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Archive d’étiquettes pour : Recherche

L’émergence et la diffusion de la résistance antimicrobienne (RAM) : une pandémie silencieuse et dévastatrice

À la une, Évènements
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20 novembre 2025/par communication
https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2025/11/IRD-CNRS-ART.DEV-EVS-Fondation-Merieux-GRET-Policy-brief_AMR-VF-1-2_Page_1.jpg 2339 1654 communication https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2024/06/LOGO-CLASSIQUE-H-300x135.png communication2025-11-20 14:11:252025-11-20 14:11:25L’émergence et la diffusion de la résistance antimicrobienne (RAM) : une pandémie silencieuse et dévastatrice

l’e-Rabelais n°16 est sorti

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4 octobre 2024/par Faculté de Médecine
https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2024/10/Logo-e-rabelais-2-1.png 763 1376 Faculté de Médecine https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2024/06/LOGO-CLASSIQUE-H-300x135.png Faculté de Médecine2024-10-04 14:03:482024-10-04 14:03:48l’e-Rabelais n°16 est sorti

Quels sont les grands enjeux de la Faculté de Médecine de Montpellier pour 2024 ? Entretien avec la Doyenne Isabelle Laffont par ECOM NEWS

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6 février 2024/par Faculté de Médecine
https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2024/02/vignette-video.png 659 1266 Faculté de Médecine https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2024/06/LOGO-CLASSIQUE-H-300x135.png Faculté de Médecine2024-02-06 17:25:182024-03-07 11:58:44Quels sont les grands enjeux de la Faculté de Médecine de Montpellier pour 2024 ? Entretien avec la Doyenne Isabelle Laffont par ECOM NEWS

Focus sur : le DU de la Cellule normale à la Cellule tumorale

À la une, Formations

La période de rentrée est souvent synonyme de réflexion et de renouveau. Une période où de nombreuses personnes réfléchissent à leurs perspectives d’avenir : l’occasion où jamais de se pencher sur un projet de formation continue ! Nous vous proposons à cette occasion de vous présenter l’un de nos 198 DU et DIU : le DU de la Cellule Normale à la Cellule Tumorale. Pour cela, nous sommes partis à la rencontre des deux co-responsables de ce DU, Madame Szablewski et Monsieur Ramirez. Interview.

 

Madame Szablewski, Monsieur Ramirez, bonjour. Pouvez-vous vous présenter brièvement ?

VS : Je suis le Dr Vanessa Szablewski, MCU-PH en Anatomie et Cytologie Pathologiques au CHU de Montpellier. Je suis spécialisée en hématopathologie et en pathologie ORL. Pour mon activité de recherche je suis rattachée à l’UMR 1058 INSERM Pathogénèse et contrôle des infections chroniques et émergentes. Ma thématique de recherche porte sur le rôle des Human PapillomaVirus (HPVs) dans les cancers de la sphère ORL

JMR : Je suis docteur en sciences biologiques pour la santé depuis 2005. Après l’obtention de ma thèse, j’ai réalisé plusieurs post doctoraux à l’étranger, aux Etats-Unis à Washington DC, en Suisse à l’Hôpital Universitaire de Genève, en Espagne au CIC (Centro d’investigation contra el cancer) pour finalement retourner en France à l’IRMB à Montpellier. En 2015, j’ai été recruté comme maître de conférences à la Faculté de Médecine Montpellier-Nîmes dans le service du professeur Thierry Lavabre-Bertrand où j’enseigne l’histologie et la biologie cellulaire. En 2019, nous avons créé avec Vanessa le 1er site de lames virtuelles associant trois disciplines l’anatomie, l’anatomie pathologique et l’histologie.

 

Vous êtes tous les deux responsables du DU « De la Cellule Normale à la Cellule Tumorale », qu’est ce qui vous a poussé à créer cette formation ?

JMR : L’histologie et l’anatomie pathologique sont deux disciplines étroitement liées, il m’est apparu indispensable pour un chercheur dans le domaine de la santé de connaître l’histologie (l’étude des tissus) mais aussi les tissus pathologiques.

 

À qui s’adresse prioritairement cette formation ? Combien de temps dure-t-elle ?

VS : Cette formation s’adresse à tous les chercheurs qui travaille dans le domaine de la cancérologie mais aussi à ceux qui souhaite connaître les tissus du corps humains et les pathologies qui leurs sont associées. Elle s’adresse également aux médecins qui souhaitent s’orienter vers un parcours recherche ou aux médecins cancérologues qui souhaitent acquérir les bases fondamentales en cancérologie scientifique. La formation se déroule sur une année universitaire, mais les cours ont lieu entre le mois de février et le mois de juin. 52h d’enseignements sont au programme, réparties sur 6 modules.

 

Quelle valeur ajoutée tireront de cette formation les futurs diplômés ? Ouvre-t-elle de nouvelles voies professionnelles aux inscrits ?

JMR : Les valeurs ajoutées sont tout d’abord l’acquisition de nouvelles compétences fondamentales pour être mieux armé dans l’exercice des ses fonctions, pour les futurs médecins ou chercheur dans le domaine de la cancérologie. Puis, pour tous les futurs médecins, être en mesure de mieux interpréter les résultats médicaux établis par un médecin spécialiste de l’anatomie pathologique.

 

En savoir + sur DU - Inscriptions
10 septembre 2022/par Faculté de Médecine
https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2022/09/DU-De-la-cellule-normale-a-la-cellule-tumorale.png 526 2000 Faculté de Médecine https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2024/06/LOGO-CLASSIQUE-H-300x135.png Faculté de Médecine2022-09-10 10:37:022022-09-13 10:37:22Focus sur : le DU de la Cellule normale à la Cellule tumorale

MUSE : « Application de Suivi Pédagogique de l’Apprentissage et Réalisation des gestes Techniques en médecine »

À la une, MUSE, Recherche/innovation

En 2020, le Docteur Valentin FAVIER, avec la collaboration du Docteur Antoine Debourdeau , participe une nouvelle fois à l’appel à projet MUSE ayant pour but d’accompagner à la transformation pédagogique des formations. Il en ressort lauréat avec son projet intitulé « Application de Suivi Pédagogique de l’Apprentissage et Réalisation des gestes Techniques en médecine ».

Genèse du projet

La qualité de la formation des médecins est un enjeu de santé publique afin de soigner au mieux la population pour les années à venir. La compétence médicale est un processus long à acquérir, au cours duquel l’étudiant doit maîtriser des compétences théoriques et techniques. L’interne en médecine doit apprendre les gestes et procédures qui feront le socle de sa pratique médicale durant les 4 à 6 ans que dure son internat. Ses connaissances théoriques sont fréquemment évaluées par des examens théoriques. 

Actuellement, les internes en médecine effectuent leurs stages cliniques selon une maquette pédagogique prédéfinie, séparée en semestres, et obtiennent leur diplôme d’études spécialisées à l’issue de leur cursus avec la soutenance d’un mémoire. 

Néanmoins, au cours de l’internat, les étudiants en médecine travaillent à temps plein à l’hôpital et leur formation facultaire dans les locaux de l’université est réduite à quelques journées par an. 

Cependant la validation du cursus médical ne prend pas en compte les compétences techniques de l’interne, et il existe peu d’outils permettant de suivre leur acquisition et d’observer l’évolution de l’apprenant au fur et à mesure des stages.

C’est dans ce contexte que les Docteurs Favier et Debourdeau ont décidé de mettre en place une application permettant de suivre l’évolution des étudiants en santé concernant leurs compétences techniques.

La naissance de SPART APP

SPART-App est un projet qui propose de mettre à disposition des internes de médecine, de leurs formateurs, et du responsable pédagogique, une application mobile pour recenser chacune des procédures réalisées tout au long de leur internat (e-carnet). Ce projet pilote concerne les spécialités d’anesthésie-réanimation, de gastroentérologie, d’ORL et de Chirurgie maxillo-faciale. Voici ses objectifs :

 

  • Pour l’apprenant, cet e-carnet permettra de voir en temps réel sa progression (taux de succès, courbe d’apprentissage), de mettre en lumière certains points à améliorer, et de permettre d’alerter son responsable pédagogique en cas de pratique insuffisante.

  •  Pour l’encadrant, cet outil permettra de recueillir les difficultés ressenties par l’apprenant, d’éclaircir et trouver des solutions aux points bloquants, et de construire un débriefing. 

  • Pour le responsable pédagogique, il permettra d’adapter les objectifs pédagogiques au cas par cas en fonction des difficultés rencontrées par les étudiants, de dépister des insuffisances de formation (notamment le nombre de gestes) pour pouvoir alerter les encadrants, et de proposer des solutions concrètes personnalisées à l’étudiant et à son équipe encadrante. 

L’application : un choix stratégique

Le format dématérialisé, via une application pouvant fonctionner hors réseau, permet de s’affranchir  des carnets de procédures qui ne sont pas annotés de façon régulière. L’interne pourra évaluer son geste immédiatement après l’avoir réalisé, sur son smartphone.

Chaque interne aura à disposition un compte étudiant, spécifique de sa spécialité. Sur ce compte l’interne pourra rentrer chaque procédure réalisée au cours du temps en détaillant le geste, le succès ou l’échec, les difficultés rencontrées. Avec les données insérées dans l’application, il est possible de suivre sa courbe d‘apprentissage.

Le superviseur du geste réalisé pourra, s’il le souhaite, valider l’évaluation du geste faite par l’interne, et s’en servir de support pour un débriefing technique. L’enseignant aura à sa disposition les données de chacun des internes qu’il encadre. Cela permettra au responsable d’enseignement (chef de service) de s’assurer qu’un nombre de procédures suffisant est bien réalisé par chaque interne, et de repérer les internes en difficultés pour leur apporter un soutien plus important. 

Les impacts de START APP

Grâce à ce projet, le Docteur Favier espère faire évoluer l’apprentissage des compétences techniques et générer des impacts à court, moyen et long terme.

  • A court terme, SPART-app permettra de faire un état des lieux de la formation technique actuelle en médecine et chirurgie. Actuellement cette formation est subjectif et varie selon les intervenants. Ce projet serait un outil permettant d’objectiver et de rationaliser le suivi des étudiants.

  • A moyen terme, ce dispositif permettra à l’étudiant de suivre la progression et d’orienter son cursus de formation en fonction de ses carences et compétences. Le projet pourrait également s’étendre à d’autres filières que celles citées précédemment. Cette innovation pédagogique pourrait ensuite se généraliser au niveau national sous l’impulsion de l’Université de Montpellier.

    Sur le plan scientifique, les données recueillies de cette application serviront à la réalisation d’études de pédagogie dans chacune des spécialités concernées avec comme objectif d’évaluer l’impact d’interventions (dont la simulation, une composante également étudiée par le Docteur Favier) sur l’acquisition des compétences techniques pour guider le changement des pratiques pédagogiques de façon rationnelle. 

  • A long terme, cette transformation pédagogique permettra l’amélioration des pratiques au niveau local et national, avec un impact réel sur l’amélioration de la sécurité des patients, en diminuant le risque d’erreurs techniques.

Actuellement le projet des Docteurs Favier et Debourdeau suit son cours et devrait être lancé prochainement.

14 juillet 2021/par communication
https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2021/05/Couverture-article-covid-BH-bleu.png 526 2000 communication https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2024/06/LOGO-CLASSIQUE-H-300x135.png communication2021-07-14 08:00:152021-07-23 12:42:38MUSE : « Application de Suivi Pédagogique de l’Apprentissage et Réalisation des gestes Techniques en médecine »

Maison de santé pluridisciplinaires universitaires : bilan et perspectives

À la une, Évènements, Recherche/innovation

« La Maison de Santé Pluridisciplinaire Universitaire (MSPU) Avicenne fut inaugurée à Cabestany près de Perpignan en 2018. En juin 2021, deux autres MSPU viennent compléter ce dispositif territorial. A l’occasion de cette ouverture, un moment solennel a eu lieu le jeudi 27 mai pour faire un bilan de la MSPU de Cabestany, et de présenter le projet des deux nouvelles MSPU. »

 

MSPU : Kézako ?

Une Maison de Santé Pluridisciplinaire est une maison de santé pluriprofessionnelle ayant conclu, avec l’ARS et une université ayant une composante médecine, une convention ayant pour objet le développement de la formation et de la recherche en soins primaires. 

 

La MSPU d’Avicenne : un bilan concluant

Cette MSPU, gérée par le Dr Mark OUDE ENGBERIK et regroupant une trentaine de professionnels de santé dans différents domaines, a réalisé plusieurs projets depuis ces 5 dernières années. Deux projets principaux ont été abordés lors de cette conférence :

  • Le projet TSAPP  qui vise à former les professionnels de santé concernant l’accès aux soins des personnes en situation de handicap.
  • Le projet SPES (Soins Primaires Environnement et Santé) qui a pour objectif de développer la culture santé et environnement des professionnels et du grand public.

Sur le plan universitaire, cette MSPU est dotée de 16 maîtres de stage dans plusieurs domaines de santé et accueille 6 à 10 stagiaires par an.

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Deux nouvelles MSPU dans la région

Suite au succès des projets menés par la MSPU d’Avicenne, deux autres maisons ont été inaugurées dans la région afin de répondre aux besoins territoriaux dans ce domaine.

  • MSPU LA SOURCE

    • Inaugurée en février 2020, cette MSPU est localisée à Vergèze et est gérée par le Dr Céline Varraut.
    • Elle compte, en son sein, 25 professionnels dans 10 domaines de santé différents
    • Elle axe ses objectifs autour de trois grands thèmes : le territoire, la formation et les soins
  • MSPU Pauline Lataud

    • Cette MSPU est multisites, ainsi elle est localisée à Castries, Prades le Lez, Saint Georges d’Orques et Vendargues et est gérée par le Dr Philippe Lognos.
    • Elle compte, en son sein, 50 professionnels dans 9 domaines de santé différents
    • Elle axe également ses objectifs autour des mêmes thématiques que la précédente.

Un projet commun se dessine autour de ces trois MSPU : construire un réseau de recherche et rendre le service accessible aux citoyens de proximité.

31 mai 2021/par communication
https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2019/10/Couverture-article-ADV-gris.jpeg 526 2000 communication https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2024/06/LOGO-CLASSIQUE-H-300x135.png communication2021-05-31 11:34:162021-07-23 12:44:40Maison de santé pluridisciplinaires universitaires : bilan et perspectives
Taxe d'apprentissage

Visite du CNRS et intervention du LIRMM

À la une, Évènements, Recherche/innovation

Vendredi 19 mars 2021, nous avons eu le plaisir d’accueillir Antoine Petit, PDG au CNRS – Centre National de la Recherche Scientifique, au sein du campus Arnaud de Villeneuve dans le cadre de la signature d’une convention de partenariat avec l’Université de Montpellier. Nous avons également accueilli Philippe Poignet, directeur du LIRMM Laboratoire d’Informatique, de robotique et de Microélectronique de Montpellier, qui a présenté les projets de robotique chirurgicale qui sont hébergés à la Faculté de Médecine.

 

Intervention de Philippe Poignet directeur du LIRMM

 

Durant cet événement, nous avons eu la visite de Philippe Poignet, directeur du Laboratoire d’Informatique, de robotique et de Microélectronique de Montpellier. Il a profité de cette occasion pour présenter les projets de robotique chirurgicale qui sont hébergés par la faculté de Médecine au campus Arnaud de Villeneuve. Ces projets sont menés par une équipe du LIRMM appelée DEXTER qui se donne pour objectif de concevoir, réaliser et commander des robots performants capables de gestes fins, rapides et/ou précis.

 

VOIR LES RECHERCHES DE DEXTER

Présentation de trois projets de robotique chirurgicale

 

  • Un projet de chirurgie maxillo faciale :

Porteurs du projet : Dr. Marie de Boutray (PH, Chirurgie maxillo-faciale et stomatologie au CHU Montpellier et chercheuse associée dans l’équipe robotique chirurgicale du LIRMM) et Dr. Nabil Zemiti (MCU à l’UM) et Pr. Philippe Poignet (PU à l’UM) de l’équipe robotique chirurgicale du LIRMM.

Financements : Fondation des gueules cassées, Labex CAMI, Labex Numev.

Description du projet : Actuellement, face à une perte de substance mandibulaire, le gold standard est de réaliser une reconstruction osseuse autologue par lambeau libre de fibula (greffe osseuse fibulaire) revascularisé au niveau des vaisseaux cervicaux. La difficulté principale de cette chirurgie réside dans la conformation de l’os fibulaire long et rectiligne, en un lambeau angulé dans les 3 plans de l’espace pour s’adapter à la forme de la mandibule à reconstruire. A l’heure actuelle, des moyens existent pour aider l’équipe chirurgicale à obtenir de manière optimale cette conformation 3D, telles que les guides de coupe et plaques sur mesure ou les modélisations par impression 3D. Mais ces techniques restent très coûteuses et extrêmement chronophages ce qui constitue un frein à leur utilisation en pratique quotidienne. Les porteurs du projet se sont donc intéressés à l’amélioration de cette conformation fibulaire par l’utilisation d’un robot collaboratif pour le guidage du geste chirurgical. Pour cela, ils ont développé une technique de conformation fibulaire robot-assistée couplée à une modélisation virtuelle des ostéotomies. Ce projet est en cours de validation préclinique sur modèle cadavérique au niveau de la faculté de médecine de Montpellier.

  • Un projet de chirurgie orthopédique de l’épaule :

Porteurs du projet : Dr. Pierre-Emmanuel Chammas (Chirurgie orthopédique CHU de Montpellier) et Dr. Nabil Zemiti (MCU à l’UM) et Pr. Philippe Poignet (PU à l’UM) de l’équipe robotique chirurgicale du LIRMM.

 Description du projet :  L’important vieillissement des populations occidentales engendre une augmentation de l’incidence des fractures liées à l’ostéoporose ainsi que des pathologies arthrosiques. L’arthroplastie ou remplacement prothétique d’une articulation, est une indication fréquente dans ces pathologies au niveau de l’épaule (en 2010, 10.831 actes en France). Les enjeux médico-économiques sont importants, avec la nécessité d’opérer plus de patients, avec une sécurité, une précision et une rapidité toujours plus grande.

Ces conditions sont nécessaires à un retour aux conditions de la vie antérieure le plus bref possible et au maintien de l’autonomie de la personne, directement corrélée avec l’espérance de vie chez le sujet âgé.

Le positionnement optimal des prothèses articulaires représente l’un des critères les plus importants pour obtenir le meilleur résultat fonctionnel en post-opératoire, le moins de complications possibles, ainsi qu’une durée de vie supérieure de la prothèse en limitant le risque d’usure à moyen et à long termes.

Dans ce contexte et plus précisément en chirurgie de prothèse totale d’épaule, le bon positionnement de l’implant glénoïdien est l’un des déterminants du résultat fonctionnel et de sa longévité. Il est dépendant du positionnement initial d’une broche guide. L’instrumentation conventionnelle est caractérisée par une variabilité importante de positionnement même quand elle est réalisée par des cliniciens experts. Les solutions de chirurgie assistée par ordinateur permettent un positionnement précis et reproductible avec certaines limites. Les porteurs de ce projet ont proposé de mettre en place une assistance robotique pour un positionnement précis et reproductible de la broche glénoïdienne par rapport à l’usage d’une instrumentation conventionnelle. Ils ont démontré lors d’une étude préclinique réalisée au niveau de la faculté de médecine de Montpellier que cette solution permettait un positionnement angulaire plus précis et reproductible de la broche glénoïdienne et ce indépendamment du niveau d’expertise de l’opérateur.

  • Un projet de chirurgie ORL : 

Porteurs du projet : Dr. Fréderic Venail (PU-PH Chirurgie ORL du  CHU de Montpellier) et Dr. Nabil Zemiti (MCU à l’UM),  Pr. Philippe Poignet (PU à l’UM)  et Lucas Lavenir (doctorant à l’UM) de l’équipe robotique chirurgicale du LIRMM.

Financements : Fondation Agir pour l’audition, Labex CAMI, Région Occitanie.

 

Description du projet : Les implants cochléaires sont les premières neuroprothèses fonctionnelles à avoir été développées pour les sujets humains. Elles restaurent la perception auditive chez les individus atteints de surdité sévère à profonde. L’implantation de ces prothèses requiert l’insertion d’un porte-électrode dans la cochlée permettant ainsi la stimulation électrique de l’extrémité des fibres du nerf auditif.

Aujourd’hui, l’insertion de ce porte-électrode est une étape critique de la procédure chirurgicale car elle nécessite de faire avancer ce réseau d’électrodes de 1mm de diamètre dans un petit trou (~2mm) de la cochlée (fenêtre ronde). Cette insertion est réalisée en clinique de manière manuelle, en « aveugle » et sans possibilité de contrôle et de correction de trajectoire à l’intérieur de la cochlée.

L’absence de contrôle visuel et la faible manipulabilité du porte-électrode sont à l’origine de nombreux dommages causés aux structures cochléaires et la perte consécutive de l’ouïe résiduelle.  Un tel risque empêche l’implantation d’implant cochléaire chez les individus atteints de surdité plus légère.

Pour répondre à ces problématiques, les porteurs du projet travaillent actuellement (travaux de thèse de Lucas Lavenir) sur le développement d’un logiciel de navigation permettant le guidage du geste chirurgical pour la pose de neuroprothèses auditives en utilisant une sonde ultrasonore dédiée….

Cette sonde est portée par le système RobOtol de chez Collin Medical, ce qui ouvre la possibilité de suivi automatique du mouvement d’insertion et le guidage de l’électrode.

L’aboutissement de ce projet ouvrira la voie à des interventions thérapeutiques plus sûres pour les pathologies de l’oreille interne, telles que l’administration in situ de médicaments ou la thérapie génique qui ne peuvent être réalisées sans risque avec les outils dont les chirurgiens ORL disposent actuellement.

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Une convention de partenariat pour la période 2021-2026

Le CNRS et l’Université de Montpellier renouvellent pour une seconde période quinquennale leur partenariat. Cette convention qui lie le CNRS, l’Université de Montpellier, l’Université Paul Valéry, l’Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Montpellier ainsi que la Région Académique d’Occitanie a pour objectif de préciser les éléments de politique scientifique partagée, déclinée au travers du pilotage des unités communes et de sa mise en oeuvre opérationnelle en entérinant des accords fondamentaux sur leur gestion et leur fonctionnement.

 

Les cinq grands domaines scientifiques du partenariat

 

 

  • Agriculture-Environnement-Biodiversité

    Ce domaine est un point fort de l’Université de Montpellier qui mène des recherches sur la biodiversité et qui considère un large éventail d’organismes et de milieux. L’Université est classée 1ère université française et 2ème université mondiale au classement de Shanghai 2020 sur l’écologie.

  • Biologie-Santé :

    En matière de biologie,  Montpellier est l’un des sites nationaux les plus attractifs et visibles à l’échelle nationale.

  • Chimie

    Visible et attractif au niveau mondial, la chimie montpelliéraine constitue un pôle d’excellence sur trois domaines essentiels répondant à de grands enjeux sociétaux : énergie, matériaux et vecteurs ; valorisation des ressources naturelles et procédés de la chimie durable ; santé et protection de l’homme. 

  • Mathématiques, Informatique, Physique, et Systèmes

    Plusieurs sujets de recherche fondamentale sont traités et appliqués à travers ce domaine scientifique notamment en mathématiques, informatique, mécanique, physique et astrophysique.

  • Sciences humaines et sociales

    L’université de Montpellier concentre ses recherches dans ce domaine à travers différentes thématiques : 

    • les sciences du territoire
    • les sciences de l’environnement
    • les sciences économiques
    • les sciences politiques
    • les domaines du droit

 

Un comité d’orientation et de suivi

Afin d’assurer le suivi du partenariat, tant sur le plan stratégique que sur le plan opérationnel, la convention prévoit la constitution d’un comité d’orientation et de suivi. Les signataires s’engagent à partager des bilans régulièrement. Les modalités de cette convention sont définies suite à une négociation guidée par un objectif d’équilibre et de prise en compte des spécificités des unités partagées.

 

Nous remercions Nabil Zemiti, porteur des trois projets de robotique chirurgical, qui nous a apporté son aide précieuse quant à la rédaction de cet article.

25 mars 2021/par communication
https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2019/05/taxe-apprentissage-bann.jpg 526 2000 communication https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2024/06/LOGO-CLASSIQUE-H-300x135.png communication2021-03-25 17:54:232021-04-01 17:22:05Visite du CNRS et intervention du LIRMM

Des projets pédagogiques innovants soutenus à la Faculté

À la une, Recherche/innovation

Le projet MUSE (« Montpellier Université d’Excellence ») Réunit 19 institutions investies dans les avancées et l’innovation pédagogique. Aujourd’hui, plusieurs projets portés par des acteurs de la Faculté sont lauréats et seront financés par la fondation. 

Vers de nouvelles formations : TakeOff #3

Un appel à projet a été lancé par la fondation MUSE afin de renforcer l’innovation pédagogique, notamment dans la transformation et la création de nouveau cursus de formation. L’objectif est simple : se rapprocher au maximum de la demande actuelle du marché du travail et des besoins de la société, voir même anticiper les besoins à venir avec les changements sociétales. 

Parmi les 30 projets retenus, 3 proviennent de la Faculté de Médecine et se verront donc dotés d’un budget permettant de les mener à bien. 

  • Le projet « Développement d’outils pédagogiques en soutien à la formation des infirmiers en pratiques avancées mention Onco-hématologie » porté par Nadine Houede.
  • Le projet « Double cursus Rabelais Santé-Sciences » porté par Stephan Matecki
  • Le projet « Université d’été montpelliéraine initiatique chirurgicale » porté par Astrid Herrero.

Soutenu pour 3 années universitaires, ces projets permettront de former toujours plus efficacement nos étudiants !

Et des outils pédagogiques adaptés : TakeOff #4

Outre ces nouvelles formations, la fondation Muse soutient également des projets d’équipements pédagogiques innovants. Pour assurer une bonne continuité pédagogique, l’environnement de travail doit également être adapté. 

C’est ainsi que 3 autres projets de la Faculté, cette fois-ci concernant de nouveaux équipement innovants ont été retenus :

  • Une « Application de suivi pédagogique de l’apprentissage et réalisation des gestes techniques en médecine » porté par Antoine Debourdeau et Valentin Favier.
  • Une « Immersion sonore et visuelle en séance pédagogique de simulation en santé » porté par Blaise Debien.
  • Un projet sur « L’Intérêt de l’acquisition d’un simulateur numérique chirurgical pour la mise en place de la réforme des études médicales 2021-2023. Apprentissage et Certification d’un diplôme en chirurgie hors bloc opératoire » porté par Astrid Herrero et  François Régis Souche.

C’est donc de nombreuses innovations pédagogiques qui devraient voir le jour au cours des prochaines années à la Faculté de Médecine aussi bien en terme de formations que d’outils pédagogiques !

Une volonté d’innovation déjà mise en place : TakeOff#1 et TakeOff#2

Deux autres appels à projets lancés par l’I-Site Muse avaient déjà eu lieu auparavant. Il s’agit de TakeOff#1 et de TakeOff2.

Là encore, la Faculté s’est montrée réactive et certaines de ses propositions ont été lauréates. Tout d’abord lors du premier appel, TakeOff#1 : 

  • La création du « DIU International : Infections émergentes », proposé par Éric Delaporte. 
  •  La création d’un « Laboratoire numérique de sciences précliniques », porté par Fares Gouzi. 
  • Une proposition « D’apprentissage en anatomie et Chirurgie par simulation et impression 3D », porté par Valentin Favier.
  • Une « Pédagogie chirurgicale en réalité étendue », soutenu par Nicolas Lonjona.
  • Un projet de « Savoir-faire artisanal au service de l’innovation en simulation médicale », Porté par Astrid Herrero. 

Puis dans un second temps, lors de l’appel à projet TakeOff#2 : 

  • Le « Master International One Health et Maladie Infectieuse », qui fait suite au DIU International créé grâce au TakeOff#1. 
  • La création d’un « Escape Game pédagogique interdisciplinaire en centre de simulation : Mystère à SimHU Nîmes », qui permet de développer la cohésion, la communication et la collaboration entre futurs professionnels de santé. 
  • La création d’un outils de « Dissection virtuelle 3D dynamique pour l’enseignement de l’anatomie chirurgicale VESALE 3D», qui s’inscrit dans une volonté de ne jamais pratiquer la première fois sur patient. 
15 juin 2020/par communication
https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2020/06/absolutvision-82TpEld0_e4-unsplash.jpg 526 2000 communication https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2024/06/LOGO-CLASSIQUE-H-300x135.png communication2020-06-15 11:53:572020-06-25 10:34:05Des projets pédagogiques innovants soutenus à la Faculté
Article bibliothèque

Vidéos en Biologie et Santé – Accès illimité jusqu’au 30 avril

À la une, Coronavirus, Formations, Recherche/innovation

Une plateforme de diffusion de vidéos scientifiques axées santé et biologie est accessible aux étudiants en illimité jusqu’au 30 avril.

Une plateforme vidéo pour la recherche et l’enseignement

JoVE est un éditeur d’articles scientifiques sous format vidéo. Les articles sont peer-reviewed, c’est-à-dire contrôlés et validés par des scientifiques avant diffusion. Ils sont indexés sur PubMed et Medline, présentant des expérimentations et protocoles filmés au sein des plus prestigieuses universités et des plus grands laboratoires de recherche dans le monde.

Pour découvrir les vidéos

Il suffit de s’authentifier sur l’ENT de l’Université => Cliquer sur la tuile « Bibliothèques » => Saisir « JOVE » dans le moteur de recherche

Votre expérience utilisateur nous permettra d’évaluer la pertinence de cette ressource documentaire pour l’Université. N’hésitez pas à nous faire part de votre avis en écrivant à scd-docelec@umontpellier.fr

8 avril 2020/par communication
https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2020/04/Couverture-article.jpg 526 2000 communication https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2024/06/LOGO-CLASSIQUE-H-300x135.png communication2020-04-08 15:23:432020-04-08 15:36:28Vidéos en Biologie et Santé – Accès illimité jusqu’au 30 avril
ENA-2020

Entretiens Nîmes-Alès 2020 : Découvrez la SimHu !

À la une, Évènements, Recherche/innovation, Vie des Personnels

C’est le rendez-vous incontournable de la recherche et de l’innovation dans le Gard : Les Entretiens Nîmes-Alès ! Chaque année, le Pôle Métropolitain Nîmes-Alès organise un cycle de conférences inédites au sein des établissements d’enseignement supérieur, en partenariat avec les entreprises. La Faculté de Médecine est fière d’être partenaire de ces manifestations !

 

La science prépare aujourd’hui les innovations de demain.

Mieux faire connaître aux citoyens les compétences du territoire dans le domaine de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, telle est l’ambition des Entretiens Nîmes-Alès.

A travers une série d’événements ouverts à tous – colloques, conférences, tables-rondes, ateliers, expositions, visites – organisés au cours d’une même semaine.

Venez découvrir les innovations en germe dans le domaine du numérique, de la santé, de l’environnement, des risques….

L’édition 2020 se déroulera du 4 ou 8 février prochain.

Programme des #ENTRETIENSNA 2020 Inscriptions #ENTRETIENSNA

Notre Communiqué de Presse

ENA 2020 affiche

 

 

Visitez la plateforme SimHu de notre site Nîmois !

A l’occasion de l’édition 2020 des Entretiens Nîmes-Alès, la Faculté de Médecine sur son site de Nîmes, ouvre les portes de sa plateforme de simulation, la SimHu en partenariat avec le CHU de Nîmes. Nos équipes vous ferons découvrir les dernières technologies utilisées en pédagogie médicale, notamment les mannequins de simulation. Des ateliers de simulation haute-fidélité seront proposés au public, qui pourra se mettre dans la peau des futurs professionnels de santé !

En savoir+ sur cette animation En savoir+ sur notre SimHU

 

Télécharger le Programme de Visite

 

 

Comment s’y rendre ?

Le rendez-vous est donné le samedi 8 février 2020 à partir de 9h sur notre Campus Carreau de Lanes !

Adresse : 186 chemin du Carreau de Lanes, 30000 NÎMES

Bus : « trambus » ligne T2 ou « bus  » ligne 5 direction CHU Carémeau

Accès routier : Autoroute A9, Sortie 25 Nîmes Ouest – Possibilité de Parking sur place.

 

Nous vous attendons nombreux !

22 janvier 2020/par Faculté de Médecine
https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2020/01/facebook-page.png 311 851 Faculté de Médecine https://facmedecine.umontpellier.fr/wp-content/uploads/2024/06/LOGO-CLASSIQUE-H-300x135.png Faculté de Médecine2020-01-22 10:26:472020-02-04 12:03:38Entretiens Nîmes-Alès 2020 : Découvrez la SimHu !

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Demande de visite libre au JARDIN des PLANTES

Demande de visite libre au JARDIN des PLANTES

Pour le groupe constitué

Les visites libres ne sont possibles que pendant les heures d’ouverture au public à savoir :

HORAIRES D’ÉTÉ

du 1er avril au 30 septembre : 12h à 20h sauf le lundi.

HORAIRES D’HIVER

du 1er octobre au 31  mars : 11h à 18h sauf le lundi.

Ce formulaire est un document d’information nécessaire pour connaitre la présence de groupe au jardin des plantes. I nous procure également les éléments utiles à la réalisation de statistique sur sa fréquentation.

 


    Pour les enfants, merci d’indiquer leur âge (70 enfants maximum) :

    Marie-Anne BOIVIN

    Marie-Anne GILLAIN naît en 1773 à Montreuil près de Versailles.

    Elle est envoyée en pension chez les religieuses de la Visitation.

    Pendant la Révolution, elle se réfugie à Etampes, chez une parente mère supérieure des Hospitalières de l’Hôtel-Dieu.

    Elle y suit les leçons du chirurgien et y exerce pendant deux ans et demi, de 1793 à 1796, les fonctions de dame hospitalière, c’est-à-dire de laïque offrant bénévolement ses services aux pauvres malades.

    En 1797, elle revient à Versailles pour se marier avec Louis BOIVIN, sous-chef de bureau aux Domaines nationaux.

    Rapidement enceinte, elle se retrouve brutalement veuve en 1798, à 25 ans, sans ressources et avec une petite fille à élever.

    Elle décide alors de mettre à profit l’enseignement acquis auprès du chirurgien de l’Hôtel-Dieu d’Étampes et se fait admettre à l’École de sages-femmes de la Maternité en 1799.

    En 1800, elle obtient son diplôme et part à Versailles pour y retrouver sa fille et exercer son métier.

    En 1801, suite à la mort de sa fille, elle obtient de Marie-Louise Lachapelle l’autorisation de revenir à l’Hospice de la Maternité

    En 1803, elle est nommée surveillante en chef de la section de l’allaitement. Elle occupe ce poste pendant onze ans, jusqu’en 1814. Pendant ce long séjour, elle en profite pour suivre les cours de sa protectrice, des chirurgiens de la Maternité (Baudelocque, puis Dubois) et des médecins en chef (Andry, et surtout Chaussier) dont elle recueille les observations et les leçons.

    En 1812, elle rédige un Mémorial de l’art des accouchements, et le publie. Celui-ci est agréé par le ministère de l’Intérieur qui en fait un des manuels que reçoivent les lauréates de la Maternité.

    En 1814, la place de surveillante qu’elle occupait est supprimée et elle est renvoyée, avec une gratification représentant la valeur de son salaire annuel, soit 360 francs.

    A partir d’octobre, elle obtient alors un poste de garde magasin et d’économe à l’hôpital général de Poissy, qu’elle conserve jusqu’en janvier 1819, date à laquelle l’hôpital général est converti en prison.

    Cette période de sa vie est mal connue : continue-t-elle sa pratique obstétricale en dépit de ses nouvelles fonctions, plus administratives ? Le fait-elle dans le cadre de l’hôpital général ? Dans celui d’une clientèle privée ? Toujours est-il qu’elle semble un temps bénéficier d’un traitement confortable de 1 200 francs annuels, soit presque autant que la maîtresse sage-femme de la Maternité.

    En 1818, elle concourt anonymement au prix d’émulation de la Société de médecine de Paris, en présentant un mémoire sur les hémorragies internes de l’utérus. Elle obtient la médaille.

    Le 1er février 1819, elle entre à la Maison Royale de Santé à Paris comme sage-femme surveillante en chef, avec les appointements modestes de 350 francs /an.

    En 1821, une opportunité de promotion se présente à elle à l’occasion de la mort de Marie-Louise Lachapelle.

    Le Conseil général des Hospices doit, selon la procédure, proposer au ministre de l’Intérieur une liste de cinq candidates à la succession de l’illustre sage-femme.

    Le 14 novembre 1821, le Conseil se met d’accord après vote sur une liste où Marie-Anne Boivin occupe la première place ; elle obtient 12 voix sur 12 lors du premier tour destiné à désigner la première.

    Un mois et demi plus tard, le ministre de l’Intérieur avalise le choix du Conseil.

    Mais la lauréate refuse la place (ou plutôt démissionne), obligeant le conseil à proposer une autre liste. Pourquoi ce refus ? Tous les biographes contemporains expliquent cette décision par la promesse publique qu’aurait faite Marie-Anne Boivin à son ancienne protectrice de ne jamais la remplacer, même après sa mort. Si c’est le cas, elle respecta sa parole et c’est une autre sage-femme, Madeleine Catherine Legrand, qui est nommée en 1822.

    Marie-Anne Boivin continue donc d’exercer à la Maison Royale de Santé où elle accumule les observations, les publications et les distinctions.

    En 1828, elle présente un mémoire sur les avortements spontanés qui est couronné par la Société de médecine de Bordeaux.

    En septembre 1835, à 62 ans, usée et fatiguée, elle prend sa retraite, et presse le conseil des hospices de lui verser une pension. Enfin, après une première attaque qui la laisse hémiplégique, elle meurt en mai 1841.

    En 1902, une des salles de la Maternité rénovée reçoit le nom de Marie-Anne Boivin.

    Louise BOURGEOIS

    Elle naît en 1563 Boulevard Saint Germain ou à Mons dans une famille de médecins.

    Elle se marie en 1594 à Martin BOURSIER, maitre chirurgien, élève d’Ambroise PARÉ.

    Elle se trouve sans ressources quand son mari est engagé dans les armées du roi.

    Elle acquiert vite une renommée auprès des dames de la cour et accouche la reine à six reprises.

    Elle est rétribuée 500 couronnes pour la naissance d’un garçon et 300 pour la naissance d’une fille.

    Elle perd sa renommée à la suite du décès de Marie De BOURBON-MONTPENSIER, épouse de Gaston d’ORLÉANS, lors de la naissance de la Grande Mademoiselle.

    Selon les chirurgiens ayant pratiqué l’autopsie de l’accouchée, le décès serait dû à la persistance de débris placentaires dans l’utérus et Louise Bourgeois est alors accusée de négligence.

    À cette époque, les obstétriciens masculins sont peu nombreux à exercer, et tentent de prendre le pas sur la confrérie des sages-femmes.

    Louise remet en cause leur compétence en critiquant violemment les conclusions de l’autopsie et les compétences des médecins pratiquant l’obstétrique ; toutefois sa réponse a l’effet inverse à celui-ci escompté, en leur faisant de la publicité.

    Elle est la première sage-femme à avoir écrit un livre d’obstétrique, Observations diverses sur la stérilité, perte de fruits, fécondité, accouchements et maladies des femmes et enfants nouveau-nés, publié en 1609.

    Dans ce livre elle signale que la stérilité du couple peut être d’origine masculine, même si, comme les médecins de cette époque, elle confond aptitude à procréer avec vigueur sexuelle.

    Elle identifie le rôle de la malnutrition sur la santé du fœtus, et elle est la première à prescrire l’administration de fer pour soigner l’anémie.

    Elle met en avant l’importance des connaissances en anatomie pour les sages-femmes, et supplie les médecins d’autoriser celles-ci à assister aux conférences et aux travaux de dissection.

    En 1636, les sages-femmes parisiennes lancent une pétition auprès de la Faculté de médecine pour que Louise Bourgeois soit autorisée à leur donner des cours d’obstétrique, mais ce droit leur est refusé.

    Par la suite, une de ses élèves, Marguerite du Tertre de la Marche est toutefois nommée responsable des sages-femmes à l’Hôtel Dieu, et parvient à refondre le contenu de leur formation.

    Elle meurt le 20 décembre 1636 Boulevard Saint Germain à 73 ans.

    Jean-Louis BAUDELOCQUE

    Il naît le 30 novembre 1745 à Heilly en Picardie.

    Il est le fils de Jean Baptiste BAUDELOCQUE, chirurgien, et d’Anne Marguerite LEVASSEUR. Ses frères Félix Honoré (1744-1794) et Jean Baptiste (1749-1800) ont été tous deux médecins. Il est le troisième d’une famille de dix enfants.

    C’est son père qui l’initia à la chirurgie dans les campagnes de Picardie.

    Il acheva ses études à Paris à l’Hôpital de la Charité où un maître d’obstétrique réputé, Solayrès de Renhac (1737-1772) officiait.

    En 1772, après la mort prématurée de Solayrès, à l’âge de 35 ans, il recueillit les manuscrits de ses cours et lui succéda dans la charge d’enseignement de l’obstétrique à l’Hôpital de la Charité. Grâce à Baudelocque, l’œuvre de Solayrès a échappé à l’oubli.

    En 1775, à l’initiative du chirurgien Augier du FOT, démonstrateur d’accouchements à Soissons, il publia, grâce aux manuscrits légués par Solayrès de RENHAC, la première édition d’un manuel destiné à l’enseignement des sages-femmes. Cet ouvrage fut publié une seconde fois plus tard sous son seul nom, sous le titre « Principes sur l’art des accouchemens par demande et réponses en faveur des élèves sages-femmes ». Il connut trois rééditions du vivant de Baudelocque et trois autres posthumes.

    En 1776, suite à sa soutenance de thèse portant sur la symphyséotomie « An in partu propter angustiam pelvis impossibili, symphysis ossium secanda ? », il est nommé chirurgien de l’hôpital de la Charité, à Paris, et fut reçu maître en chirurgie par le Collège de chirurgie de Paris.

    Le 5 ou 6 avril 1777 à Paris, il épouse Andrée DERULLIER (de Vulier, de Voulier, de Rullie, de Rouillier), dont la famille fabrique des mannequins de femmes enceintes pour les démonstrations dans les cours d’accouchements, elle meurt le 4 janvier 1787, sans enfant.

    Il publia en 1781 et 1789 les deux premières éditions de son traité savant « L’Art des accouchemens » en deux tomes. Il devint célèbre pour son forceps, sa pratique de la césarienne et l’invention du pelvimètre, qui permet de mesurer le diamètre antéro-postérieur externe, afin de déterminer les patientes chez lesquelles pourraient être rencontrées des difficultés à l’accouchement.

    Le 14 septembre 1788 à Amiens, il épouse ensuite Marie Catherine Rose Laurent, le couple eut cinq enfants (3 filles et 2 garçons).

    Pendant la Révolution française, les corporations et facultés furent abolies. Les hôpitaux perdirent une partie de leur personnel et de leur financement. Baudelocque réussit cependant à bâtir sa réputation d’accoucheur grâce à une clientèle de ville et à des cours privés d’obstétrique.

    En 1794, l’ancienne Faculté de médecine fut remplacée par l’École centrale de Santé de Paris, il y fut chargé des cours pour les étudiants en médecine et pour les sages-femmes.

    En octobre 1795, l’Hospice de la Maternité accueille les femmes pauvres et les filles mères pour leur accouchement et permit la formation clinique des sages-femmes et des médecins de l’École de Santé.

    De plus, cet établissement recueille également les enfants abandonnés.

    En 1798, Baudelocque, en plus de son poste de professeur d’obstétrique à l’Ecole de Santé de Paris, devint chirurgien en chef de la Maternité.

    En 1802, fut créée l’école de l’Hospice de la Maternité dans laquelle Baudelocque déploya ses talents de pédagogue utilisant des mannequins permettant de s’exercer aux examens et aux manœuvres obstétricales. Il privilégia l’observation sur l’action préférant laisser faire la nature et se servit le moins possible des instruments.

    Occupé par ses multiples charges, il délégua une partie de son autorité à la sage-femme en chef de la Maternité, Marie-Louise Lachapelle (1769-1821) qui assura une partie de l’enseignement des élèves sages-femmes et qu’elle fut autorisée à manier seule le forceps en cas d’accouchement difficile.

    Il fut mêlé à un retentissant procès qui lui avait été intenté par un médecin accoucheur, Jean François SACOMBE, farouche opposant de la césarienne et défenseur des pratiques traditionnelles des sages-femmes. Sacombe, qui s’était érigé en défenseur des sages-femmes, accusant Baudelocque d’infanticide, finit par perdre son procès en 1804 et, par la même occasion, tout sens de la mesure.

    En 1806, Napoléon nomme Jean-Louis Baudelocque titulaire de la chaire d’obstétrique, la première chaire de spécialité médicale en France.

    Il devint le médecin accoucheur des reines d’Espagne, de Hollande, de Naples et de toutes les dames de la cour.

    Il avait été choisi et retenu d’avance pour mettre au monde l’héritier attendu par Napoléon et l’impératrice Marie-Louise d’Autriche. Mais, frappé de congestion cérébrale, il n’allait pas voir naître le Roi de Rome.

    Il meurt le 2 ou 3 mai 1810, au 16 rue Jacob à Paris (6e) à 65 ans, où il demeurait.

    Il a été inhumé au cimetière de l’Ouest de Vaugirard, puis exhumé pour cause d’expropriation au motif du percement du boulevard Pasteur actuel.

    Il sera alors inhumé le 17 août 1839 au cimetière du Père-Lachaise (45e division).

    Il est le plus célèbre des médecins accoucheurs de son époque.

    Médecin de l’hôpital des Enfants malades, il laissera en 1890 son nom à la clinique Baudelocque.

    En 1966 sera édifiée la maternité Port-Royal. Les deux fusionnent en 1993 (Paris 14e).

    Avenue Denfert-Rochereau existe aujourd’hui une école de sages-femmes portant son nom.

    François CHAUSSIER

    Il naît le 2 juillet 1746 à Dijon, paroisse Saint Pierre.

    Son père était maître vitrier.

    Après avoir suivi les services de l’hôpital de Dijon, sa mère l’envoya à Paris pour poursuivre ses études de médecine et il se fit inscrire au Collège royal de Chirurgie : il y effectua une scolarité régulière entre 1765 et 1767 ; il y suivit les cours d’anatomie de Raphaël SABATIER et de Jean-Joseph SUE.

    Parallèlement, il s’initiait à la chirurgie avec les cliniques de de Lafaye et l’après-midi, celles de Isaac GOURSAUD.

    Ses années de Chirurgie prirent fint en 1768, date à laquelle il obtint le titre de Maître en Chirurgie : il s’établit à Dijon en qualité de chirurgien

    Il se marie le 27 juillet 1767 à Quetigny, Côte d’Or, avec Jeanne CARRE, fille et petite-fille d’un Maître Chirurgien. Ensemble ils ont un fils Bernard François Hector (1769-1837).

    En 1769, il ouvrit un cours gratuit d’anatomie humaine et comparée qui fut suivi par de nombreux étudiants pendant plus de dix ans.

    en 1774, les Etats de Bourgogne avaient créé un enseignement de la chimie avec Louis-Bernard GUYTON de MORVEAU comme professeur titulaire et Hugues MARET et François CHAUSSIER comme adjoints. Au décès de MARET, en 1786, il fut promu deuxième professeur de chimie.

    A Dijon, ses qualités professionnelles lui attirèrent la faveur de la clientèle et sa renommée dépassa rapidement la Bourgogne ; il se fit remarquer à l’Académie de Chirurgie par plusieurs communications de sorte qu’il obtint, en la séance publique du 10 avril 1777, la Médaille d’Or de l’Académie.

    Il fut reçu Docteur en Médecine, à l’Université de Besançon, le 14 janvier 1780 et en 1784, il devint correspondant de la Société Royale de Médecine. Cette même année, il fut admis à l’Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Dijon dont il devint secrétaire général suite à la mise en retraite de Guyton de Morveau.

    En 1785, il publia, à la demande des Etats de Bourgogne, une instruction populaire portant sur ma morsure des animaux enragés : « Méthode de traiter les morsures des animaux enragés, et de la vipère ; suivie d’un précis sur la pustule maligne » (avec Joseph Enaux 1726-1798).

    En 1789, il publia une étude sur les muscles du corps humain, dans laquelle il proposait une classification plus rationnelle que celle jusqu’alors enseignée : « Exposition sommaire des muscles du corps humain suivant la classification et la nomenclature méthodiques adoptées au cours public d’anatomie de Dijon » ; cet ouvrage connut une réédition en 1797.

    Le 20 décembre 1789, il lut à l’Académie de Dijon un mémoire « Observations chirurgico-légales sur un point important de la jurisprudence criminelle » dans laquelle il démontrait le rôle que pouvait jouer le médecin pour éclairer la justice ; cet ouvrage fut remarqué et il ouvrit l’année suivante à Dijon, un cours de Médecine Légale.

    Le 3 nivôse an III (23 décembre 1794), il se marie avec Angélique LABOREY à Dijon (Section du Crébillon), ils ont également un fils Franck Bernard Simon (1804-1866).

    En 1794, Antoine-François Fourcroy fut chargé par la Convention nationale de réorganiser l’enseignement médical et chercha une personnalité susceptible de lui proposer les détails de cette organisation. Claude-Antoine Prieur-Duvernois, de la Côte-d’Or, qui dirigeait au Comité de salut public, l’Enseignement des Sciences et des Arts, lui indiqua François Chaussier qui entra ainsi au Comité de l’Instruction Publique : il rédigea un rapport et un projet de décret qu’il lut à la tribune de la Convention, le 7 frimaire de l’an III (27 novembre 1794) ; il y proposait la création d’une seule « Ecole centrale de Santé » à Paris ; les conventionnels, ouverts largement à la décentralisation, demandèrent la création d’autres écoles semblables à Montpellier et à Strasbourg et c’est sur ces bases, que le rapport fut adopté, le 14 frimaire (4 décembre).

    Chaussier retourna à Dijon, où il reprit ses cours et ses études ainsi que les missions qui lui avaient été confiées : il avait été nommé médecin des Hospices de Dijon en avril 1793 et Chirurgien des Prisons; il n’y resta pas longtemps, puisqu’il fut rappelé à Paris pour occuper la chaire d’anatomie et de physiologie de l’Ecole de Santé. Chaussier fut, selon l’expression de Joseph-Henri Réveillé-Parise, le professeur de physiologie le plus célèbre de l’Ecole de Paris: il défendit que le vitalisme était la base de toutes les études de physiologie.

    Un décret du 7 vendémiaire an III (28 septembre 1794) ayant créée officiellement l’École centrale des travaux publics, future École polytechnique, le Conseil d’administration proposa, moins d’un mois après l’ouverture, d’y installer une infirmerie et de nommer un « officier de santé » (désignation révolutionnaire pour les médecins) pour soigner les élèves malades et donner aussi des leçons sur «l’art de prévenir les maladies et de les soulager». L’état nominatif des agents de l’Ecole polytechnique de l’année suivante le porte comme adjoint de Claude Louis Berthollet « chargé en même temps du cours de Zootechnie et de Salubrité, et Médecin de l’Ecole » : en fait, il enseigna le cours de Berthollet pendant son absence en Italie en 1796-1797. Après la régularisation de l’enseignement de la chimie, Chaussier semble avoir abandonné l’enseignement de cette science et s’être restreint presque entièrement à ses fonctions de médecin.

    En 1799, parurent « Les tables synoptiques » qui furent un grand succès. Elles constituent un résumé de physiologie, de pathologie et de thérapeutiques des divers appareils anatomiques du corps humain.

    Le 9 mai 1804, il est nommé Médecin des Hospices de la Maternité et on lui confia la Présidence des jurys médicaux pour les examens d’Officier de Santé, Pharmacien et Sage-femme pour la circonscription de la Faculté de Médecine de Paris.

    Il fait partie de la commission, nommée par le ministre de l’Intérieur en octobre 1810 pour étudier les « remèdes secrets » ; il y côtoie André Marie Constant Duméril, Jean-Joseph Menuret, Nicolas Deyeux.

    En 1815, après la chute du Premier Empire, il fut remplacé dans ses fonctions de médecin de l’Ecole Polytechnique, mais il resta titulaire de sa chaire à la Faculté jusqu’au 21 novembre 1822, date à laquelle la Restauration modifia l’organisation de la Faculté : il fut nommé professeur honoraire et sa chaire lui fut retirée. Il en éprouva une grande amertume et le lendemain, il eut une attaque d’apoplexie qui le priva temporairement de la parole et de la marche. Il se rétablit néanmoins, mais demeura hémiplégique, ce qui ne l’empêcha pas de poursuivre son activité à la Maternité.

    Le 6 mai 1823, il fut admis à l’Académie des sciences.

    Entre 1824 et 1827, il sortit plusieurs ouvrages de médecine légale: « Manuel médico-légal des poisons, précédé de considérations sur l’empoisonnement »14, « Recueil de mémoires, consultations, et rapports sur divers objets de médecine légale »15, « Mémoire médico-légal sur la viabilité de l’enfant naissant, présenté à Mgr le garde des sceaux, ministre de la Justice »16

    François Chaussier est décédé en son domicile parisien, le 19 juin 1828 à 81 ans, d’une crise d’apoplexie.

    Il est inhumé au Cimetière du Père-Lachaise (18e division) le 21 juin : Nicolas-Philibert Adelon prononça un discours au nom de l’Académie, Marie-Alexandre Désormaux, qui représentait la Faculté, fit de même, Duméril, au nom de l’Académie Royale des Sciences lut une longue éloge funèbre.

    Don 2ème fils, Franck CHAUSSIER suivit la même voie que son père et soutint sa thèse de doctorat en 1827 à Montpellier.

    Il est un médecin français, professeur de la Faculté de médecine de Paris, membre de l’Académie royale de médecine et de l’Académie des sciences.

    Chaussier fut l’éditeur principal des articles consacrés à la Pharmacie par l’Encyclopédie méthodique13.

    Angélique Marguerite Le BOURSIER du COUDRAY

    Elle naît en 1712 à, Clermont-Ferrand dans une famille de médecins.

    Elle est d’abord pendant trois ans l’élève d’Anne BAIRSIN, maîtresse sage-femme.

    En 1739, le 26 septembre, elle reçoit son diplôme et peu après devient sage-femme jurée.

    Elle exerce comme maîtresse sage-femme au Châtelet à Paris pendant seize ans.

    En 1752, pour joindre la pratique à la théorie, elle publie un livre « Abrégé de l’Art des accouchements ».

    En 1754, elle retourne en Auvergne et commence à donner des cours gratuitement.

    En 1758, elle conçoit sa fameuse « machine » de démonstration (faite de bois, carton, tissus, coton) qui est approuvée le 1er décembre par l’Académie de chirurgie.

    Au cours de la formation qui durait deux mois les élèves étaient invitées à s’exercer sur le mannequin.

    • En 1759 (ou 1757 ou 1767), Louis XV lui octroie une pension et la munie d’un brevet royal qui l’autorise à donner des cours dans tout le royaume, elle s’engage dans un tour de France obstétrical qui va durer 25 ans et se poursuivra jusqu’en 1783, sous le règne de Louis XVI et forma plus de 5 000 femmes et chirurgiens.
    • En 1768, elle se fait aider par sa nièce Mlle Marguerite GUILLOMANCE.
    • En 1769, une 2ème édition de son livre parait qu’elle fera illustrer de 26 charmantes gravures en couleur.
    • En 1770, elle engage à Bordeaux un jeune chirurgien M. COUTANCEAU qui épouse sa nièce quelques temps après.
    • En 1789, elle demeure chez sa nièce.

    Elle meurt le 16 avril 1794 à 79 ans à Bordeaux dans le dénuement et la solitude, sa nièce et son mari étant absents. Il y a une rue Angélique du Coudray, à Thorigné-Fouillard et également une rue Madame-du-Coudray à Clermont-Ferrand, sa ville natale. La maternité de l’hôpital de Melun (77) porte aussi son nom.

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