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Archive d’étiquettes pour : Innovation

Le conservatoire d’anatomie, lieu d’instruction et d’inspiration.

À la une

Le portraitiste plasticien Cédric Matet et l’artiste numérique Jane Kleis sont de retour, pour présenter leur œuvre « L’anatomie du secrétaire » lors de l’exposition : « Les Aliénés du Mobilier national, le retour » à la Cité de la photographie et de l’image à Paris.

Cédric Matet et Jane Kleis ne sont pas inconnus de notre faculté…

Après une résidence au Conservatoire d’Anatomie de l’École de Médecine de Montpellier pour l’exposition « L’humain dans son Jardin », les artistes ont été inspirés pour l’exposition « Les Aliénés ».

Mais qu’est-ce que cette exposition voulue par Le Mobilier National ?

Il faut savoir que ce dernier, situé à Paris, possède d’innombrables meubles stockés, inutilisés ayant perdu leur caractère patrimonial.

Il a choisi de confier certaines de ses pièces à des artistes plasticiens dans l’objectif de revaloriser les collections de l’ancien Garde meuble royal. C’est ainsi que Jane Kleis et Cédric Matet ont été invités à réinterpréter un secrétaire du XIXème siècle oublié de tous.

Tel un écorché en anatomie, le plasticien et la photographe ont souhaité comprendre et ainsi révéler le secret de ce secrétaire datant du 19ème siècle. Le secrétaire est un meuble à la fois fonctionnel et décoratif. Il est composé d’un abattant qui permet de ranger des documents ou des objets précieux. Les artistes ont choisi de se concentrer sur l’aspect anatomique du meuble. Ils ont photographié les différentes parties du secrétaire, du piétement aux tiroirs, en s’attachant à en révéler la beauté et la complexité.

L’Anatomie du Secrétaire est alors née après un long travail exploratoire dans la continuité de leur résidence dans notre faculté.

Les artistes ont décortiqué le meuble pour comprendre ses essences, la complexité d’une telle fabrication et ainsi révéler sa beauté cachée. Sans trahir le meuble, celui-ci est dévoilé aux yeux de toutes et tous.

A travers l’art contemporain, la volonté est de redonner la parole au patrimoine, qui reprend ainsi vie.

L’exposition de Cédric Matet et Jane Kleis est une véritable invitation à la contemplation. Elle nous permet de découvrir un meuble d’un autre œil, de l’apprécier pour sa beauté et sa complexité. L’exposition « Les Aliénés du Mobilier national, le retour » est une occasion unique de découvrir un objet d’exception.

Les deux expositions des artistes témoignent de son intérêt pour la beauté et la complexité de la nature. Elles nous invitent à voir le monde qui nous entoure avec un regard neuf.

Cette exposition, se tient jusqu’au 2 janvier 2024.

Le conservatoire d’anatomie tient toujours son rôle d’enseignement auprès de nos étudiants en santé, et la preuve en est qu’il instruit autant les médecins que les artistes !

10 novembre 2023/par communication
https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2023/11/ANATOMIEDUSECRETAIRE-3-4-BLACK-scaled.jpg 2560 2048 communication https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2024/06/LOGO-CLASSIQUE-H-300x135.png communication2023-11-10 12:42:212023-11-24 15:27:59Le conservatoire d’anatomie, lieu d’instruction et d’inspiration.

Inauguration de l’École de Gériatrie et de Gérontologie

À la une, Évènements, Formations

Le 1er juin 2022 avait lieu l’inauguration de l’École de Gériatrie et de Gérontologie au Bâtiment Historique de la Faculté de Médecine. Nous avons ainsi pu célébrer cet accomplissement en présence d’Isabelle Laffont, Doyenne de la Faculté ; de Jacques Mercier, VP de l’Université de Montpellier ; Nicole Marin-Khoury, adjointe au Maire de la Ville de Montpellier.

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Une école unique en France…

Ce projet, porté par le Professeur Claude Jeandel, Directeur de l’Ecole de Gériatrie et de Gérontologie ; le Docteur Stéphanie Miot, sa Directrice adjointe ; Mme Myriam Aggoun, sa Responsable Administrative et Mme Marie-Laure Portalez, ingénieure d’études constitue la première école du domaine en France.

En effet, cette école est née d’un constat sociétal : nous devons faire face à un véritable défi démographique. Celui-ci se traduit par un vieillissement de la population et l’augmentation du nombre de personnes en perte d’autonomie (2,45 millions en 2060, contre 1,6 million en 2030). Proposer une offre de formation en gérontologie adaptée, à destination des étudiants et des professionnels du secteur, est devenu indispensable compte tenu de ces enjeux sociétaux, médicaux et scientifiques.

Afin de proposer une approche transversale et holistique des problématiques du grand âge, une offre de formation diversifiée a ainsi été créée, proposant une pédagogie innovante dans les différents champs d’application du secteur (médical, épidémiologique, psychologique, juridique…).

… et innovante

Issue du programme IDEFI-TIL (Initiatives d’Excellence en Formations innovantes – Trans Innov Longévité) initié en 2014 sur la Faculté, les formations en gérontologie de la Faculté de Médecine ont déjà permis à de nombreux professionnels des domaines médicaux et paramédicaux de se spécialiser sur ce secteur.

L’innovation est au cœur des priorités de l’école de Gériatrie et de Gérontologie qui propose notamment des formations adaptées aux parcours en e-learning. Des ateliers de simulation  sont également organisés une fois par an. Enfin, un tutorat est assuré par les anciens étudiants des différentes formations.

Par ailleurs, les personnes âgées seront associées à l’enseignement et certaines formations leur seront destinées dans le cadre de l’éducation thérapeutique.

4 grands pôles de formations

 

  • Un pôle à destination des professionnels de santé

    A destination des professionnels du secteur sanitaire et médico-social.

  • Un pôle à destination des médecins et étudiants en médecine

    Coordination pédagogique des unités d’enseignement des études de médecine

  • Un pôle à destination des proches aidants

    Actions de formation, de sensibilisation et de soutien

  • Un pôle à destination des patients

    Formation sur les maladies chroniques et éducation thérapeutique des patients

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#OnEnAParlé

Cette initiative fait d’ores et déjà parler d’elle ! Retrouvez ci-dessous les différents articles de presse !

Article du Midi Libre : Les premiers pas d’une École de Gériatrie et de Gérontologie à la Faculté de Médecine

La Marseillaise : Une école de gériatrie et de gérontologie à Montpellier

5 juin 2022/par communication
https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2022/06/BANNIERES_INAUGURATION-ECOLE-GERONTO.png 1096 4167 communication https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2024/06/LOGO-CLASSIQUE-H-300x135.png communication2022-06-05 09:22:492023-08-21 09:17:24Inauguration de l’École de Gériatrie et de Gérontologie

Gérontologie | Simulateur de vieillissement : innover pour mieux comprendre

À la une, Formations, Recherche/innovation

Les personnes âgées représentent plus de 20% de la population française (Source INSEE 2020), pourtant, vieillir reste mal compris. Grâce aux outils de simulation proposés dans cet atelier innovant, les participants pourront faire un bon de plusieurs années dans le temps. Ils pourront ainsi aiguiser, par l’expérience, leurs compétences dans l’accompagnement des personnes âgées.

Pourquoi cet atelier ?

Cet atelier, proposé par l’Ecole de Gériatrie et de Gérontologie, a été créé pour permettre à ses participants de faire l’expérience des principales déficiences liées au vieillissement. 

Il est mené par sa responsable administrative, Myriam Taroudjit et Marie-Laure Portalez, ingénieure d’études. 

Des équipements spéciaux permettent aux participants de faire l’expérience sensorielle des principales déficiences liées à l’âge. Ils peuvent ainsi percevoir les difficultés des personnes âgées et  mieux comprendre leurs comportements et leurs besoins spécifiques.

“Un véritable apprentissage par l’expérience dans le but d’améliorer les conditions de vie des personnes âgées“

L’efficacité de cette méthode par simulation a fait l’objet d’une étude réalisée par des étudiants en médecine à l’Université Julius-Maximilians de Wurtzbourg (Dr. med. Filz S.A., Dr. med. Swoboda W. et al.).

Les recherches, effectuées sous forme de stages pratiques impliquant le port d’une combinaison de simulation, ont conduit aux résultats suivants :

  • Capacité d’empathie des conditions de vie d’une personne âgée après le stage pratique : 83% des participants.
  • Capacité de se mettre dans la situation d’une personne âgée après le stage pratique : 90% des participants.
  • Compréhension de l’état physique d’une personne âgée après le stage pratique : 95% des participants

 

Comment ?

A l’aide de combinaisons de simulation composées de plusieurs éléments, les participants se mettent à la place d’une personne âgée en faisant l’expérience des difficultés physiques et morales  liées au vieillissement.

Quelques exemples : 

  • LES LUNETTES SPÉCIALES

    Elles provoquent une perception différente de la couleur, un flou granuleux, une sensibilité à l’éblouissement et/ou un rétrécissement du champ visuel

  • LE CASQUE AUDITIF

    Il provoque une perte d’audition à haute fréquence

  • LE GILET DE POIDS

    Ce gilet permet aux participants de faire l’expérience d’une courbure de la colonne vertébrale, de basculement de bassin vers l’avant, d’une faiblesse posturale, de restriction de la mobilité, de perte de force, d’une augmentation du stress physique et/ou de l’affaiblissement du sens de l’équilibre.

  • LES GANTS

    Ils provoquent une restriction de la mobilité des mains, une diminution de l’agilité et une diminution de la sensation tactile

  • LES POIDS DE CHEVILLE

    Les poids de cheville provoquent une perte de force musculaire, une coordination altérée et une démarche incertaine en traînant les pieds

  • LA SEMELLE MOLLE DE LA SURCHAUSSURE

    Cette semelle particulière donne une sensation spongieuse et diminue la sensibilité du contact avec le sol, elle permet d’éprouver la sensation d’insécurité

  • DES GANTS SPÉCIAUX

    Ces autres gants permettent la simulation de tremblements, reproduits de façon réaliste grâce à la stimulation musculaire électrique et d’un module de commande réglable en continu

Les retours de nos étudiants

Chaque année, cet atelier innovant est donc proposé aux élèves de l’École afin de compléter leur cursus et améliorer leur compréhension de la personne âgée. Les témoignages sont élogieux :

Stéphanie : “Cet atelier était très intéressant et toutes les personnes travaillant auprès d’un public âgé devraient pouvoir participer à cet atelier de simulation. Perdre des sens est très perturbant.”

Mariam : “Cet après-midi, j’ai vécu ce que les personnes avancées en âge que j’accompagne vivent au quotidien. Les douleurs musculaires, les problèmes auditifs et visuels, la lenteur, dus à l’environnement qui n’est plus adapté pour évoluer en toute sécurité“

Maïlys : “Dans le cadre professionnel, j’apporterai une attention d’autant plus particulière à ces « douleurs » et la manière dont les personnes le vivent et le subissent dans leur quotidien pour adapter au mieux les réponses à leurs besoins.”

 

Plus de photos : 

16 mai 2022/par communication
https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2022/05/BANNIERES_SIMU-VIEILLISSEMENT.png 1096 4167 communication https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2024/06/LOGO-CLASSIQUE-H-300x135.png communication2022-05-16 18:14:132022-05-17 09:37:17Gérontologie | Simulateur de vieillissement : innover pour mieux comprendre

PREPABLOC : Une innovation récompensée par l’Académie de Chirurgie !

À la une, Formations, MUSE, Recherche/innovation, Vie des Personnels, Vie étudiante

Après avoir été lauréats du Take-Off 3 de MUSE, les Docteurs Herrero et Bonnel ont présenté la formation PREPABLOC au cours de la séance « Recherche Et Innovation Chirurgicale 2021 » de l’Académie Nationale de Chirurgie. Cette formation a alors reçu le prix de l’innovation pédagogique ! Retour sur cette formation unique.

 

 

 

PRÉPABLOC : une formation destinée aux professionnels du bloc opératoire de demain

La construction du projet

Le lancement de PREPABLOC trouve sa source dans une démarche de co-création à l’initiative du Dr. Herrero, accompagnée par le Dr. Ferrandis. Une équipe pluriprofessionnelle et pluridisciplinaire a été composée rassemblant :

  • L’équipe enseignante de l’école d’IBODE du CHU,
  •  les Chefs de Cliniques-Assistants des hôpitaux du CHU et de l’ICM,
  •   les équipes du LIRMM,
  • Gypso-thérapeute des Urgences du CHU. 

 

Au programme de la formation

Proposé et coordonné par l’extracteur d’innovation, il s’agit d’un marathon de l’innovation sous la forme d’un concours en équipes d’une dizaine de personnes. Des séances de créativité permettent de concevoir des projets utiles en un temps record et d’apprendre à les « pitcher » en fin de semaine. Les cinq thèmes étaient le stress, la communication, la pédagogie chirurgicale de demain, l’attractivité des métiers du bloc et inventer un « Escape Game ».

 Les futurs IBODES, tuteurs des chirurgiens de demain, ont eu la chance de participer à divers ateliers théoriques ou pratiques tout au long d’une semaine de type « congrès ». Les responsables de l’école IBODE ont axé leurs présentations sur l’hygiène et l’instrumentation. Les Chefs de Cliniques-Assistants des hôpitaux du CHU et de l’ICM ont quant à eux animé des cours théoriques, en témoignant sur leur métier de chirurgiens des hôpitaux, en dirigeant des ateliers sur la suture et les nœuds chirurgicaux, ainsi qu’en permettant aux étudiants de tester leur habilité sur console de cœlioscopie.  Les équipes du LIRMM ont également collaboré sur le plateau de simulation high-tech hospitalo-universitaire du campus Arnaud de Villeneuve que le Dr. Debien et ses équipes font vivre au quotidien. Un atelier était aussi dédié à la réalisation des plâtres avec Christophe, le gypso-thérapeute réfèrent des urgences du CHU. 

 

Les objectifs de cet enseignement  
  • Former les étudiants avant leur arrivée en stage

    Pouvoir proposer à tous les étudiants en médecine une formation structurée, harmonisée au préalable à leur arrivée en stages hospitaliers chirurgicaux ou aux urgences.

  • Réduire le stress de ces étudiants

    Ainsi que celui des encadrants qui les accueillent au sein des blocs et qui, outre le temps nécessaire à les former en plus de leur charge de travail, avaient toujours l’angoisse de les voir faire des erreurs par méconnaissance dans ce milieu ô combien contrôlé.

  • Faire prendre conscience que le travail harmonieux en équipe est un facteur de réussite

    Qui bénéficiera au patient mais aussi à la sérénité d’un lieu de travail exigeant.

  • Susciter les vocations pour ces métiers

    Avec une information objective.

  • Initier très tôt à la méthodologie de l’innovation en mode « projet »

    Pour que les étudiants sachent créer, structurer et présenter des projets conformes aux ambitions qu’ils pourront nourrir tant sur le plan de leur avenir professionnel que scientifique.

Un projet soutenu par MUSE

Ce projet a pu prendre vie grâce à l’appui financier de MUSE (Montpellier Université d’Excellence) par le biais d’un appel à projet « Take OFF 3 » remporté en Juin 2020 avec l’aide active de l’extracteur d’innovation (Dr. Christophe BONNEL et Anaïs CAUSSE). L’équipe du Centre d’Innovation pédagogique de MUSE (CSIP) a également apporté sa pierre à l’édifice avec la réalisation d’un jeu de cartes interactif, ludique et à la scénarisation d’un « Escape Game » qui sera proposé l’année prochaine.

 

PREPABLOC : une formation qui rencontre un grand succès

La réussite du projet

La création de cette Unité d’Enseignement libre fut une réussite auprès des étudiants. En effet, fondé par une équipe pluriprofessionnelle et pluridisciplinaire, ce projet a été particulièrement suivi par un public intéressé composé d’étudiants en 3ème année de médecine, des élèves ingénieurs du LIRMM (Roboticiens) ainsi que des élèves IBODE (Infirmiers de Bloc opératoire).

 

L’avenir de PREPABLOC

Les étudiants ont particulièrement apprécié l’expérience et le projet lauréat sur la pédagogie chirurgicale de demain est à l’étude pour tenter de lui donner un avenir. Les équipes enseignantes nîmoises déjà largement rodées à ces concepts sont déjà dans la boucle pour l’adapter et l’équipe PREPABLOC partagera son expérience avec tous ceux qui, sur le plan national, souhaiteront s’en inspirer conformément aux souhaits de l’académie. 

 

15 avril 2022/par Faculté de Médecine
https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2022/04/PREPABLOC-ok.png 526 2000 Faculté de Médecine https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2024/06/LOGO-CLASSIQUE-H-300x135.png Faculté de Médecine2022-04-15 16:28:532022-04-15 16:38:21PREPABLOC : Une innovation récompensée par l’Académie de Chirurgie !

UE Savoir-Être : une innovation éthique et pédagogique pour nos étudiants

À la une, Formations, Vie étudiante

Alors que les débats sur la santé mentale des étudiants ont ressurgi suite à la crise sanitaire et à l’heure de la réforme du 2e cycle, nos équipes pédagogiques ont développé, en collaboration avec les étudiants et des usagers, un concept pédagogique unique en son genre. Nommé temporairement “UE Savoir-Être et communication thérapeutique”, ce programme d’enseignement tourné vers l’empathie constitue une véritable innovation éthique et pédagogique. Afin d’en savoir plus, nous nous sommes tournés vers les porteurs de ce projet : Dr Amandine Luquiens et Pr Céline Bourgier ainsi que vers Théo Lacoste, étudiant membre du comité de pilotage.

 

Génèse d’un projet centré sur l’empathie

Un besoin d’évaluation né des modalités d’évaluation de la R2C

En 2018, le projet de réforme du second cycle des études médicales (R2C) arrive dans les mains des différents responsables pédagogiques de la Faculté et interpelle le Pr Céline Bourgier. En effet, celle-ci constate que les modalités d’évaluation des étudiants suite à la R2C porteront entre autres sur l’évaluation du savoir-être et de l’empathie des étudiants, au travers du certificat de compétences cliniques (C3). Or, à ce moment-là, aucun enseignement entièrement dédié au développement de cette compétence n’existe dans notre offre de formation. 

Rejointe en 2019 par Dr Amandine Luquiens, psychiatre-addictologue au CHU de Nîmes, les deux médecins vont donc s’associer pour piloter le projet de développement d’une unité d’enseignement novatrice, à même de répondre aux exigences de la R2C. Leur première piste est d’étudier le niveau actuel d’empathie des étudiants en médecine.

 

Un constat interpellant : l’empathie des étudiants en médecine décline au fil de leurs études

Leurs premiers constats sont surprenants. En effet les deux praticiennes, découvrent au gré de leurs recherches bibliographiques que les étudiants en médecine ont tendance à subir un déclin de leur empathie tout au long de leurs études. “Ce déclin débute de manière concomitante avec les stages hospitaliers. Il semblerait que la différence entre “l’idéalisation du métier de soignant” et la “réalité du métier de soignant” soit un facteur déclenchant” – explique Amandine Luquiens

Autre observation : ce déclin est très fortement corrélé aux problèmes de burn-out et de dépression que peuvent rencontrer les étudiants en santé.

 

Un enseignement structuré pour enrayer ce déclin et prévenir une meilleure qualité des soins futurs

Ces constats motivent les porteuses de projet à créer une nouvelle unité d’enseignement (UE) innovante, portée par un objectif double : 

  • Donner aux étudiants les outils et les compétences nécessaires à l’augmentation de la qualité des soins, en leur inculquant une approche centrée sur la personne et non pas seulement sur les symptômes / pathologies
  • Prévenir les risques psycho-sociaux, pour les patients, mais aussi pour les étudiants, futurs professionnels de santé.

Ces deux éléments complémentaires seront dès lors co-développés par un comité dédié, composé d’enseignants, d’étudiants et d’usagers.

 

Une UE co-construite pour l’acquisition de compétences autour de l’empathie envers soi-même et envers les patients

Étapes de la construction de l’UE

Une telle UE nécessite une période de création puis d’expérimentation qui se concrétisera au sein de la Faculté en 5 grandes étapes : 

  • ÉTAPE 1

    Création d’un comité de pilotage transverse

    S’agissant d’une UE créée de manière collaborative, les enseignantes ont eu à cœur de créer un comité de pilotage intégrant les étudiants afin que l’UE leur soit adaptée le mieux possible. Le comité est par ailleurs soutenu par le Conseil Pédagogique de la Faculté (présidé alors par Pr Denis Morin) et est composé d’enseignants de différents horizons ou de différentes spécialités afin d’avoir une vision globale du projet.

  • Recensement de l’existant et élargissement du comité de pilotage

    À l’aide des personnels administratifs de scolarité, Amandine Luquiens et Céline Bourgier recensent les UE et enseignements existants au sein de l’offre de formation, mettant l’accent sur la relation patient-médecin, la construction de la relation de soin et le savoir-être. Ceci leur permet d’entrer en contact avec les enseignants porteurs des enseignements existants et de les intégrer au comité de pilotage de la nouvelle UE.

    ÉTAPE 2

  • ÉTAPE 3

    Remaniement des enseignements existants, développement de l’UE

    Le comité de pilotage propose une nouvelle organisation des enseignements existants sur une durée de 5 ans. Ceci, en les remaniant dans un ordre plus logique, avec une mise en œuvre plus progressive et congruente avec l’entrée des étudiants en stage hospitalier. En parallèle du remaniement de l’existant, de nouveaux enseignements sont proposés pour compléter l’offre de formation comme le module de communication thérapeutique, découpé en 3 niveaux progressifs et dans lequel sera intégré l’atelier-théâtre pré-existant.

  • Intégration de l’UE dans le programme d’une promotion pilote

    La promotion DFGSM2 2021-22 est la promotion pilote et inaugure l’ensemble des enseignements de l’UE sur les 5 années. Quelques modules sont par ailleurs proposés aux DFGSM3 afin de tester les enseignements (étape 6) 

    ÉTAPE 4

  • ÉTAPE 5

    Suivi d’une cohorte d’étudiants afin d’évaluer l’enseignement

    Afin de mesurer l’impact de l’enseignement sur les étudiants, 3 promotions sont évaluées régulièrement sur des critères liés à l’empathie, mais aussi au bien-être, ou encore à la conception de la relation de soin. La promo DFGSM2 21-22 sera comparée à la DFGSM3 21-22 qui aura bénéficié d’un enseignement allégée, à la promotion DFASM1 21-22 qui, elle, n’aura pas pu bénéficier des différents modules de l’UE.

 

Une UE structurée pour faciliter l’acculturation des étudiants au sujet de la gestion des émotions

Comme le rappelle Théo Lacoste, Vice-Doyen étudiant 21-22, les étudiants en médecine sont “perfectionnistes” : “Ils sont sélectionnés car ce sont les meilleurs. Et ce mode de sélection se poursuit au cours des années. Le besoin d’être ou du moins de paraître “infaillible” à tous les niveaux – que ce soit professionnellement ou émotionnellement –  continue jusqu’à devenir une composante presque culturelle de notre façon de penser.” 

Or, c’est précisément une acculturation sur ce sujet que doit susciter cette UE : Amandine Luquiens le précise : “Nous recherchons une acculturation des étudiants, voire même, de la Faculté dans son ensemble. La Faculté prend soin de ses étudiants et les étudiants doivent prendre soin d’eux. Nous allons ainsi les aider à se saisir d’outils qui vont de pair à la fois pour se protéger mais aussi pour enrayer la “suppression émotionnelle” ; une stratégie de gestion utilisée depuis de nombreuses années par les médecins pour appréhender la relation patient-soignant.”

 Pour parvenir à cet objectif, l’UE est structurée autour de 4 grands modules, tous obligatoires : 

  • Initiation à la méditation de pleine conscience
  • Echanges de pratiques entre pairs : ce module permet de libérer la parole mais également de mieux appréhender la communication professionnelle au sein d’une équipe de soignants
  • Communication thérapeutique : un module sur plusieurs années avec des enseignements théoriques sur les annonces, l’intégration de l’atelier-théâtre et des ateliers de simulation.
  • Stigmatisation dans les soins : un module avec l’intervention d’usagers qui témoignent devant les étudiants de situations qu’ils ont pu vivre au cours de leur parcours de soin

 

En résumé : une initiative innovante, à plus d’un titre

L’humanisme est une valeur cœur de la Faculté. Elle est partie intégrante de son histoire, mais elle constitue également une valeur porteuse pour son avenir, comme en témoigne ce programme innovant, à plus d’un titre. En effet, il s’agit là d’une innovation éthique et pédagogique : 

  • co-créée avec les étudiants, les équipes pédagogiques, les usagers et les personnels administratifs : un véritable exemple de collaboration transversale entre les femmes et les hommes de notre communauté 
  • qui s’intéresse à une véritable problématique sociale et sociétale des étudiants en santé et qui intervient suffisamment tôt dans leur cursus pour l’anticiper et suffisamment longtemps pour la traiter en profondeur
  • qui intègre des modules théoriques mais aussi et surtout des modules très pratiques, centrée sur une approche humaine de la relation patient-soignant, notamment au travers d’ateliers de simulation
  • créatrice de compétences clés autour de l’empathie et du savoir-être : des outils indispensables pour une médecine plus humaine
  • porteuse d’un message à la fois pour les étudiants mais aussi pour leurs futurs patients

 

Des perspectives ouvertes sur les autres cursus

La mise en place de cette UE sur le cursus médecine pose inévitablement la question des autres filières portées par la faculté (maïeutique, paramédical). “La médecine est relativement en retard par rapport aux autres cursus”, concède Dr Luquiens. “En effet, il existe déjà des UE dans les autres cursus, mais pas de manière aussi structurée dans le temps. L’idée est donc, une fois cette UE fiabilisée “d’essaimer” sur les autres filières, dans une volonté d’approche transdisciplinaire de ces compétences.”

 

6 avril 2022/par Faculté de Médecine
https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2022/04/UE-SAVOIR-ETRE.png 1096 4167 Faculté de Médecine https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2024/06/LOGO-CLASSIQUE-H-300x135.png Faculté de Médecine2022-04-06 18:37:082022-04-06 18:37:08UE Savoir-Être : une innovation éthique et pédagogique pour nos étudiants

Docteure Catherine Alix-Panabières, lauréate du prix Savchuk !

À la une, Recherche/innovation, Vie des Personnels

Jeudi 27 janvier 2022, Docteure Catherine Alix-Panabières a reçu, lors de la 15ème Biennale de Cancérologie, le prestigieux prix Savchuk dans le cadre de ses travaux sur les “biopsies liquides”. Retour sur 23 années de recherches dans le domaine de la cancérologie.

Une carrière axée sur le développement de la biopsie liquide

Le Docteur Alix-Panabières, directrice du laboratoire Cellules Circulantes Rares Humaines (CCRH) au CHU de Montpellier, se consacre à ses recherches depuis 23 ans. Inventé par ses soins en 2010 avec son collaborateur Allemand, le Professeur Klaus Pantel de Hambourg, le terme “biopsie liquide”, en complémentarité à la biopsie tissulaire, est une prise de sang à réaliser de manière répétée au cours du traitement d’un patient.

 

Un procédé non invasif

La biopsie liquide permet d’accéder à des cellules ou des éléments circulants qui sont relargués par la tumeur primaire ou des métastases. L’avantage ? Elle offre la possibilité d’étudier des tumeurs localisées à des endroits inaccessibles, de façon répétée tout en étant non invasive. Après avoir réalisé la prise de sang, celle-ci permet d’accéder alors à des informations sur l’évolution de la tumeur et donc du traitement.

Ses recherches sont axées sur trois aspects fondamentaux :

  1. Comprendre la biologie de la tumeur et sa destination.
  2. La technologie : le Docteur Alix-Panabières travaille sur un brevet axé sur cette nouvelle technique permettant de détecter les cellules tumorales circulantes.
  3. Une étude clinique translationnelle. La biopsie liquide permet d’adapter le traitement en fonction du stade de chaque patient notamment pour le lancement du traitement.

Nous adressons toutes nos félicitations au Docteur Catherine Alix-Pananières pour ce prix !

 

30 janvier 2022/par Faculté de Médecine
https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2022/02/c-Axel-Bastello-Palais-Princier-1.png 526 2000 Faculté de Médecine https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2024/06/LOGO-CLASSIQUE-H-300x135.png Faculté de Médecine2022-01-30 18:09:162022-02-18 11:37:53Docteure Catherine Alix-Panabières, lauréate du prix Savchuk !

23 novembre 2021 | Journées Innov’action à Nîmes

À la une, Entreprises, Évènements, Vie des Personnels, Vie étudiante

Le CHU de Nîmes organise en partenariat avec MUSE la Journée Innov’Action ! Ouverte à tous les professionnels de l’établissement, mais également à nos étudiants Nîmois, cette journée sera l’occasion de faire connaissance avec le secteur de l’innovation en santé. Organisée en plusieurs ateliers, les participants pourront s’initier aux modalités de la création d’entreprise ! Découvrez le programme de cette journée dans cet article !

Inscription à la journée

Au programme

  • 10h-11h

    Conférence d‘Ouverture - Salle d’Honneur, Bât. Polyvalent (CHU)

    • Introduction par le Directeur Général, le Président de CME et les Partenaires de l’événement
    • Présentation du dispositif de soutien à l’innovation au CHU de Nîmes, avec le concours de l’Extracteur d’Innovation Montpellier-Nîmes
    • Trophée Innov’action : présentation des lauréats 2021 et lancement du Trophée 2022
  • Ateliers - sessions du matin

    • Programme et salles des ateliers à retrouver ci-dessous
    • Tous les ateliers ont lieu au CHU de Nîmes à l’exception de l’Atelier 7 qui a lieu à la faculté

    11h-13h

  • 14h30-16h30

    Ateliers - sessions de l’après-midi

    • Programme et salles des ateliers à retrouver ci-dessous
    • Tous les ateliers ont lieu au CHU de Nîmes à l’exception de l’Atelier 7 qui a lieu à la faculté
  • De l’idée innovante à sa mise sur le marché : les clés pour réussir, à partir de 2 success stories

    avec : Bertin Nahum, PDG de Quantum Surgical ; Pr Vincent Costalat, PUPH du CHU de Montpellier et co-fondateur de Sim&Cure et Nicolas Best, DG du CHU de Nîmes

    17h30-19h00

Inscription à la journée

 

Programme détaillé des ateliers

  • Atelier 1 - Il n’y a pas de petites innovations : pourquoi et comment protéger mes idées ou inventions ?

    (Animateurs : Armelle LEONARD – Ingénieur en Propriété intellectuelle, Cabinet Regimbeau, Valérie GIBERT-CORREAS – Responsable de la Cellule Valorisation et Partenariats, CHU de Nîmes / Témoin : Pr Pierre CORBEAU – Service d’Immunologie, CHU de Nîmes)

    • 11h-11h45 : Grande DRH
    • 15h30-16h15 : Salle Multimédia
  • Atelier 2 - Ma petite entreprise ou Comment être accompagné dans mon projet de création d’entreprise ?

    (Animateurs : Antoine HOUSSIN – Directeur du BIC Innov’up et Responsable Industrie, Service à l’Industrie et Innovation à la CCI Gard, Claire RAVENEAUX – Conseiller Entreprises, CCI du Gard / Témoin : Dr Stéphanie HUBERLANT – Service de Gynécologie-Obstétrique et Médecine de la Reproduction, CHU de Nîmes)

    • 12h-12h45 : Salle d’Honneur
    • 14h30-15h15 : Salle d’Honneur
  • Atelier 3 - Commencer à construire mon projet innovant ou de création d’entreprise sans prise de tête : des outils et méthodes simples et efficaces, ça existe !

    (Animateurs : Rajaa NOUALI – Coordinatrice du FabLab, Nîmes, Gaspard LEPINE – Responsable partenariats, ISite MUSE), Christophe BONNEL – Extracteur d’innovation, CHU de Nîmes)
    * L’atelier 3 portera principalement sur la construction d’un business canva. Pour ces raisons, il sera limité à 12 participants maximum.

    • 11h-11h45 : Grande Salle DRM
    • 14h30-15h15 : Grande Salle DRM
  • Atelier 4 - Mobiliser des jeunes pleins de talents : les écoles et universités, des mines de ressources pour développer mon projet !

    (Animateurs : Marine ROYER – Enseignante Master Design et Innovation Société, Université de Nîmes, Pierre COUTURIER – Enseignant et Responsable de la Plateforme Mécatronique, IMT Mines Alès / Témoins : Christophe REYNAUD – Service ORL, CHU de Nîmes)

    • 11h-11h45 : Salle Multimédia
    • 12h00-12h45 : Salle Multimédia
  • Atelier 5 - Approcher et apprivoiser l‘entreprise qui me correspond : les clés d’une collaboration intelligente pour concrétiser un projet innovant

    (Animateurs : Virginie COSTE – Chargée de développement partenariats et valorisation en Biosanté, iSite MUSE, Tarek RAHMANI – Chargé de Valorisation, CHU de Nîmes / Témoin : Pr Stéphane DROUPY – Service d’Urologie, CHU de Nîmes)

    • 12h00-12h45 : Grande DEFI
    • 14h30-15h15 : Grande DEFI
  • Atelier 6 - Les 10 erreurs à commettre pour planter le lancement de son application e-santé

    (Animateurs : Antoine HOUSSIN – Directeur du BIC Innov’up et Responsable Industrie, Service à l’Industrie et Innovation à la CCI Gard, Thierry CHEVALLIER – Responsable de L’Institut d’Evaluation du Dispositif Médical (IDIL), CHU de Nîmes / Témoins : Florent VIANNAY – Chargé d’affaires innovation, BIC Innov’Up, Willy FAGART – Kinésithérapeute, Centre Evaluation des Dispositifs Médicaux-Handicap (CEDMH), CHU de Nîmes)

    • 11h00-11h45 : Salle d’Honneur
    • 15h30-16h15 : Salle d’Honneur
  • Atelier 7 - Etudier et participer à une création d’entreprise : réussir les deux, c‘est possible ! Guide de l’entrepreneuriat à l’usage des étudiants

    (Animateurs : Catherine PEYROUX – Directrice du PEPITE-LR, Amine MOKRI – Chargé d’affaires Entrepreneuriat, ISite MUSE / Témoins : Christophe BONNEL – Extracteur d’innovation, CHU de Nîmes, Dr Valentin FAVIER – Service ORL, CHU de Montpellier)

    • 12h00-12h45 : Faculté de Médecine
    • 15h30-16h15 : Faculté de Médecine

 

Inscription à la journée
2 novembre 2021/par Faculté de Médecine
https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2021/10/Bann-Innovaction.png 526 2000 Faculté de Médecine https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2024/06/LOGO-CLASSIQUE-H-300x135.png Faculté de Médecine2021-11-02 08:03:412021-11-04 17:13:1823 novembre 2021 | Journées Innov’action à Nîmes

7 octobre 2021 : Colloque L’Homme face à la Science

800 ans, À la une, Évènements

Dans le cadre des 800 ans de la Faculté de Médecine, en partenariat avec l’Espace de réflexion éthique Occitanie et sous le parrainage de l’Académie Nationale de Médecine, nous accueillerons au sein de notre campus Arnaud de Villeneuve, le colloque « L’Homme Face à la Science ».

 

Un colloque organisé à l’occasion des 800 ans de la Faculté de Médecine.

La santé et les soins évoluent et des interrogations éthiques et sociétales émergent.

Des thèmes comme les enjeux éthiques des biotechnologies de la prédiction, l’innovation dans un contexte de crise sanitaire ou les repères éthiques pour l’innovation en neuroscience seront abordés à l’occasion de ce colloque, organisé en partenariat avec l’Espace Ethique Régional d’Occitanie.

Ouvert à tous (sur inscription gratuite), cet événement accueillera des membres de l’Académie des Sciences ainsi que de l’Académie Nationale de Médecine, laquelle parraine cet événement.

Télécharger le Communiqué de Presse

 

Programme du congrès, le 7 octobre 2021 sur le campus ADV

Télécharger le programme (PDF)
Inscription gratuite au colloque
  • 8H30

    Accueil

  • Allocutions Introductives

    Jean-François ALLILAIRE – Philippe AUGE – Michel MONDAIN

    9H00

  • 9H20

    Quand l’opposition aux faits médicaux et scientifiques devient-elle déraisonnable ?

    Jean-François MATTEI

    Introduction par Jacques BRINGER

  • La contestation des experts à l’heure des incertitudes scientifiques et de la crise sanitaire

    Virginie TOURNAY

    Animateur : Claude JAFFIOL

    10H00

  • 10H40

    Tenir le cap de l‘intégrité scientifique à l’heure de la Covid

    Alain FISCHER (en vidéo) – Didier HOUSSIN

    Introduction par Bernard CHARPENTIER

  • Sciences, politique et société : les leçons de la crise Covid-19

    Jean-François DELFRAISSY

    11H20

  • 12H20

    Pause Déjeuner

  • Quelles repères éthiques pour l’innovation en neurosciences ?

    Michel CLANET

    13H30

  • 14h15

    Les nouvelles technologies pour lire dans nos têtes ?

    Laurence DEVILLERS (en vidéo) – Emilie OLIE

    Animateur : Jacques TOUCHON

  • Organoïdes : faits et fantasmes

    Albano MELI – Jean-Marc LEMAITRE

    Animateur : Alain PRIVAT

    15h15

  • 16h15

    Le soin par les algorithmes : impact sur la relation avec les patients

    Alain LIVARTOWSKI – Bernard NORLINGER

    Animateur : Jacques BRINGER

  • Les enjeux éthiques des biotechnologies de la prédiction

    Pierre LE COZ – Pascal PUJOL

    Animateur : François-Bernard MICHEL

    17h15

  • 18h00

    Conclusion

12 septembre 2021/par communication
https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2021/09/vv7rw.png 3000 6000 communication https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2024/06/LOGO-CLASSIQUE-H-300x135.png communication2021-09-12 20:50:452021-09-30 16:04:137 octobre 2021 : Colloque L’Homme face à la Science
Jeudis de l'UM

|ANNULATION | Les Jeudis de l’UM – Retour des conférences santé en octobre

800 ans, À la une, Évènements, Vie des Personnels, Vie étudiante

MAJ du 29/09/20 – Les Jeudis de l’UM du 6 et 8 octobre sont malheureusement annulés en raison de la situation sanitaire actuelle. Après un lancement sur le Campus Arnaud de Villeneuve en janvier,  les jeudis de l’UM reviennent en cette fin d’année 2020 pour un cycle de conférences inédites autour de la santé. Retrouvez les sessions des Jeudis de l’UM sur le Campus de la Faculté de Pharmacie ainsi qu’à l’Orangerie du Jardin des plantes.

 

Un cycle de conférences inédites sur la santé

Les jeudis de l’UM reviennent en 2020 ! Ouvertes au public, ces conférences sont l’occasion d’en apprendre plus sur les nouvelles technologies et pédagogies de santé, mais aussi d’élargir ses connaissances sur les plantes médicinales ou encore l’aromathérapie ! Autant de sujets qui seront traités tout au long de l’année par des enseignants-chercheurs de notre Université.

MAJ du 29/09/20 – Les Jeudis de l’UM du 6 et 8 octobre sont malheureusement annulés en raison de la situation sanitaire actuelle.

Mardi 6 octobre 2020 – Les plantes médicinales

Aussi loin que l’on remonte dans le temps, grâce aux manuscrits anciens, l’avenir de l’humanité a semble-t-il toujours été intimement lié aux plantes. La renommée des premiers médecins (depuis Hippocrate, le Père de la médecine, 450 ans av. JC) s’est bâtie le plus souvent sur la grande connaissance qu’ils en avaient et des soins qu’ils en tiraient. Logiquement donc, on a qualifié les plantes utilisées pour la formulation de ces nouveaux remèdes (« médicaments » = « pharmacon »), de « médicinales ». Mais, que reste-t-il de cette définition historique et ancestrale ? Que signifie encore pour nos contemporains et quelle est l’importance des « plantes médicinales », en 2020 ?

 

En savoir + sur la session du 6 octobre

 

Jeudi 8 octobre 2020 – Utilisation des plantes à essences : entre parfum et médecine

Un événement, deux conférences ! Apprenez-en plus sur le Jardin des Plantes ainsi que sur les plantes et parfums !

● 15h00 : Le Jardin des Plantes de Montpellier, le plus ancien de France – par Thierry Lavabre-Bertrand
● 16h00 : Utilisation des plantes à essences : entre parfum et médecine – par Sylvie Munier

 

En savoir + sur la session du 8 octobre

 

En raison du contexte sanitaire, le port du masque est obligatoire pour tous.

 

A (re)découvrir – Jeudi 16 janvier 2020 – Pédagogie Médicale : les sentiers de l’innovation

« Jamais la première fois chez l’homme » pour un professionnel de santé. Même si il y a toujours une première fois, il est important de préparer les futurs professionnels de santé par un apprentissage par mise en situation, que ce soit pour les gestes techniques, pour les habiletés relationnelles, pour la communication interprofessionnelles, ou bien pour la préparation aux situations d’urgence où toutes les actions doivent être parfaitement coordonnées.

Inspirées des standards de l’aéronautique, les plateformes de simulation en santé sont un outil incontournable de la formation du savoir-faire et du savoir-être des futurs professionnels de santé en complément des stages au contact des patients. Cette première édition des jeudis de l’UM au cours des 800 ans de la Faculté de Médecine est l’occasion de découvrir ces outils remarquables en découvrant le Campus Santé Arnaud de Villeneuve et d’appréhender les enjeux de ces techniques pédagogiques qui restent dans la droite ligne de la doctrine de la Faculté de Médecine plaçant l’homme au centre des préoccupations.

 

Retrouvez ci-dessous le programme des conférences de la journée, à suivre à partir de 15h, en Amphithéâtre Rondelet !

  • Une plate-forme d’enseignement par simulation : un gadget? – par Blaise Debien
  • La recherche en enseignement par simulation – par Valérie Courtin
  • L’enseignement par mise en situation : l’évaluation par le C3 – par Philippe Guilpain
Re-visionner les conférences sur la pédagogie médicale
29 septembre 2020/par Faculté de Médecine
https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2020/01/bandeau_Medecine_2000x526px.jpg 526 2000 Faculté de Médecine https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2024/06/LOGO-CLASSIQUE-H-300x135.png Faculté de Médecine2020-09-29 10:00:262020-09-30 10:40:48|ANNULATION | Les Jeudis de l’UM – Retour des conférences santé en octobre

Des projets pédagogiques innovants soutenus à la Faculté

À la une, Recherche/innovation

Le projet MUSE (« Montpellier Université d’Excellence ») Réunit 19 institutions investies dans les avancées et l’innovation pédagogique. Aujourd’hui, plusieurs projets portés par des acteurs de la Faculté sont lauréats et seront financés par la fondation. 

Vers de nouvelles formations : TakeOff #3

Un appel à projet a été lancé par la fondation MUSE afin de renforcer l’innovation pédagogique, notamment dans la transformation et la création de nouveau cursus de formation. L’objectif est simple : se rapprocher au maximum de la demande actuelle du marché du travail et des besoins de la société, voir même anticiper les besoins à venir avec les changements sociétales. 

Parmi les 30 projets retenus, 3 proviennent de la Faculté de Médecine et se verront donc dotés d’un budget permettant de les mener à bien. 

  • Le projet « Développement d’outils pédagogiques en soutien à la formation des infirmiers en pratiques avancées mention Onco-hématologie » porté par Nadine Houede.
  • Le projet « Double cursus Rabelais Santé-Sciences » porté par Stephan Matecki
  • Le projet « Université d’été montpelliéraine initiatique chirurgicale » porté par Astrid Herrero.

Soutenu pour 3 années universitaires, ces projets permettront de former toujours plus efficacement nos étudiants !

Et des outils pédagogiques adaptés : TakeOff #4

Outre ces nouvelles formations, la fondation Muse soutient également des projets d’équipements pédagogiques innovants. Pour assurer une bonne continuité pédagogique, l’environnement de travail doit également être adapté. 

C’est ainsi que 3 autres projets de la Faculté, cette fois-ci concernant de nouveaux équipement innovants ont été retenus :

  • Une « Application de suivi pédagogique de l’apprentissage et réalisation des gestes techniques en médecine » porté par Antoine Debourdeau et Valentin Favier.
  • Une « Immersion sonore et visuelle en séance pédagogique de simulation en santé » porté par Blaise Debien.
  • Un projet sur « L’Intérêt de l’acquisition d’un simulateur numérique chirurgical pour la mise en place de la réforme des études médicales 2021-2023. Apprentissage et Certification d’un diplôme en chirurgie hors bloc opératoire » porté par Astrid Herrero et  François Régis Souche.

C’est donc de nombreuses innovations pédagogiques qui devraient voir le jour au cours des prochaines années à la Faculté de Médecine aussi bien en terme de formations que d’outils pédagogiques !

Une volonté d’innovation déjà mise en place : TakeOff#1 et TakeOff#2

Deux autres appels à projets lancés par l’I-Site Muse avaient déjà eu lieu auparavant. Il s’agit de TakeOff#1 et de TakeOff2.

Là encore, la Faculté s’est montrée réactive et certaines de ses propositions ont été lauréates. Tout d’abord lors du premier appel, TakeOff#1 : 

  • La création du « DIU International : Infections émergentes », proposé par Éric Delaporte. 
  •  La création d’un « Laboratoire numérique de sciences précliniques », porté par Fares Gouzi. 
  • Une proposition « D’apprentissage en anatomie et Chirurgie par simulation et impression 3D », porté par Valentin Favier.
  • Une « Pédagogie chirurgicale en réalité étendue », soutenu par Nicolas Lonjona.
  • Un projet de « Savoir-faire artisanal au service de l’innovation en simulation médicale », Porté par Astrid Herrero. 

Puis dans un second temps, lors de l’appel à projet TakeOff#2 : 

  • Le « Master International One Health et Maladie Infectieuse », qui fait suite au DIU International créé grâce au TakeOff#1. 
  • La création d’un « Escape Game pédagogique interdisciplinaire en centre de simulation : Mystère à SimHU Nîmes », qui permet de développer la cohésion, la communication et la collaboration entre futurs professionnels de santé. 
  • La création d’un outils de « Dissection virtuelle 3D dynamique pour l’enseignement de l’anatomie chirurgicale VESALE 3D», qui s’inscrit dans une volonté de ne jamais pratiquer la première fois sur patient. 
15 juin 2020/par communication
https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2020/06/absolutvision-82TpEld0_e4-unsplash.jpg 526 2000 communication https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2024/06/LOGO-CLASSIQUE-H-300x135.png communication2020-06-15 11:53:572020-06-25 10:34:05Des projets pédagogiques innovants soutenus à la Faculté
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A la une

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Siège social et adresse postale de la faculté
2 rue École de Médecine
CS 59001
34060 Montpellier cx 2
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641 avenue du Doyen Gaston Giraud
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Nîmes

Campus santé Carémeau et administration
186, chemin du Carreau de Lanes
CS 83021
30908 Nîmes cedex 2
04 66 02 81 81

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Demande de visite libre au JARDIN des PLANTES

Demande de visite libre au JARDIN des PLANTES

Pour le groupe constitué

Les visites libres ne sont possibles que pendant les heures d’ouverture au public à savoir :

HORAIRES D’ÉTÉ

du 1er avril au 30 septembre : 12h à 20h sauf le lundi.

HORAIRES D’HIVER

du 1er octobre au 31  mars : 11h à 18h sauf le lundi.

Ce formulaire est un document d’information nécessaire pour connaitre la présence de groupe au jardin des plantes. I nous procure également les éléments utiles à la réalisation de statistique sur sa fréquentation.

 


    Pour les enfants, merci d’indiquer leur âge (70 enfants maximum) :

    Marie-Anne BOIVIN

    Marie-Anne GILLAIN naît en 1773 à Montreuil près de Versailles.

    Elle est envoyée en pension chez les religieuses de la Visitation.

    Pendant la Révolution, elle se réfugie à Etampes, chez une parente mère supérieure des Hospitalières de l’Hôtel-Dieu.

    Elle y suit les leçons du chirurgien et y exerce pendant deux ans et demi, de 1793 à 1796, les fonctions de dame hospitalière, c’est-à-dire de laïque offrant bénévolement ses services aux pauvres malades.

    En 1797, elle revient à Versailles pour se marier avec Louis BOIVIN, sous-chef de bureau aux Domaines nationaux.

    Rapidement enceinte, elle se retrouve brutalement veuve en 1798, à 25 ans, sans ressources et avec une petite fille à élever.

    Elle décide alors de mettre à profit l’enseignement acquis auprès du chirurgien de l’Hôtel-Dieu d’Étampes et se fait admettre à l’École de sages-femmes de la Maternité en 1799.

    En 1800, elle obtient son diplôme et part à Versailles pour y retrouver sa fille et exercer son métier.

    En 1801, suite à la mort de sa fille, elle obtient de Marie-Louise Lachapelle l’autorisation de revenir à l’Hospice de la Maternité

    En 1803, elle est nommée surveillante en chef de la section de l’allaitement. Elle occupe ce poste pendant onze ans, jusqu’en 1814. Pendant ce long séjour, elle en profite pour suivre les cours de sa protectrice, des chirurgiens de la Maternité (Baudelocque, puis Dubois) et des médecins en chef (Andry, et surtout Chaussier) dont elle recueille les observations et les leçons.

    En 1812, elle rédige un Mémorial de l’art des accouchements, et le publie. Celui-ci est agréé par le ministère de l’Intérieur qui en fait un des manuels que reçoivent les lauréates de la Maternité.

    En 1814, la place de surveillante qu’elle occupait est supprimée et elle est renvoyée, avec une gratification représentant la valeur de son salaire annuel, soit 360 francs.

    A partir d’octobre, elle obtient alors un poste de garde magasin et d’économe à l’hôpital général de Poissy, qu’elle conserve jusqu’en janvier 1819, date à laquelle l’hôpital général est converti en prison.

    Cette période de sa vie est mal connue : continue-t-elle sa pratique obstétricale en dépit de ses nouvelles fonctions, plus administratives ? Le fait-elle dans le cadre de l’hôpital général ? Dans celui d’une clientèle privée ? Toujours est-il qu’elle semble un temps bénéficier d’un traitement confortable de 1 200 francs annuels, soit presque autant que la maîtresse sage-femme de la Maternité.

    En 1818, elle concourt anonymement au prix d’émulation de la Société de médecine de Paris, en présentant un mémoire sur les hémorragies internes de l’utérus. Elle obtient la médaille.

    Le 1er février 1819, elle entre à la Maison Royale de Santé à Paris comme sage-femme surveillante en chef, avec les appointements modestes de 350 francs /an.

    En 1821, une opportunité de promotion se présente à elle à l’occasion de la mort de Marie-Louise Lachapelle.

    Le Conseil général des Hospices doit, selon la procédure, proposer au ministre de l’Intérieur une liste de cinq candidates à la succession de l’illustre sage-femme.

    Le 14 novembre 1821, le Conseil se met d’accord après vote sur une liste où Marie-Anne Boivin occupe la première place ; elle obtient 12 voix sur 12 lors du premier tour destiné à désigner la première.

    Un mois et demi plus tard, le ministre de l’Intérieur avalise le choix du Conseil.

    Mais la lauréate refuse la place (ou plutôt démissionne), obligeant le conseil à proposer une autre liste. Pourquoi ce refus ? Tous les biographes contemporains expliquent cette décision par la promesse publique qu’aurait faite Marie-Anne Boivin à son ancienne protectrice de ne jamais la remplacer, même après sa mort. Si c’est le cas, elle respecta sa parole et c’est une autre sage-femme, Madeleine Catherine Legrand, qui est nommée en 1822.

    Marie-Anne Boivin continue donc d’exercer à la Maison Royale de Santé où elle accumule les observations, les publications et les distinctions.

    En 1828, elle présente un mémoire sur les avortements spontanés qui est couronné par la Société de médecine de Bordeaux.

    En septembre 1835, à 62 ans, usée et fatiguée, elle prend sa retraite, et presse le conseil des hospices de lui verser une pension. Enfin, après une première attaque qui la laisse hémiplégique, elle meurt en mai 1841.

    En 1902, une des salles de la Maternité rénovée reçoit le nom de Marie-Anne Boivin.

    Louise BOURGEOIS

    Elle naît en 1563 Boulevard Saint Germain ou à Mons dans une famille de médecins.

    Elle se marie en 1594 à Martin BOURSIER, maitre chirurgien, élève d’Ambroise PARÉ.

    Elle se trouve sans ressources quand son mari est engagé dans les armées du roi.

    Elle acquiert vite une renommée auprès des dames de la cour et accouche la reine à six reprises.

    Elle est rétribuée 500 couronnes pour la naissance d’un garçon et 300 pour la naissance d’une fille.

    Elle perd sa renommée à la suite du décès de Marie De BOURBON-MONTPENSIER, épouse de Gaston d’ORLÉANS, lors de la naissance de la Grande Mademoiselle.

    Selon les chirurgiens ayant pratiqué l’autopsie de l’accouchée, le décès serait dû à la persistance de débris placentaires dans l’utérus et Louise Bourgeois est alors accusée de négligence.

    À cette époque, les obstétriciens masculins sont peu nombreux à exercer, et tentent de prendre le pas sur la confrérie des sages-femmes.

    Louise remet en cause leur compétence en critiquant violemment les conclusions de l’autopsie et les compétences des médecins pratiquant l’obstétrique ; toutefois sa réponse a l’effet inverse à celui-ci escompté, en leur faisant de la publicité.

    Elle est la première sage-femme à avoir écrit un livre d’obstétrique, Observations diverses sur la stérilité, perte de fruits, fécondité, accouchements et maladies des femmes et enfants nouveau-nés, publié en 1609.

    Dans ce livre elle signale que la stérilité du couple peut être d’origine masculine, même si, comme les médecins de cette époque, elle confond aptitude à procréer avec vigueur sexuelle.

    Elle identifie le rôle de la malnutrition sur la santé du fœtus, et elle est la première à prescrire l’administration de fer pour soigner l’anémie.

    Elle met en avant l’importance des connaissances en anatomie pour les sages-femmes, et supplie les médecins d’autoriser celles-ci à assister aux conférences et aux travaux de dissection.

    En 1636, les sages-femmes parisiennes lancent une pétition auprès de la Faculté de médecine pour que Louise Bourgeois soit autorisée à leur donner des cours d’obstétrique, mais ce droit leur est refusé.

    Par la suite, une de ses élèves, Marguerite du Tertre de la Marche est toutefois nommée responsable des sages-femmes à l’Hôtel Dieu, et parvient à refondre le contenu de leur formation.

    Elle meurt le 20 décembre 1636 Boulevard Saint Germain à 73 ans.

    Jean-Louis BAUDELOCQUE

    Il naît le 30 novembre 1745 à Heilly en Picardie.

    Il est le fils de Jean Baptiste BAUDELOCQUE, chirurgien, et d’Anne Marguerite LEVASSEUR. Ses frères Félix Honoré (1744-1794) et Jean Baptiste (1749-1800) ont été tous deux médecins. Il est le troisième d’une famille de dix enfants.

    C’est son père qui l’initia à la chirurgie dans les campagnes de Picardie.

    Il acheva ses études à Paris à l’Hôpital de la Charité où un maître d’obstétrique réputé, Solayrès de Renhac (1737-1772) officiait.

    En 1772, après la mort prématurée de Solayrès, à l’âge de 35 ans, il recueillit les manuscrits de ses cours et lui succéda dans la charge d’enseignement de l’obstétrique à l’Hôpital de la Charité. Grâce à Baudelocque, l’œuvre de Solayrès a échappé à l’oubli.

    En 1775, à l’initiative du chirurgien Augier du FOT, démonstrateur d’accouchements à Soissons, il publia, grâce aux manuscrits légués par Solayrès de RENHAC, la première édition d’un manuel destiné à l’enseignement des sages-femmes. Cet ouvrage fut publié une seconde fois plus tard sous son seul nom, sous le titre « Principes sur l’art des accouchemens par demande et réponses en faveur des élèves sages-femmes ». Il connut trois rééditions du vivant de Baudelocque et trois autres posthumes.

    En 1776, suite à sa soutenance de thèse portant sur la symphyséotomie « An in partu propter angustiam pelvis impossibili, symphysis ossium secanda ? », il est nommé chirurgien de l’hôpital de la Charité, à Paris, et fut reçu maître en chirurgie par le Collège de chirurgie de Paris.

    Le 5 ou 6 avril 1777 à Paris, il épouse Andrée DERULLIER (de Vulier, de Voulier, de Rullie, de Rouillier), dont la famille fabrique des mannequins de femmes enceintes pour les démonstrations dans les cours d’accouchements, elle meurt le 4 janvier 1787, sans enfant.

    Il publia en 1781 et 1789 les deux premières éditions de son traité savant « L’Art des accouchemens » en deux tomes. Il devint célèbre pour son forceps, sa pratique de la césarienne et l’invention du pelvimètre, qui permet de mesurer le diamètre antéro-postérieur externe, afin de déterminer les patientes chez lesquelles pourraient être rencontrées des difficultés à l’accouchement.

    Le 14 septembre 1788 à Amiens, il épouse ensuite Marie Catherine Rose Laurent, le couple eut cinq enfants (3 filles et 2 garçons).

    Pendant la Révolution française, les corporations et facultés furent abolies. Les hôpitaux perdirent une partie de leur personnel et de leur financement. Baudelocque réussit cependant à bâtir sa réputation d’accoucheur grâce à une clientèle de ville et à des cours privés d’obstétrique.

    En 1794, l’ancienne Faculté de médecine fut remplacée par l’École centrale de Santé de Paris, il y fut chargé des cours pour les étudiants en médecine et pour les sages-femmes.

    En octobre 1795, l’Hospice de la Maternité accueille les femmes pauvres et les filles mères pour leur accouchement et permit la formation clinique des sages-femmes et des médecins de l’École de Santé.

    De plus, cet établissement recueille également les enfants abandonnés.

    En 1798, Baudelocque, en plus de son poste de professeur d’obstétrique à l’Ecole de Santé de Paris, devint chirurgien en chef de la Maternité.

    En 1802, fut créée l’école de l’Hospice de la Maternité dans laquelle Baudelocque déploya ses talents de pédagogue utilisant des mannequins permettant de s’exercer aux examens et aux manœuvres obstétricales. Il privilégia l’observation sur l’action préférant laisser faire la nature et se servit le moins possible des instruments.

    Occupé par ses multiples charges, il délégua une partie de son autorité à la sage-femme en chef de la Maternité, Marie-Louise Lachapelle (1769-1821) qui assura une partie de l’enseignement des élèves sages-femmes et qu’elle fut autorisée à manier seule le forceps en cas d’accouchement difficile.

    Il fut mêlé à un retentissant procès qui lui avait été intenté par un médecin accoucheur, Jean François SACOMBE, farouche opposant de la césarienne et défenseur des pratiques traditionnelles des sages-femmes. Sacombe, qui s’était érigé en défenseur des sages-femmes, accusant Baudelocque d’infanticide, finit par perdre son procès en 1804 et, par la même occasion, tout sens de la mesure.

    En 1806, Napoléon nomme Jean-Louis Baudelocque titulaire de la chaire d’obstétrique, la première chaire de spécialité médicale en France.

    Il devint le médecin accoucheur des reines d’Espagne, de Hollande, de Naples et de toutes les dames de la cour.

    Il avait été choisi et retenu d’avance pour mettre au monde l’héritier attendu par Napoléon et l’impératrice Marie-Louise d’Autriche. Mais, frappé de congestion cérébrale, il n’allait pas voir naître le Roi de Rome.

    Il meurt le 2 ou 3 mai 1810, au 16 rue Jacob à Paris (6e) à 65 ans, où il demeurait.

    Il a été inhumé au cimetière de l’Ouest de Vaugirard, puis exhumé pour cause d’expropriation au motif du percement du boulevard Pasteur actuel.

    Il sera alors inhumé le 17 août 1839 au cimetière du Père-Lachaise (45e division).

    Il est le plus célèbre des médecins accoucheurs de son époque.

    Médecin de l’hôpital des Enfants malades, il laissera en 1890 son nom à la clinique Baudelocque.

    En 1966 sera édifiée la maternité Port-Royal. Les deux fusionnent en 1993 (Paris 14e).

    Avenue Denfert-Rochereau existe aujourd’hui une école de sages-femmes portant son nom.

    François CHAUSSIER

    Il naît le 2 juillet 1746 à Dijon, paroisse Saint Pierre.

    Son père était maître vitrier.

    Après avoir suivi les services de l’hôpital de Dijon, sa mère l’envoya à Paris pour poursuivre ses études de médecine et il se fit inscrire au Collège royal de Chirurgie : il y effectua une scolarité régulière entre 1765 et 1767 ; il y suivit les cours d’anatomie de Raphaël SABATIER et de Jean-Joseph SUE.

    Parallèlement, il s’initiait à la chirurgie avec les cliniques de de Lafaye et l’après-midi, celles de Isaac GOURSAUD.

    Ses années de Chirurgie prirent fint en 1768, date à laquelle il obtint le titre de Maître en Chirurgie : il s’établit à Dijon en qualité de chirurgien

    Il se marie le 27 juillet 1767 à Quetigny, Côte d’Or, avec Jeanne CARRE, fille et petite-fille d’un Maître Chirurgien. Ensemble ils ont un fils Bernard François Hector (1769-1837).

    En 1769, il ouvrit un cours gratuit d’anatomie humaine et comparée qui fut suivi par de nombreux étudiants pendant plus de dix ans.

    en 1774, les Etats de Bourgogne avaient créé un enseignement de la chimie avec Louis-Bernard GUYTON de MORVEAU comme professeur titulaire et Hugues MARET et François CHAUSSIER comme adjoints. Au décès de MARET, en 1786, il fut promu deuxième professeur de chimie.

    A Dijon, ses qualités professionnelles lui attirèrent la faveur de la clientèle et sa renommée dépassa rapidement la Bourgogne ; il se fit remarquer à l’Académie de Chirurgie par plusieurs communications de sorte qu’il obtint, en la séance publique du 10 avril 1777, la Médaille d’Or de l’Académie.

    Il fut reçu Docteur en Médecine, à l’Université de Besançon, le 14 janvier 1780 et en 1784, il devint correspondant de la Société Royale de Médecine. Cette même année, il fut admis à l’Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Dijon dont il devint secrétaire général suite à la mise en retraite de Guyton de Morveau.

    En 1785, il publia, à la demande des Etats de Bourgogne, une instruction populaire portant sur ma morsure des animaux enragés : « Méthode de traiter les morsures des animaux enragés, et de la vipère ; suivie d’un précis sur la pustule maligne » (avec Joseph Enaux 1726-1798).

    En 1789, il publia une étude sur les muscles du corps humain, dans laquelle il proposait une classification plus rationnelle que celle jusqu’alors enseignée : « Exposition sommaire des muscles du corps humain suivant la classification et la nomenclature méthodiques adoptées au cours public d’anatomie de Dijon » ; cet ouvrage connut une réédition en 1797.

    Le 20 décembre 1789, il lut à l’Académie de Dijon un mémoire « Observations chirurgico-légales sur un point important de la jurisprudence criminelle » dans laquelle il démontrait le rôle que pouvait jouer le médecin pour éclairer la justice ; cet ouvrage fut remarqué et il ouvrit l’année suivante à Dijon, un cours de Médecine Légale.

    Le 3 nivôse an III (23 décembre 1794), il se marie avec Angélique LABOREY à Dijon (Section du Crébillon), ils ont également un fils Franck Bernard Simon (1804-1866).

    En 1794, Antoine-François Fourcroy fut chargé par la Convention nationale de réorganiser l’enseignement médical et chercha une personnalité susceptible de lui proposer les détails de cette organisation. Claude-Antoine Prieur-Duvernois, de la Côte-d’Or, qui dirigeait au Comité de salut public, l’Enseignement des Sciences et des Arts, lui indiqua François Chaussier qui entra ainsi au Comité de l’Instruction Publique : il rédigea un rapport et un projet de décret qu’il lut à la tribune de la Convention, le 7 frimaire de l’an III (27 novembre 1794) ; il y proposait la création d’une seule « Ecole centrale de Santé » à Paris ; les conventionnels, ouverts largement à la décentralisation, demandèrent la création d’autres écoles semblables à Montpellier et à Strasbourg et c’est sur ces bases, que le rapport fut adopté, le 14 frimaire (4 décembre).

    Chaussier retourna à Dijon, où il reprit ses cours et ses études ainsi que les missions qui lui avaient été confiées : il avait été nommé médecin des Hospices de Dijon en avril 1793 et Chirurgien des Prisons; il n’y resta pas longtemps, puisqu’il fut rappelé à Paris pour occuper la chaire d’anatomie et de physiologie de l’Ecole de Santé. Chaussier fut, selon l’expression de Joseph-Henri Réveillé-Parise, le professeur de physiologie le plus célèbre de l’Ecole de Paris: il défendit que le vitalisme était la base de toutes les études de physiologie.

    Un décret du 7 vendémiaire an III (28 septembre 1794) ayant créée officiellement l’École centrale des travaux publics, future École polytechnique, le Conseil d’administration proposa, moins d’un mois après l’ouverture, d’y installer une infirmerie et de nommer un « officier de santé » (désignation révolutionnaire pour les médecins) pour soigner les élèves malades et donner aussi des leçons sur «l’art de prévenir les maladies et de les soulager». L’état nominatif des agents de l’Ecole polytechnique de l’année suivante le porte comme adjoint de Claude Louis Berthollet « chargé en même temps du cours de Zootechnie et de Salubrité, et Médecin de l’Ecole » : en fait, il enseigna le cours de Berthollet pendant son absence en Italie en 1796-1797. Après la régularisation de l’enseignement de la chimie, Chaussier semble avoir abandonné l’enseignement de cette science et s’être restreint presque entièrement à ses fonctions de médecin.

    En 1799, parurent « Les tables synoptiques » qui furent un grand succès. Elles constituent un résumé de physiologie, de pathologie et de thérapeutiques des divers appareils anatomiques du corps humain.

    Le 9 mai 1804, il est nommé Médecin des Hospices de la Maternité et on lui confia la Présidence des jurys médicaux pour les examens d’Officier de Santé, Pharmacien et Sage-femme pour la circonscription de la Faculté de Médecine de Paris.

    Il fait partie de la commission, nommée par le ministre de l’Intérieur en octobre 1810 pour étudier les « remèdes secrets » ; il y côtoie André Marie Constant Duméril, Jean-Joseph Menuret, Nicolas Deyeux.

    En 1815, après la chute du Premier Empire, il fut remplacé dans ses fonctions de médecin de l’Ecole Polytechnique, mais il resta titulaire de sa chaire à la Faculté jusqu’au 21 novembre 1822, date à laquelle la Restauration modifia l’organisation de la Faculté : il fut nommé professeur honoraire et sa chaire lui fut retirée. Il en éprouva une grande amertume et le lendemain, il eut une attaque d’apoplexie qui le priva temporairement de la parole et de la marche. Il se rétablit néanmoins, mais demeura hémiplégique, ce qui ne l’empêcha pas de poursuivre son activité à la Maternité.

    Le 6 mai 1823, il fut admis à l’Académie des sciences.

    Entre 1824 et 1827, il sortit plusieurs ouvrages de médecine légale: « Manuel médico-légal des poisons, précédé de considérations sur l’empoisonnement »14, « Recueil de mémoires, consultations, et rapports sur divers objets de médecine légale »15, « Mémoire médico-légal sur la viabilité de l’enfant naissant, présenté à Mgr le garde des sceaux, ministre de la Justice »16

    François Chaussier est décédé en son domicile parisien, le 19 juin 1828 à 81 ans, d’une crise d’apoplexie.

    Il est inhumé au Cimetière du Père-Lachaise (18e division) le 21 juin : Nicolas-Philibert Adelon prononça un discours au nom de l’Académie, Marie-Alexandre Désormaux, qui représentait la Faculté, fit de même, Duméril, au nom de l’Académie Royale des Sciences lut une longue éloge funèbre.

    Don 2ème fils, Franck CHAUSSIER suivit la même voie que son père et soutint sa thèse de doctorat en 1827 à Montpellier.

    Il est un médecin français, professeur de la Faculté de médecine de Paris, membre de l’Académie royale de médecine et de l’Académie des sciences.

    Chaussier fut l’éditeur principal des articles consacrés à la Pharmacie par l’Encyclopédie méthodique13.

    Angélique Marguerite Le BOURSIER du COUDRAY

    Elle naît en 1712 à, Clermont-Ferrand dans une famille de médecins.

    Elle est d’abord pendant trois ans l’élève d’Anne BAIRSIN, maîtresse sage-femme.

    En 1739, le 26 septembre, elle reçoit son diplôme et peu après devient sage-femme jurée.

    Elle exerce comme maîtresse sage-femme au Châtelet à Paris pendant seize ans.

    En 1752, pour joindre la pratique à la théorie, elle publie un livre « Abrégé de l’Art des accouchements ».

    En 1754, elle retourne en Auvergne et commence à donner des cours gratuitement.

    En 1758, elle conçoit sa fameuse « machine » de démonstration (faite de bois, carton, tissus, coton) qui est approuvée le 1er décembre par l’Académie de chirurgie.

    Au cours de la formation qui durait deux mois les élèves étaient invitées à s’exercer sur le mannequin.

    • En 1759 (ou 1757 ou 1767), Louis XV lui octroie une pension et la munie d’un brevet royal qui l’autorise à donner des cours dans tout le royaume, elle s’engage dans un tour de France obstétrical qui va durer 25 ans et se poursuivra jusqu’en 1783, sous le règne de Louis XVI et forma plus de 5 000 femmes et chirurgiens.
    • En 1768, elle se fait aider par sa nièce Mlle Marguerite GUILLOMANCE.
    • En 1769, une 2ème édition de son livre parait qu’elle fera illustrer de 26 charmantes gravures en couleur.
    • En 1770, elle engage à Bordeaux un jeune chirurgien M. COUTANCEAU qui épouse sa nièce quelques temps après.
    • En 1789, elle demeure chez sa nièce.

    Elle meurt le 16 avril 1794 à 79 ans à Bordeaux dans le dénuement et la solitude, sa nièce et son mari étant absents. Il y a une rue Angélique du Coudray, à Thorigné-Fouillard et également une rue Madame-du-Coudray à Clermont-Ferrand, sa ville natale. La maternité de l’hôpital de Melun (77) porte aussi son nom.

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