composé d’enseignants de différents horizons ou de différentes spécialités afin d’avoir une vision globale du projet.

  • ÉTAPE 2

    Recensement de l’existant et élargissement du comité de pilotage

    À l’aide des personnels administratifs de scolarité, Amandine Luquiens et Céline Bourgier recensent les UE et enseignements existants au sein de l’offre de formation, mettant l’accent sur la relation patient-médecin, la construction de la relation de soin et le savoir-être. Ceci leur permet d’entrer en contact avec les enseignants porteurs des enseignements existants et de les intégrer au comité de pilotage de la nouvelle UE.

    ÉTAPE 2

  • ÉTAPE 3

    Remaniement des enseignements existants, développement de l’UE

    Le comité de pilotage propose une nouvelle organisation des enseignements existants sur une durée de 5 ans. Ceci, en les remaniant dans un ordre plus logique, avec une mise en œuvre plus progressive et congruente avec l’entrée des étudiants en stage hospitalier. En parallèle du remaniement de l’existant, de nouveaux enseignements sont proposés pour compléter l’offre de formation comme le module de communication thérapeutique, découpé en 3 niveaux progressifs et dans lequel sera intégré l’atelier-théâtre pré-existant.

  • ÉTAPE 4

    Intégration de l’UE dans le programme d’une promotion pilote

    La promotion DFGSM2 2021-22 est la promotion pilote et inaugure l’ensemble des enseignements de l’UE sur les 5 années. Quelques modules sont par ailleurs proposés aux DFGSM3 afin de tester les enseignements (étape 6) 

    ÉTAPE 4

  • ÉTAPE 5

    Suivi d’une cohorte d’étudiants afin d’évaluer l’enseignement

    Afin de mesurer l’impact de l’enseignement sur les étudiants, 3 promotions sont évaluées régulièrement sur des critères liés à l’empathie, mais aussi au bien-être, ou encore à la conception de la relation de soin. La promo DFGSM2 21-22 sera comparée à la DFGSM3 21-22 qui aura bénéficié d’un enseignement allégée, à la promotion DFASM1 21-22 qui, elle, n’aura pas pu bénéficier des différents modules de l’UE.

 

Une UE structurée pour faciliter l’acculturation des étudiants au sujet de la gestion des émotions

Comme le rappelle Théo Lacoste, Vice-Doyen étudiant 21-22, les étudiants en médecine sont “perfectionnistes” : “Ils sont sélectionnés car ce sont les meilleurs. Et ce mode de sélection se poursuit au cours des années. Le besoin d’être ou du moins de paraître “infaillible” à tous les niveaux – que ce soit professionnellement ou émotionnellement –  continue jusqu’à devenir une composante presque culturelle de notre façon de penser.” 

Or, c’est précisément une acculturation sur ce sujet que doit susciter cette UE : Amandine Luquiens le précise : “Nous recherchons une acculturation des étudiants, voire même, de la Faculté dans son ensemble. La Faculté prend soin de ses étudiants et les étudiants doivent prendre soin d’eux. Nous allons ainsi les aider à se saisir d’outils qui vont de pair à la fois pour se protéger mais aussi pour enrayer la “suppression émotionnelle” ; une stratégie de gestion utilisée depuis de nombreuses années par les médecins pour appréhender la relation patient-soignant.”

 Pour parvenir à cet objectif, l’UE est structurée autour de 4 grands modules, tous obligatoires : 

  • Initiation à la méditation de pleine conscience
  • Echanges de pratiques entre pairs : ce module permet de libérer la parole mais également de mieux appréhender la communication professionnelle au sein d’une équipe de soignants
  • Communication thérapeutique : un module sur plusieurs années avec des enseignements théoriques sur les annonces, l’intégration de l’atelier-théâtre et des ateliers de simulation.
  • Stigmatisation dans les soins : un module avec l’intervention d’usagers qui témoignent devant les étudiants de situations qu’ils ont pu vivre au cours de leur parcours de soin

 

En résumé : une initiative innovante, à plus d’un titre

L’humanisme est une valeur cœur de la Faculté. Elle est partie intégrante de son histoire, mais elle constitue également une valeur porteuse pour son avenir, comme en témoigne ce programme innovant, à plus d’un titre. En effet, il s’agit là d’une innovation éthique et pédagogique

  • co-créée avec les étudiants, les équipes pédagogiques, les usagers et les personnels administratifs : un véritable exemple de collaboration transversale entre les femmes et les hommes de notre communauté 
  • qui s’intéresse à une véritable problématique sociale et sociétale des étudiants en santé et qui intervient suffisamment tôt dans leur cursus pour l’anticiper et suffisamment longtemps pour la traiter en profondeur
  • qui intègre des modules théoriques mais aussi et surtout des modules très pratiques, centrée sur une approche humaine de la relation patient-soignant, notamment au travers d’ateliers de simulation
  • créatrice de compétences clés autour de l’empathie et du savoir-être : des outils indispensables pour une médecine plus humaine
  • porteuse d’un message à la fois pour les étudiants mais aussi pour leurs futurs patients

 

Des perspectives ouvertes sur les autres cursus

La mise en place de cette UE sur le cursus médecine pose inévitablement la question des autres filières portées par la faculté (maïeutique, paramédical). “La médecine est relativement en retard par rapport aux autres cursus”, concède Dr Luquiens. “En effet, il existe déjà des UE dans les autres cursus, mais pas de manière aussi structurée dans le temps. L’idée est donc, une fois cette UE fiabilisée “d’essaimer” sur les autres filières, dans une volonté d’approche transdisciplinaire de ces compétences.”

 

L’Hôpital des Nounours est de retour en 2022 ! Pour tout savoir de cette opération de sensibilisation utile et attachante, lisez cet article !

 

Les étudiants en santé de Montpellier s’associent pour une opération pleine de sensibilité

Comme chaque année depuis 2002, nos étudiants des filières médecine, maïeutique et orthophonie (via les corpos ACM, AMESF et Dislalie), s’associent aux étudiants des filières pharmacie, dentaire, kinésithérapie et ergothérapie pour organiser une manifestation tant unique par sa douceur que par son utilité : l’Hôpital des Nounours.

Le concept ? Les étudiants en santé accueillent des enfants de maternelles issues de quartiers défavorisés pour les sensibiliser au monde hospitalier et aux examens de santé à travers une mise en scène ludique : ce sont leurs doudous qui seront les patients d’un jour !

 

Un mini parcours transdisciplinaire de soins pour doudous

L’opération, qui aura lieu cette année du 28 mars au 1er avril, accueillera un mini parcours de soin pour les peluches des enfants, répartis dans 12 classes de maternelle. Un véritable “mini-hôpital” !

Au programme, pas moins de 15 stands de soins pluridisciplinaires ! Pour se préparer à la médiation avec les enfants, les étudiants qui animent les stands ont reçu une formation spéciale donnée par une pédopsychiatre du CHU de Montpellier.

 

Stands tenus par les étudiant.es de médecine (ACM)

  • Pneumologie – Cardiologie
  • Radiologie
  • Ophtalmologie
  • Dermatologie
  • Médecine digestive
  • Médecine générale
  • Anesthésie-Chirurgie
  • Urgences
  • Nutrition – Médecine du Sport – Médecine Environnementale

 

Stand tenu par les étudiant.es de maïeutique (AMESF)

  • Stand sur la vaccination

 

Stand tenu par les étudiant.es en orthophonie (DISLALIE)

  • Stand sur la langue des signes, travail de l’audition et de l’attention

 

Stands tenus par les étudiants des autres filières de santé : 

  • Pharmacie : médicaments et poux
  • Dentaire : soins dentaires
  • Ergothérapie : sensibilisation au handicap
  • Kinésithérapie : travail de l’équilibre

 

Objectif : dédramatiser le monde hospitalier et éduquer à la santé

Alors que les blouses blanches peuvent parfois impressionner les tout-petits, l’objectif de cette opération est vraiment de dédramatiser les examens hospitaliers que pourraient être amenés à suivre les enfants dans le futur” explique Carlota, Vice-Présidente ISS de l’ACM Corpo. 

Pour compléter le tableau et rendre la chose plus réelle, les étudiants ont même préparé des mini cartes vitales et des carnets de santé factices !” précise Pauline, deuxième VP ISS de l’ACM Corpo.

Avec un tel dispositif, il ne fait nul doute que les nounours de nos petit.es invité.es ressortiront en pleine forme !

 

Infos pratiques

: Campus Arnaud de Villeneuve, 2e étage

Quand : du 28 mars au 1er avril 2022

 

 

Chaque année, la Faculté organise le Printemps de la Médecine, un événement destiné aux médecins généralistes. Toutes les infos dans cet article !

Un événement à destination des médecins généralistes

Ces journées sont l’occasion d’aborder toutes les actualités médicales marquantes de l’année le matin et d’aborder l’après-midi sous la forme d’ateliers les bonnes pratiques dans des thèmes de pratique médicale courante. Cette journée, comme les précédentes, sera déposée sur le site de l’ANDPC afin d’être labellisée et la Faculté se chargera des inscriptions des médecins souhaitant y participer. D’ici là réservez cette date sur votre agenda !

Pour toute précision complémentaire liée notamment au programme et aux modalités d’inscription, n’hésitez pas à vous adresser au bureau en charge de la gestion du DPC à la Faculté via l’adresse suivante:  med-fmc-dpc@umontpellier.fr.

 

  • 8H30

    Présentation de la journée

  • 8H40

    Nouveautés 2022

    avec  Dr Camille Roubille (8h40 – 9h10), Pr Hubert Blain (9h10 – 9h40) et  Dr David Costa (9h40 – 10h10)

    8H40

  • 10H10

    Consommation et coût des médicaments du diabète

    Dr Laurence Papinaud

  • 10H30

    Le rôle de l’endocrinologue

    Pr Éric Renard

    10H30

  • 11H00

    Le rôle du néphrologue

    Pr Moglie Le Quintrec

  • 11H30

    Le rôle du cardiologue

    Pr François Roubille

    11H30

  • 12H00

    Clôture de la matinée

    Mot de la Doyenne
    Mot du Conseil de l’Ordre Départemental de l’Hérault (Actualités de l’Ordre par le Dr Philippe Cathala)

  • ATELIERS À CHOISIR

    2 ateliers de 2h parmi les 5 ateliers proposés

    • Atelier 1 – 14h-16h (MG) : Gestion en médecine générale d’une plainte sommeil
    • Atelier 2 (MG) : Troubles du comportement chez le sujet âgé
    • Atelier 3 (MG) : Prophylaxie Pré-Exposition (PrEP)
    • Atelier 4 (MG et internes) : Le secret médical en cas de mise en danger du patient : cas des violences faites aux femmes
    • Atelier 5 (MG et internes) : Prise en charge pratique des plaies et escarres

    ATELIERS À CHOISIR

 

Pour vous inscrire, cliquez sur le lien ci-dessous ! Le bureau de la Formation Médicale Continue et des DPC vous attend nombreux !

Le mois d’avril 2022 sera marqué par l’organisation des élections des 3 conseils de notre UFR : le Conseil de Gestion (ou conseil d’UFR), le Conseil Pédagogique et le Conseil Scientifique. Retrouvez dans cet article l’agenda de ces élections et les différentes modalités de candidature et de vote.

 

Agenda des élections

  • 12 avril 2021

    Elections des représentants des personnels au conseil de gestion, conseil scientifique et conseil pédagogique

    • Les votes se font à l’urne
    • Pour Montpellier : sur le Campus ADV en salle d’Excellence des Pratiques de 9h à 17h
    • Pour Nîmes : dans le bâtiment D, salle D101 de 9h à 17h

 

Informations relatives à l’élection pour le Conseil de Gestion

Téléchargez ci-dessous tous les documents relatifs à cette élection :

Collège A

Collège B
Collège P
Collège BIATS

 

Les listes électorales sont consultables à l’accueil du campus ADV et du campus de Nîmes, ainsi que sur l’intranet de l’Université.

 

Informations relatives à l’élection pour le Conseil Pédagogique

Téléchargez ci-dessous la proclamation des résultats

 

Informations relatives à l’élection pour le Conseil Scientifique

Téléchargez ci-dessous tous les documents relatifs à cette élection :

Chaque année, les étudiants choisissent un élu pour les représenter au niveau de l’équipe décanale. Cette année, c’est Théo Lacoste, étudiant en 4e année de médecine sur le campus ADV qui a été choisi pour vous représenter. Apprenez-en un peu plus sur lui et les actions d’Ademmoos à travers cette interview ! Portrait.

Bonjour Théo, tout d’abord, qui es-tu ? Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Théo Lacoste, je suis étudiant en 4e année de Médecine sur le campus ADV. Je suis aussi élu étudiant en conseil pédagogique, président d’Ademmoos (élus étudiants toutes filières). Je me destine à la profession de médecin bien sûr, mais je n’ai pas forcément de spécialité précise en tête, si ce n’est me spécialiser quelque chose de transversal comme la médecine d’urgence. Mais je ne suis pas fermé, je pense qu’il faut passer par plusieurs terrains de stage pour s’assurer de son avenir !

Tu es président d’Ademmoos : peux-tu nous rappeler le rôle de cette association ?

Il faut rappeler que sur notre Faculté, il y a plusieurs sites, plusieurs filières. Le pouvoir de représentation des étudiants dans les différents conseils est donc assuré par des élus étudiants. Ce travail est très conséquent. Nous avons donc décidé en 2016 de créer cette association pour libérer les étudiants élus du travail de fond (notamment tout ce qui est communication, infographies, etc.) mais également pour élaborer des projets avec d’autres associations étudiantes. L’objectif est vraiment de rassembler, de fédérer, de coordonner les associations et à travers elles, les étudiants.

Les membres de l’association sont constitués des étudiants élus aux différents conseils représentatifs, mais nous avons également des membres non-élus. Ils amènent souvent des réflexions très intéressantes avec un angle de vue différent lors de nos réunions mensuelles.

Peux-tu nous donner des exemples de projets coordonnés par Ademmoos et d’autres associations ?

Oui, par exemple la MAP (Montpellier Artistic Project) qui est une association centrée sur les Arts. Nous avons avec eux organisé un atelier d’Art-Thérapie, en présence d’un professionnel du métier, pour les étudiants, dans l’objectif de lutter contre le stress des études. Mais les projets que nous menons / coordonnons peuvent également se faire en dehors de nos associations. Je pense particulièrement au défi “Dry January(cf post instagram ci-dessous) que nous avons mené en collaboration avec l’ICM dernièrement, ou encore au “Mois Sans Tabac”.

 

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Plus que le président d’Ademmoos, tu es aujourd’hui Vice-Doyen étudiant. Peux-tu nous préciser ton rôle à cette fonction ?

J’ai 3 missions principales : Tout d’abord, une mission académique, très institutionnelle. Je suis en rapport étroit avec l’équipe décanale, notamment la Doyenne Isabelle Laffont, mais également les équipes pédagogiques et administratives pour porter la voix des étudiants. Cela consiste à participer régulièrement à des réunions, mais aussi être à l’écoute de ce qu’il se passe aussi bien au niveau des étudiants qu’au niveau de l’environnement facultaire. Je suis un peu une “navette” pour remonter ou descendre des informations. Ces informations, je les transmets aux élus étudiants qui les diffusent aux différentes filières, aux différents sites ou aux différentes promotions.

La deuxième mission se centre sur l’association Ademmoos. Je dois donner une “ligne de conduite” au niveau de la politique de notre mandat. J’y reviendrai, mais l’idée est de répartir les sujets d’importance, parmi les 40 étudiants de l’association : certains s’occupent des réformes, d’autres du bien-être ou de la coordination avec les autres associations.

Ma troisième mission est vraiment d’être en lien direct avec les étudiants. Je peux être interpellé à cet effet par les délégués de promotions, mais ce n’est pas suffisant, les infos peuvent se perdre. Alors, je mets un point d’honneur à organiser le plus possible des réunions en présentiel, avec les différentes promotions pour discuter, “prendre la température” et recueillir directement auprès des étudiants leurs besoins et leurs ressentis. Ces infos me sont alors utiles dans le cadre de ma première mission académique afin de porter avec le plus d’exactitude possible la volonté des étudiantes et étudiants.

Quelles sont les priorités de ton mandat ?

Il y a plusieurs champs prioritaires. Tout d’abord un volet un peu plus académique et administratif, qui consiste principalement à poursuivre le travail de mes prédécesseurs : Salomé Duteurtre et Florian Mary. Ils ont tous les deux travaillé sur ce que j’appelle “l’Alliance Pédagogique”. C’est-à-dire, la co-construction de notre parcours de vie étudiant, avec l’ensemble des interlocuteurs : enseignants, étudiants et corps administratif de la Faculté.

Cela paraît simple vu de l’extérieur mais c’est en fait assez complexe, car il faut concilier l’avis de tout le monde ; réussir finalement, à trouver des accords à partir de nos désaccords ! Pour autant, cela se fait avec la bonne volonté de tout le monde, en bonne intelligence. Nous devons travailler ensemble, et regarder les problématiques à résoudre à travers les prismes de chacun, pour que les solutions prises soient bénéfiques pour tous.tes. Ce devoir de vivre ensemble, il est véritablement primordial, et on le répète régulièrement à toute l’équipe, notamment plus récemment aux nouveaux élus étudiants du conseil de gestion et du conseil pédagogique.

Ensuite, il y a toutes les réflexions autour du bien-être étudiant. C’est quelque chose qui est assez nouveau, dont on ne parlait pas trop il y a quelques années et qui a été révélé au grand jour par la crise sanitaire. Aujourd’hui plus que jamais, ce sujet est devenu notre principale priorité.

Mais on ne peut pas agir sans connaître l’ampleur de la problématique ! Nous nous sommes donc donné comme premier objectif de recueillir l’avis ou l’expérience des étudiant.e.s à travers des enquêtes. Nous avons ainsi pu recueillir plus de 1000 réponses à notre premier questionnaire sur la santé mentale, diffusé au cours de l’hiver, – je profite d’ailleurs de cette interview pour remercier les répondants ! – . Les résultats de cette enquête sont en cours de traitement. Par ailleurs, nous avons il y a quelques semaines commencé à diffuser une nouvelle enquête, concernant les violences sexistes et sexuelles que peuvent subir les étudiants à la faculté, en soirée ou sur leur lieu de travail/stage afin de délimiter les contours du problème et ainsi entrevoir des actions correctives pour limiter les incidents voire sanctionner le cas échéant.

En pratique, mettez-vous des actions en place pour favoriser le bien-être des étudiants ?

Oui, d’un point de vue pratico-pratique, nous avons créé cette année un pôle bien-être avec deux chargés de missions qui sont étudiants en médecine (Ulysse Godin et Maribelle Dossou-Yovo). Ils ont pour mission d’organiser des événements de sensibilisation. Par exemple, il y a eu la conférence sur les addictions avec le Pr Hélène Donnadieu-Rigole, le Mois Sans Tabac, le Dry January… En mars, nous aurons une conférence sur les risques psycho-sociaux et le “workaholism”. Ces événements sont assez appréciés des étudiants.

Il y a également d’autres projets pratiques en dehors de la thématique “bien-être” comme le Forum du Futur Interne, qui est piloté par l’ex-Vice-Doyen Florian Mary, qui a pour objectif de mettre en relation les étudiants de 5e et 6e année avec des internes afin de partager leur expérience.

Qu’est-ce-qui t’a motivé à prendre ce rôle d’élu et de Vice-Doyen ?

La motivation m’est venue à mesure de mes engagements précédents, à la fois au niveau d’Ademmoos mais aussi au niveau de l’ANEMF (Association Nationale des Etudiants en Médecine de France), car l’an passé, j’étais très impliqué dans les sujets autour de la R2C (réforme du deuxième cycle des études médicales) sur le plan national. Ceci m’a donné envie de m’engager encore plus fortement au niveau local, sur les problématiques qu’on rencontre au quotidien.

Bien sûr, les discussions avec mes prédécesseurs m’ont également fortement influencé. Tout s’est fait ensuite très naturellement, l’envie d’aider les promotions me guidant dans mes choix. J’avais envie de voir mes études sous un autre angle.

Après, oui c’est très chronophage. C’est parfois un peu dur de tout concilier ! Il est donc important de bien s’entourer de savoir déléguer. A cet égard, je souhaite remercier particulièrement Florent Benoist, qui est VP Général d’Ademmoos et représentant au Conseil Pédagogique et qui m’aide vraiment beaucoup et me permet de bien m’organiser.

Comment est-on élu Vice-Doyen ?

Le Vice-Doyen est proposé par les élus étudiants au Conseil de Gestion. Il fait bien souvent partie de la liste des étudiants élus. Le Conseil vote ensuite en faveur ou en défaveur de l’étudiant proposé. Cette proposition fait l’objet de discussions préalables en interne au sein d’Ademmoos. Une fois élu, le Vice-Doyen est en place pour 2 ans, mais bien souvent, nous démissionnons au bout d’un an pour pouvoir bien se consacrer à nos études.

Merci beaucoup pour cet échange : as-tu un mot de la fin ?

Oui, à propos de l’une des priorités de mon mandat, sur le bien-être. Je voudrais faire passer le message suivant : on a le droit de ne pas aller bien. Les étudiants en santé sont issus d’un système très sélectif, où il faut être toujours le meilleur. Culturellement, c’est donc compliqué pour nous de dire quand ça ne va pas, on a tendance à taire nos faiblesses. Pour autant, il n’est pas anormal de se sentir mal ! Il y a des dispositifs d’aide que l’on peut retrouver sur le site web de la Faculté. Il faut briser le silence sur ce tabou et s’emparer des dispositifs mis au point conjointement par les étudiants et la faculté pour se sentir mieux. Seul on va plus vite, mais ensemble, on va plus loin !