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Archive d’étiquettes pour : colloque

3-4 décembre 2021 | Colloque de l’Académie des Sciences et des Lettres de Montpellier

800 ans, À la une, Évènements, Patrimoine, Vie des Personnels, Vie étudiante

Dernier événement officiel des 800 ans de la Faculté, le Colloque de l’Académie des Sciences et des Lettres de Montpellier sera consacré à la thématique « Médecine et Humanisme ». Retrouvez dans cet article le programme de cet événement accessible à tous, sur simple présentation du pass sanitaire.

Infos pratiques

Le colloque est gratuit et ouvert à tous. L’entrée est libre dans la limite des places disponibles. Il se tiendra dans la salle Rabelais, 27 boulevard Sarrail à Montpellier (tram 1-2, arrêt Comédie).

Programme du colloque

L’Académie des Sciences et Lettres de Montpellier organise sur deux jours un colloque sur le thème « Médecine et humanisme » envisagé sous des angles multiples : historique, éthique, social, environnemental.

Télécharger le programme
  • Vendredi 3 décembre - matin

    La Faculté de Médecine de Montpellier, une longue tradition humaniste

    8h00-8h30 : Accueil 

    8h30 : Ouverture

    • 8h30-8h40 : Fanny DOMBRE-COSTE, Première adjointe au Maire de Montpellier
    • 8h40-8h50 : Bernard BOURGEOIS, de l’Institut Président d’honneur de la Conférence Nationale des Académies
    • 8h50-9h00 : Philippe AUGE, Président de l’Université de Montpellier
    • 9h00-9h10 : Michel MONDAIN, Doyen de la Faculté de Médecine de Montpellier

    9h10-9h20 : Présentation du colloque par Thierry LAVABRE-BERTRAND
    Président de l’Académie des Sciences et des Lettres de Montpellier

    THÈME 1 : La Faculté de Médecine de Montpellier, une longue tradition humaniste
    Modérateur : Hilaire GIRON ; Ingénieur, consultant en stratégie et organisation, Systémicien, Ancien Président de l’Académie des Sciences et Lettres de Montpellier

     9h20-9h35 : Témoignage : Humanisme et Médecine du cancer
    Henri PUJOL, Université de Montpellier, Président honoraire de la ligue contre le cancer

    9h35-10h05 : L’esprit de l’École de médecine de Montpellier
    Thierry LAVABRE-BERTRAND, Université de Montpellier
    Président de l’Académie des Sciences et des Lettres de Montpellier

    10h05-10h45 : Le « moment 1220 » et la naissance de l’Université de Médecine de Montpellier
    Jacques VERGER, de l’Institut, Académie des Inscriptions et belles Lettres, médiéviste

    10h45-11h15 : Découvertes remarquables de la médecine « post-vitaliste » à Montpellier : entre rationalité et sérendipité
    Joël BOCKAERT, de l’Institut, Académie des Sciences, Université de Montpellier

    • 11h15-11h40 : pause

    11h40-12h10 : Les atouts de Montpellier pour l’enseignement de la médecine de demain
    Jacques BRINGER, de l’Académie de Médecine, Doyen honoraire de la Faculté de Médecine de Montpellier,

  • Médecine et Ethique

    THÈME 2 : Médecine et éthique
    Modérateur : Michel VOISIN
    Université de Montpellier, Pédiatre
    Ancien Président de l’Académie des Sciences et Lettres de Montpellier

    14h00-14h15 : Témoignage, Humanisme et Médecine : Les soins palliatifs
    Virginie PEROTIN, Médecin spécialisée en soins palliatifs à l’Institut du Cancer de Montpellier.

    14h15-14h45 : La médecine : de quoi s’agit-il ?
    Olivier JONQUET, Université de Montpellier, réanimateur
    Ancien Président de l’Académie des Sciences et Lettres de Montpellier

    14h45- 15h15 : Enfanter à perdre la raison
    Gemma DURAND, Médecin gynécologue

    15h15-15h55 : De la portée éthique des avancées technologiques.
    Éric FIAT, Université Paris-Est, philosophe

    15h55-16h30 : Pause

    16h30-17h10 : De l’Homme, jusqu’où aller trop loin ?
    Chantal DELSOL, de l’Institut, Académie des Sciences morales et politiques, philosophe

    Vendredi 3 décembre - après-midi

  • Samedi 4 décembre - matin

    Médecine et Solidarités

    THÈME 3 : Médecine et solidarités
    Modérateur : François-Bernard Michel,
    Président honoraire de l’Académie Nationale de Médecine,
    Président honoraire de l’Académie des Beaux-Arts

    8h00-8h15 : Accueil

    8h15-8h30 : Témoignage :
    Humanisme et Médecine : la précarité étudiante en matière de santé, La Maison de Santé étudiante,
    Jean-Bernard DUBOIS et Michel AVEROUS, Université à Montpellier,

    8h30- 9h10 : Santé, le grand bouleversement.
    Jean-François MATTEI, de l’Académie de Médecine, ancien Ministre de la Santé, ancien Président de la Croix Rouge Française

    9h10-10h00 : La raison et les émotions dans les débats éthiques,
    Pierre LE COZ, Académie de Médecine, Université Aix-Marseille, philosophe ,

    10h00-10h25 : Pause

    10h25-11h05 : Quoi de spécial, quoi de neuf dans la médecine humanitaire ?
    Rony BRAUMAN, ancien Président de Médecins Sans Frontières :

    11h05-11h45 : Y-a-t-il contradiction entre l’accès aux médicaments et la loi du marché ?
    Christophe DAUBIÉ, ancien Directeur de SANOFI-Montpellier,

    11h45-12h15 : Table ronde entre les intervenants

  • Médecine, Homme et Environnement

    THÈME 4 : Médecine, Homme et Environnement
    Modérateur : Jacques MATEU,
    Président de la section Médecine de l’Académie des Sciences et Lettres de Montpellier
    Chirurgien plasticien

    14h00-14h40 : De l’animal à l’homme : du SIDA au COVID-19,
    Eric DELAPORTE, Université de Montpellier, Infectiologue

    14h40-15h45 : Se nourrir en protégeant la santé des hommes et de la planète

    • 14h40-15h15 : Le cas de la viande,
      Pierre FEILLET, Académie d’Agriculture, Académie des Technologies :
    • 15h15-15h45 : Le régime crétois, le régime méditerranéen et les pathologies vasculaires
      Jean-Louis CUQ*, Université Montpellier :

    15h45- 16h25 : Ressources en eau : Enjeu mondial ? Enjeu du siècle ?
    Eric SERVAT, Université de Montpellier, Chaire Unesco

    16h25-16h45 : Pause

    16h45-17h25 : La controverse historique entre vitalistes et réductionnistes.
    Edgar MORIN, CNRS, sociologue, philosophe

    17h25-18h15 : Table ronde entre les intervenants

    18h15-18h30 : Conclusion, par Thierry Lavabre-Bertrand, Président de l’Académie des Sciences et Lettres de Montpellier

    Samedi 4 décembre - après-midi

25 novembre 2021/par Faculté de Médecine
https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2021/11/Colloque-ASLM.png 526 2000 Faculté de Médecine https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2024/06/LOGO-CLASSIQUE-H-300x135.png Faculté de Médecine2021-11-25 15:13:542021-11-25 15:15:113-4 décembre 2021 | Colloque de l’Académie des Sciences et des Lettres de Montpellier

21-22 octobre 2021 : Colloque de l’Académie Nationale de Chirurgie

800 ans, À la une, Évènements, Vie des Personnels

Dans le cadre des 800 ans de la Faculté de Médecine, en partenariat avec l’Académie Nationale de Chirurgie, nous accueillerons au sein de notre campus Arnaud de Villeneuve, le colloque annuel de l’Académie de Chirurgie.

 

Un colloque organisé à l’occasion des 800 ans de la Faculté de Médecine.

Les membres de l’Académie Nationale de Chirurgie se réuniront pour échanger sur la place de la robotique et de l’IA dans la chirurgie du XXIe siècle et s’interrogeront au sujet de la formation future des chirurgiens. Un hommage à François de Lapeyronie, un des pères de la chirurgie moderne et Fondateur de l’Académie Royale de Chirurgie sera rendu.

Ouvert à tous les professionnels de santé (sur inscription gratuite), cet événement accueillera des membres de l’Académie Nationale de Chirurgie.
Télécharger le programme (PDF)
Inscription gratuite jour 1

Inscription gratuite jour 2

 

Programme du congrès, le 21 octobre 2021, au Bâtiment Historique

  • 16h00

    Accueil

    La rencontre se tiendra dans l’amphithéâtre d’anatomie du bâtiment historique de la faculté de médecine.

  • Introduction

    Henry Coudane, Michel Chammas

    Doyen Michel Mondain, Faculté de Médecine Montpellier-Nîmes

    16h20

  • 16h30

    Histoire

    • Histoire de la Faculté de Médecine de Montpellier – Thierry Lavabre-Bertrand (Montpellier)
    • Gui de Chauliac – Henri Judet (Paris)
    • François Gigot de Lapeyronie – Hubert Johanet (Paris)
    • Les trois facultés : Paris, Montpellier, Strasbourg – Jean Marie Le Minor (Strasbourg)
    • L’histoire des amphithéâtres d’anatomie – Philippe Marre (Paris)
    • Histoire de l’enseignement de la Chirurgie à Montpellier – Michel Chammas, Thierry Lavabre Bertrand, Etienne Cuénant (Montpellier)
    • Georges Marchal. Un Chirurgien Montpelliérain du 20ème siècle – Joël Marchal (Montpellier)

 

Inscription gratuite jour 1

 

Programme du congrès, le 22 octobre 2021, sur le Campus Arnaud de Villeneuve

  • 8h00

    Accueil

    Le congrès se déroulera sur le Campus Arnaud de Villeneuve, dans l’amphithéâtre Rondelet.

  • Robotique Chirurgicale : état des lieux et avenir

    Modérateurs : Philippe Rouanet (ICM), Leonor Benaim (IGR), Rodolphe Thuret (Montpellier)

    • Conclusions du rapport sur « Robotisation en Chirurgie : état des lieux » – Xavier Martin, Jean-Claude Couffinhal
    • Robotique chirurgicale, quel avenir ?
      • Le point de vue du chercheur : Philippe Poignet (LIRMM)
      • Le point de vue du CEO : Bertin Nahum, Quantum Surgical (Montpellier)
      • Le point de vue du Chirurgien : Jacques Hubert (Nancy)
    • Discussion

    8h30

  • 10h00 - 10h30

    Pause

    Pause, visite des exposants

  • L’enseignement de la chirurgie : la simulation, avantages, méthodes. Sur quoi repose son application en chirurgie.

    Modérateurs : Jean-Michel Fabre (Montpellier), Renaud Garrel (Montpellier)

    • En quoi la simulation peut-elle apporter un plus ? Sur quoi repose le bénéfice de la simulation ? Dans quels domaines l’utiliser ? – Daniel Chevallier (Nice)
    • Les outils pour l’apprentissage par simulation : intérêts, limites, coûts
      • Simulateurs de moyenne et haute fidélité.
        • En coelioscopie-endoscopie. Astrid Herrero (Montpellier)
        • En arthroscopie. François Sirveaux (Nancy)
      • SimLife : Jean Pierre Faure (Poitiers)
      • Simulation et apprentissage de la Microchirurgie. Sybille Facca (Strasbourg), Michel Chammas (Montpellier)
      • Financements, solutions universitaires. Michel Chammas
    • Ecole de Chirurgie. Un programme de simulation dans le cadre de la formation des jeunes chirurgiens. – Laura Beyer Berjot (Marseille), Regis Souche (Montpellier)

    10h30

  • 12h30 - 14h00

    Pause déjeuner

    Visite des stands Anatomie et Apprentissage par simulation

  • Enseignement de la chirurgie : Évaluations, autres approches

    Modérateurs : Michel Prudhomme (Nîmes), Francis Navarro (Montpellier)

    • La simulation est-elle le seul moyen pour former un chirurgien ? – Patrick Baque (Nice)
    • Enseignement de l’Anatomie au service de l’apprentissage par simulation – Fabrice Duparc (Rouen)
    • Programme de simulation en chirurgie.
      • Comment évaluer la formation du chirurgien ? – Louis Sibert (Rouen)
      • Expérience Montpellieraine de la mise en place d’un programme pédagogique. Les résultats 1 an après. Astrid Herrero (Montpellier)
    • Apprentissage par simulation : savoir-faire, savoir-être, gestion du stress, prévention du burn-out – Laurent Obert (Besançon) 15’

    14h00

  • 16h00

    Fin des journées

    Henry Coudane, Hubert Johanet, Michel Chammas

Inscription gratuite jour 2
29 septembre 2021/par Faculté de Médecine
https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2021/09/Bann-Colloque-Chirurgie.png 320 1200 Faculté de Médecine https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2024/06/LOGO-CLASSIQUE-H-300x135.png Faculté de Médecine2021-09-29 11:22:132021-10-04 11:27:5721-22 octobre 2021 : Colloque de l’Académie Nationale de Chirurgie

7 octobre 2021 : Colloque L’Homme face à la Science

800 ans, À la une, Évènements

Dans le cadre des 800 ans de la Faculté de Médecine, en partenariat avec l’Espace de réflexion éthique Occitanie et sous le parrainage de l’Académie Nationale de Médecine, nous accueillerons au sein de notre campus Arnaud de Villeneuve, le colloque « L’Homme Face à la Science ».

 

Un colloque organisé à l’occasion des 800 ans de la Faculté de Médecine.

La santé et les soins évoluent et des interrogations éthiques et sociétales émergent.

Des thèmes comme les enjeux éthiques des biotechnologies de la prédiction, l’innovation dans un contexte de crise sanitaire ou les repères éthiques pour l’innovation en neuroscience seront abordés à l’occasion de ce colloque, organisé en partenariat avec l’Espace Ethique Régional d’Occitanie.

Ouvert à tous (sur inscription gratuite), cet événement accueillera des membres de l’Académie des Sciences ainsi que de l’Académie Nationale de Médecine, laquelle parraine cet événement.

Télécharger le Communiqué de Presse

 

Programme du congrès, le 7 octobre 2021 sur le campus ADV

Télécharger le programme (PDF)
Inscription gratuite au colloque
  • 8H30

    Accueil

  • Allocutions Introductives

    Jean-François ALLILAIRE – Philippe AUGE – Michel MONDAIN

    9H00

  • 9H20

    Quand l’opposition aux faits médicaux et scientifiques devient-elle déraisonnable ?

    Jean-François MATTEI

    Introduction par Jacques BRINGER

  • La contestation des experts à l’heure des incertitudes scientifiques et de la crise sanitaire

    Virginie TOURNAY

    Animateur : Claude JAFFIOL

    10H00

  • 10H40

    Tenir le cap de l‘intégrité scientifique à l’heure de la Covid

    Alain FISCHER (en vidéo) – Didier HOUSSIN

    Introduction par Bernard CHARPENTIER

  • Sciences, politique et société : les leçons de la crise Covid-19

    Jean-François DELFRAISSY

    11H20

  • 12H20

    Pause Déjeuner

  • Quelles repères éthiques pour l’innovation en neurosciences ?

    Michel CLANET

    13H30

  • 14h15

    Les nouvelles technologies pour lire dans nos têtes ?

    Laurence DEVILLERS (en vidéo) – Emilie OLIE

    Animateur : Jacques TOUCHON

  • Organoïdes : faits et fantasmes

    Albano MELI – Jean-Marc LEMAITRE

    Animateur : Alain PRIVAT

    15h15

  • 16h15

    Le soin par les algorithmes : impact sur la relation avec les patients

    Alain LIVARTOWSKI – Bernard NORLINGER

    Animateur : Jacques BRINGER

  • Les enjeux éthiques des biotechnologies de la prédiction

    Pierre LE COZ – Pascal PUJOL

    Animateur : François-Bernard MICHEL

    17h15

  • 18h00

    Conclusion

12 septembre 2021/par communication
https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2021/09/vv7rw.png 3000 6000 communication https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2024/06/LOGO-CLASSIQUE-H-300x135.png communication2021-09-12 20:50:452021-09-30 16:04:137 octobre 2021 : Colloque L’Homme face à la Science

A la une

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  • Interview de Boris Jung – Vice Doyen président du Conseil Scientifique15 juillet 2026 - 10 h 41 min

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Siège social et adresse postale de la faculté
2 rue École de Médecine
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04 34 43 35 00/01

Nîmes

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CS 83021
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Demande de visite libre au JARDIN des PLANTES

Demande de visite libre au JARDIN des PLANTES

Pour le groupe constitué

Les visites libres ne sont possibles que pendant les heures d’ouverture au public à savoir :

HORAIRES D’ÉTÉ

du 1er avril au 30 septembre : 12h à 20h sauf le lundi.

HORAIRES D’HIVER

du 1er octobre au 31  mars : 11h à 18h sauf le lundi.

Ce formulaire est un document d’information nécessaire pour connaitre la présence de groupe au jardin des plantes. I nous procure également les éléments utiles à la réalisation de statistique sur sa fréquentation.

 


    Pour les enfants, merci d’indiquer leur âge (70 enfants maximum) :

    Marie-Anne BOIVIN

    Marie-Anne GILLAIN naît en 1773 à Montreuil près de Versailles.

    Elle est envoyée en pension chez les religieuses de la Visitation.

    Pendant la Révolution, elle se réfugie à Etampes, chez une parente mère supérieure des Hospitalières de l’Hôtel-Dieu.

    Elle y suit les leçons du chirurgien et y exerce pendant deux ans et demi, de 1793 à 1796, les fonctions de dame hospitalière, c’est-à-dire de laïque offrant bénévolement ses services aux pauvres malades.

    En 1797, elle revient à Versailles pour se marier avec Louis BOIVIN, sous-chef de bureau aux Domaines nationaux.

    Rapidement enceinte, elle se retrouve brutalement veuve en 1798, à 25 ans, sans ressources et avec une petite fille à élever.

    Elle décide alors de mettre à profit l’enseignement acquis auprès du chirurgien de l’Hôtel-Dieu d’Étampes et se fait admettre à l’École de sages-femmes de la Maternité en 1799.

    En 1800, elle obtient son diplôme et part à Versailles pour y retrouver sa fille et exercer son métier.

    En 1801, suite à la mort de sa fille, elle obtient de Marie-Louise Lachapelle l’autorisation de revenir à l’Hospice de la Maternité

    En 1803, elle est nommée surveillante en chef de la section de l’allaitement. Elle occupe ce poste pendant onze ans, jusqu’en 1814. Pendant ce long séjour, elle en profite pour suivre les cours de sa protectrice, des chirurgiens de la Maternité (Baudelocque, puis Dubois) et des médecins en chef (Andry, et surtout Chaussier) dont elle recueille les observations et les leçons.

    En 1812, elle rédige un Mémorial de l’art des accouchements, et le publie. Celui-ci est agréé par le ministère de l’Intérieur qui en fait un des manuels que reçoivent les lauréates de la Maternité.

    En 1814, la place de surveillante qu’elle occupait est supprimée et elle est renvoyée, avec une gratification représentant la valeur de son salaire annuel, soit 360 francs.

    A partir d’octobre, elle obtient alors un poste de garde magasin et d’économe à l’hôpital général de Poissy, qu’elle conserve jusqu’en janvier 1819, date à laquelle l’hôpital général est converti en prison.

    Cette période de sa vie est mal connue : continue-t-elle sa pratique obstétricale en dépit de ses nouvelles fonctions, plus administratives ? Le fait-elle dans le cadre de l’hôpital général ? Dans celui d’une clientèle privée ? Toujours est-il qu’elle semble un temps bénéficier d’un traitement confortable de 1 200 francs annuels, soit presque autant que la maîtresse sage-femme de la Maternité.

    En 1818, elle concourt anonymement au prix d’émulation de la Société de médecine de Paris, en présentant un mémoire sur les hémorragies internes de l’utérus. Elle obtient la médaille.

    Le 1er février 1819, elle entre à la Maison Royale de Santé à Paris comme sage-femme surveillante en chef, avec les appointements modestes de 350 francs /an.

    En 1821, une opportunité de promotion se présente à elle à l’occasion de la mort de Marie-Louise Lachapelle.

    Le Conseil général des Hospices doit, selon la procédure, proposer au ministre de l’Intérieur une liste de cinq candidates à la succession de l’illustre sage-femme.

    Le 14 novembre 1821, le Conseil se met d’accord après vote sur une liste où Marie-Anne Boivin occupe la première place ; elle obtient 12 voix sur 12 lors du premier tour destiné à désigner la première.

    Un mois et demi plus tard, le ministre de l’Intérieur avalise le choix du Conseil.

    Mais la lauréate refuse la place (ou plutôt démissionne), obligeant le conseil à proposer une autre liste. Pourquoi ce refus ? Tous les biographes contemporains expliquent cette décision par la promesse publique qu’aurait faite Marie-Anne Boivin à son ancienne protectrice de ne jamais la remplacer, même après sa mort. Si c’est le cas, elle respecta sa parole et c’est une autre sage-femme, Madeleine Catherine Legrand, qui est nommée en 1822.

    Marie-Anne Boivin continue donc d’exercer à la Maison Royale de Santé où elle accumule les observations, les publications et les distinctions.

    En 1828, elle présente un mémoire sur les avortements spontanés qui est couronné par la Société de médecine de Bordeaux.

    En septembre 1835, à 62 ans, usée et fatiguée, elle prend sa retraite, et presse le conseil des hospices de lui verser une pension. Enfin, après une première attaque qui la laisse hémiplégique, elle meurt en mai 1841.

    En 1902, une des salles de la Maternité rénovée reçoit le nom de Marie-Anne Boivin.

    Louise BOURGEOIS

    Elle naît en 1563 Boulevard Saint Germain ou à Mons dans une famille de médecins.

    Elle se marie en 1594 à Martin BOURSIER, maitre chirurgien, élève d’Ambroise PARÉ.

    Elle se trouve sans ressources quand son mari est engagé dans les armées du roi.

    Elle acquiert vite une renommée auprès des dames de la cour et accouche la reine à six reprises.

    Elle est rétribuée 500 couronnes pour la naissance d’un garçon et 300 pour la naissance d’une fille.

    Elle perd sa renommée à la suite du décès de Marie De BOURBON-MONTPENSIER, épouse de Gaston d’ORLÉANS, lors de la naissance de la Grande Mademoiselle.

    Selon les chirurgiens ayant pratiqué l’autopsie de l’accouchée, le décès serait dû à la persistance de débris placentaires dans l’utérus et Louise Bourgeois est alors accusée de négligence.

    À cette époque, les obstétriciens masculins sont peu nombreux à exercer, et tentent de prendre le pas sur la confrérie des sages-femmes.

    Louise remet en cause leur compétence en critiquant violemment les conclusions de l’autopsie et les compétences des médecins pratiquant l’obstétrique ; toutefois sa réponse a l’effet inverse à celui-ci escompté, en leur faisant de la publicité.

    Elle est la première sage-femme à avoir écrit un livre d’obstétrique, Observations diverses sur la stérilité, perte de fruits, fécondité, accouchements et maladies des femmes et enfants nouveau-nés, publié en 1609.

    Dans ce livre elle signale que la stérilité du couple peut être d’origine masculine, même si, comme les médecins de cette époque, elle confond aptitude à procréer avec vigueur sexuelle.

    Elle identifie le rôle de la malnutrition sur la santé du fœtus, et elle est la première à prescrire l’administration de fer pour soigner l’anémie.

    Elle met en avant l’importance des connaissances en anatomie pour les sages-femmes, et supplie les médecins d’autoriser celles-ci à assister aux conférences et aux travaux de dissection.

    En 1636, les sages-femmes parisiennes lancent une pétition auprès de la Faculté de médecine pour que Louise Bourgeois soit autorisée à leur donner des cours d’obstétrique, mais ce droit leur est refusé.

    Par la suite, une de ses élèves, Marguerite du Tertre de la Marche est toutefois nommée responsable des sages-femmes à l’Hôtel Dieu, et parvient à refondre le contenu de leur formation.

    Elle meurt le 20 décembre 1636 Boulevard Saint Germain à 73 ans.

    Jean-Louis BAUDELOCQUE

    Il naît le 30 novembre 1745 à Heilly en Picardie.

    Il est le fils de Jean Baptiste BAUDELOCQUE, chirurgien, et d’Anne Marguerite LEVASSEUR. Ses frères Félix Honoré (1744-1794) et Jean Baptiste (1749-1800) ont été tous deux médecins. Il est le troisième d’une famille de dix enfants.

    C’est son père qui l’initia à la chirurgie dans les campagnes de Picardie.

    Il acheva ses études à Paris à l’Hôpital de la Charité où un maître d’obstétrique réputé, Solayrès de Renhac (1737-1772) officiait.

    En 1772, après la mort prématurée de Solayrès, à l’âge de 35 ans, il recueillit les manuscrits de ses cours et lui succéda dans la charge d’enseignement de l’obstétrique à l’Hôpital de la Charité. Grâce à Baudelocque, l’œuvre de Solayrès a échappé à l’oubli.

    En 1775, à l’initiative du chirurgien Augier du FOT, démonstrateur d’accouchements à Soissons, il publia, grâce aux manuscrits légués par Solayrès de RENHAC, la première édition d’un manuel destiné à l’enseignement des sages-femmes. Cet ouvrage fut publié une seconde fois plus tard sous son seul nom, sous le titre « Principes sur l’art des accouchemens par demande et réponses en faveur des élèves sages-femmes ». Il connut trois rééditions du vivant de Baudelocque et trois autres posthumes.

    En 1776, suite à sa soutenance de thèse portant sur la symphyséotomie « An in partu propter angustiam pelvis impossibili, symphysis ossium secanda ? », il est nommé chirurgien de l’hôpital de la Charité, à Paris, et fut reçu maître en chirurgie par le Collège de chirurgie de Paris.

    Le 5 ou 6 avril 1777 à Paris, il épouse Andrée DERULLIER (de Vulier, de Voulier, de Rullie, de Rouillier), dont la famille fabrique des mannequins de femmes enceintes pour les démonstrations dans les cours d’accouchements, elle meurt le 4 janvier 1787, sans enfant.

    Il publia en 1781 et 1789 les deux premières éditions de son traité savant « L’Art des accouchemens » en deux tomes. Il devint célèbre pour son forceps, sa pratique de la césarienne et l’invention du pelvimètre, qui permet de mesurer le diamètre antéro-postérieur externe, afin de déterminer les patientes chez lesquelles pourraient être rencontrées des difficultés à l’accouchement.

    Le 14 septembre 1788 à Amiens, il épouse ensuite Marie Catherine Rose Laurent, le couple eut cinq enfants (3 filles et 2 garçons).

    Pendant la Révolution française, les corporations et facultés furent abolies. Les hôpitaux perdirent une partie de leur personnel et de leur financement. Baudelocque réussit cependant à bâtir sa réputation d’accoucheur grâce à une clientèle de ville et à des cours privés d’obstétrique.

    En 1794, l’ancienne Faculté de médecine fut remplacée par l’École centrale de Santé de Paris, il y fut chargé des cours pour les étudiants en médecine et pour les sages-femmes.

    En octobre 1795, l’Hospice de la Maternité accueille les femmes pauvres et les filles mères pour leur accouchement et permit la formation clinique des sages-femmes et des médecins de l’École de Santé.

    De plus, cet établissement recueille également les enfants abandonnés.

    En 1798, Baudelocque, en plus de son poste de professeur d’obstétrique à l’Ecole de Santé de Paris, devint chirurgien en chef de la Maternité.

    En 1802, fut créée l’école de l’Hospice de la Maternité dans laquelle Baudelocque déploya ses talents de pédagogue utilisant des mannequins permettant de s’exercer aux examens et aux manœuvres obstétricales. Il privilégia l’observation sur l’action préférant laisser faire la nature et se servit le moins possible des instruments.

    Occupé par ses multiples charges, il délégua une partie de son autorité à la sage-femme en chef de la Maternité, Marie-Louise Lachapelle (1769-1821) qui assura une partie de l’enseignement des élèves sages-femmes et qu’elle fut autorisée à manier seule le forceps en cas d’accouchement difficile.

    Il fut mêlé à un retentissant procès qui lui avait été intenté par un médecin accoucheur, Jean François SACOMBE, farouche opposant de la césarienne et défenseur des pratiques traditionnelles des sages-femmes. Sacombe, qui s’était érigé en défenseur des sages-femmes, accusant Baudelocque d’infanticide, finit par perdre son procès en 1804 et, par la même occasion, tout sens de la mesure.

    En 1806, Napoléon nomme Jean-Louis Baudelocque titulaire de la chaire d’obstétrique, la première chaire de spécialité médicale en France.

    Il devint le médecin accoucheur des reines d’Espagne, de Hollande, de Naples et de toutes les dames de la cour.

    Il avait été choisi et retenu d’avance pour mettre au monde l’héritier attendu par Napoléon et l’impératrice Marie-Louise d’Autriche. Mais, frappé de congestion cérébrale, il n’allait pas voir naître le Roi de Rome.

    Il meurt le 2 ou 3 mai 1810, au 16 rue Jacob à Paris (6e) à 65 ans, où il demeurait.

    Il a été inhumé au cimetière de l’Ouest de Vaugirard, puis exhumé pour cause d’expropriation au motif du percement du boulevard Pasteur actuel.

    Il sera alors inhumé le 17 août 1839 au cimetière du Père-Lachaise (45e division).

    Il est le plus célèbre des médecins accoucheurs de son époque.

    Médecin de l’hôpital des Enfants malades, il laissera en 1890 son nom à la clinique Baudelocque.

    En 1966 sera édifiée la maternité Port-Royal. Les deux fusionnent en 1993 (Paris 14e).

    Avenue Denfert-Rochereau existe aujourd’hui une école de sages-femmes portant son nom.

    François CHAUSSIER

    Il naît le 2 juillet 1746 à Dijon, paroisse Saint Pierre.

    Son père était maître vitrier.

    Après avoir suivi les services de l’hôpital de Dijon, sa mère l’envoya à Paris pour poursuivre ses études de médecine et il se fit inscrire au Collège royal de Chirurgie : il y effectua une scolarité régulière entre 1765 et 1767 ; il y suivit les cours d’anatomie de Raphaël SABATIER et de Jean-Joseph SUE.

    Parallèlement, il s’initiait à la chirurgie avec les cliniques de de Lafaye et l’après-midi, celles de Isaac GOURSAUD.

    Ses années de Chirurgie prirent fint en 1768, date à laquelle il obtint le titre de Maître en Chirurgie : il s’établit à Dijon en qualité de chirurgien

    Il se marie le 27 juillet 1767 à Quetigny, Côte d’Or, avec Jeanne CARRE, fille et petite-fille d’un Maître Chirurgien. Ensemble ils ont un fils Bernard François Hector (1769-1837).

    En 1769, il ouvrit un cours gratuit d’anatomie humaine et comparée qui fut suivi par de nombreux étudiants pendant plus de dix ans.

    en 1774, les Etats de Bourgogne avaient créé un enseignement de la chimie avec Louis-Bernard GUYTON de MORVEAU comme professeur titulaire et Hugues MARET et François CHAUSSIER comme adjoints. Au décès de MARET, en 1786, il fut promu deuxième professeur de chimie.

    A Dijon, ses qualités professionnelles lui attirèrent la faveur de la clientèle et sa renommée dépassa rapidement la Bourgogne ; il se fit remarquer à l’Académie de Chirurgie par plusieurs communications de sorte qu’il obtint, en la séance publique du 10 avril 1777, la Médaille d’Or de l’Académie.

    Il fut reçu Docteur en Médecine, à l’Université de Besançon, le 14 janvier 1780 et en 1784, il devint correspondant de la Société Royale de Médecine. Cette même année, il fut admis à l’Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Dijon dont il devint secrétaire général suite à la mise en retraite de Guyton de Morveau.

    En 1785, il publia, à la demande des Etats de Bourgogne, une instruction populaire portant sur ma morsure des animaux enragés : « Méthode de traiter les morsures des animaux enragés, et de la vipère ; suivie d’un précis sur la pustule maligne » (avec Joseph Enaux 1726-1798).

    En 1789, il publia une étude sur les muscles du corps humain, dans laquelle il proposait une classification plus rationnelle que celle jusqu’alors enseignée : « Exposition sommaire des muscles du corps humain suivant la classification et la nomenclature méthodiques adoptées au cours public d’anatomie de Dijon » ; cet ouvrage connut une réédition en 1797.

    Le 20 décembre 1789, il lut à l’Académie de Dijon un mémoire « Observations chirurgico-légales sur un point important de la jurisprudence criminelle » dans laquelle il démontrait le rôle que pouvait jouer le médecin pour éclairer la justice ; cet ouvrage fut remarqué et il ouvrit l’année suivante à Dijon, un cours de Médecine Légale.

    Le 3 nivôse an III (23 décembre 1794), il se marie avec Angélique LABOREY à Dijon (Section du Crébillon), ils ont également un fils Franck Bernard Simon (1804-1866).

    En 1794, Antoine-François Fourcroy fut chargé par la Convention nationale de réorganiser l’enseignement médical et chercha une personnalité susceptible de lui proposer les détails de cette organisation. Claude-Antoine Prieur-Duvernois, de la Côte-d’Or, qui dirigeait au Comité de salut public, l’Enseignement des Sciences et des Arts, lui indiqua François Chaussier qui entra ainsi au Comité de l’Instruction Publique : il rédigea un rapport et un projet de décret qu’il lut à la tribune de la Convention, le 7 frimaire de l’an III (27 novembre 1794) ; il y proposait la création d’une seule « Ecole centrale de Santé » à Paris ; les conventionnels, ouverts largement à la décentralisation, demandèrent la création d’autres écoles semblables à Montpellier et à Strasbourg et c’est sur ces bases, que le rapport fut adopté, le 14 frimaire (4 décembre).

    Chaussier retourna à Dijon, où il reprit ses cours et ses études ainsi que les missions qui lui avaient été confiées : il avait été nommé médecin des Hospices de Dijon en avril 1793 et Chirurgien des Prisons; il n’y resta pas longtemps, puisqu’il fut rappelé à Paris pour occuper la chaire d’anatomie et de physiologie de l’Ecole de Santé. Chaussier fut, selon l’expression de Joseph-Henri Réveillé-Parise, le professeur de physiologie le plus célèbre de l’Ecole de Paris: il défendit que le vitalisme était la base de toutes les études de physiologie.

    Un décret du 7 vendémiaire an III (28 septembre 1794) ayant créée officiellement l’École centrale des travaux publics, future École polytechnique, le Conseil d’administration proposa, moins d’un mois après l’ouverture, d’y installer une infirmerie et de nommer un « officier de santé » (désignation révolutionnaire pour les médecins) pour soigner les élèves malades et donner aussi des leçons sur «l’art de prévenir les maladies et de les soulager». L’état nominatif des agents de l’Ecole polytechnique de l’année suivante le porte comme adjoint de Claude Louis Berthollet « chargé en même temps du cours de Zootechnie et de Salubrité, et Médecin de l’Ecole » : en fait, il enseigna le cours de Berthollet pendant son absence en Italie en 1796-1797. Après la régularisation de l’enseignement de la chimie, Chaussier semble avoir abandonné l’enseignement de cette science et s’être restreint presque entièrement à ses fonctions de médecin.

    En 1799, parurent « Les tables synoptiques » qui furent un grand succès. Elles constituent un résumé de physiologie, de pathologie et de thérapeutiques des divers appareils anatomiques du corps humain.

    Le 9 mai 1804, il est nommé Médecin des Hospices de la Maternité et on lui confia la Présidence des jurys médicaux pour les examens d’Officier de Santé, Pharmacien et Sage-femme pour la circonscription de la Faculté de Médecine de Paris.

    Il fait partie de la commission, nommée par le ministre de l’Intérieur en octobre 1810 pour étudier les « remèdes secrets » ; il y côtoie André Marie Constant Duméril, Jean-Joseph Menuret, Nicolas Deyeux.

    En 1815, après la chute du Premier Empire, il fut remplacé dans ses fonctions de médecin de l’Ecole Polytechnique, mais il resta titulaire de sa chaire à la Faculté jusqu’au 21 novembre 1822, date à laquelle la Restauration modifia l’organisation de la Faculté : il fut nommé professeur honoraire et sa chaire lui fut retirée. Il en éprouva une grande amertume et le lendemain, il eut une attaque d’apoplexie qui le priva temporairement de la parole et de la marche. Il se rétablit néanmoins, mais demeura hémiplégique, ce qui ne l’empêcha pas de poursuivre son activité à la Maternité.

    Le 6 mai 1823, il fut admis à l’Académie des sciences.

    Entre 1824 et 1827, il sortit plusieurs ouvrages de médecine légale: « Manuel médico-légal des poisons, précédé de considérations sur l’empoisonnement »14, « Recueil de mémoires, consultations, et rapports sur divers objets de médecine légale »15, « Mémoire médico-légal sur la viabilité de l’enfant naissant, présenté à Mgr le garde des sceaux, ministre de la Justice »16

    François Chaussier est décédé en son domicile parisien, le 19 juin 1828 à 81 ans, d’une crise d’apoplexie.

    Il est inhumé au Cimetière du Père-Lachaise (18e division) le 21 juin : Nicolas-Philibert Adelon prononça un discours au nom de l’Académie, Marie-Alexandre Désormaux, qui représentait la Faculté, fit de même, Duméril, au nom de l’Académie Royale des Sciences lut une longue éloge funèbre.

    Don 2ème fils, Franck CHAUSSIER suivit la même voie que son père et soutint sa thèse de doctorat en 1827 à Montpellier.

    Il est un médecin français, professeur de la Faculté de médecine de Paris, membre de l’Académie royale de médecine et de l’Académie des sciences.

    Chaussier fut l’éditeur principal des articles consacrés à la Pharmacie par l’Encyclopédie méthodique13.

    Angélique Marguerite Le BOURSIER du COUDRAY

    Elle naît en 1712 à, Clermont-Ferrand dans une famille de médecins.

    Elle est d’abord pendant trois ans l’élève d’Anne BAIRSIN, maîtresse sage-femme.

    En 1739, le 26 septembre, elle reçoit son diplôme et peu après devient sage-femme jurée.

    Elle exerce comme maîtresse sage-femme au Châtelet à Paris pendant seize ans.

    En 1752, pour joindre la pratique à la théorie, elle publie un livre « Abrégé de l’Art des accouchements ».

    En 1754, elle retourne en Auvergne et commence à donner des cours gratuitement.

    En 1758, elle conçoit sa fameuse « machine » de démonstration (faite de bois, carton, tissus, coton) qui est approuvée le 1er décembre par l’Académie de chirurgie.

    Au cours de la formation qui durait deux mois les élèves étaient invitées à s’exercer sur le mannequin.

    • En 1759 (ou 1757 ou 1767), Louis XV lui octroie une pension et la munie d’un brevet royal qui l’autorise à donner des cours dans tout le royaume, elle s’engage dans un tour de France obstétrical qui va durer 25 ans et se poursuivra jusqu’en 1783, sous le règne de Louis XVI et forma plus de 5 000 femmes et chirurgiens.
    • En 1768, elle se fait aider par sa nièce Mlle Marguerite GUILLOMANCE.
    • En 1769, une 2ème édition de son livre parait qu’elle fera illustrer de 26 charmantes gravures en couleur.
    • En 1770, elle engage à Bordeaux un jeune chirurgien M. COUTANCEAU qui épouse sa nièce quelques temps après.
    • En 1789, elle demeure chez sa nièce.

    Elle meurt le 16 avril 1794 à 79 ans à Bordeaux dans le dénuement et la solitude, sa nièce et son mari étant absents. Il y a une rue Angélique du Coudray, à Thorigné-Fouillard et également une rue Madame-du-Coudray à Clermont-Ferrand, sa ville natale. La maternité de l’hôpital de Melun (77) porte aussi son nom.

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